Avis d’Appel d’Offre International pour la Réhabilitation des centrales de Banéah et de Grandes Chutes

Oct 15, 2017

Avis d’Appel d’Offre International 

CENTRALE HYDRAULIQUE

Réhabilitation des centrales de Banéah et de Grandes Chutes

Electricité de Guinée (EDG)                                                           

  • Le gouvernement de la République de Guinée représenté par le Ministère de l’Energie et de l’Hydraulique (MEH) a obtenu un prêt de la Banque Européenne d’Investissement (BEI) pour financer la mise en œuvre du Programme d’urgence d’approvisionnement en Electricité pour améliorer la desserte de la ville de Conakry et des Préfectures sur les réseaux interconnectés.
  • Le Ministère de l’Energie et de l’Hydraulique (MEH) représenté par l’Entreprise

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Avis d’Appel d’Offre International pour la Réhabilitation de la centrale de Garafiri

Oct 15, 2017

Avis d’Appel d’Offre International

CENTRALE HYDRAULIQUE

Réhabilitation de la centrale de Garafiri

Electricité de Guinée (EDG)

  • Le gouvernement de la République de Guinée représenté par le Ministère de l’Energie et de l’Hydraulique (MEH) a obtenu un prêt de la Banque Européenne d’Investissement (BEI) pour financer la mise en œuvre du Programme d’urgence d’approvisionnement en Electricité pour améliorer la desserte de la ville de Conakry et des Préfectures sur les réseaux interconnectés.
  • Le Ministère de l’Energie et de l’Hydraulique (MEH) représenté par l’Entreprise

l’Electricité de Guinée (EDG) lance un appel d’Offres International pour d’utiliser une partie de ce fonds pour effectuer des paiements au titre des marchés de réhabilitation de la centrale de Garafiri localisé en Guinée sur le fleuve Konkouré.

  • L’Electricité de Guinée (EDG) sollicite des offres de la part des entreprises qualifiées pour assurer les fournitures requises et exécuter selon les règles de l’art les travaux de réhabilitation de la centrale faisant l’objet du présent Avis d’Appel d’Offre. Il s’agit de :

En plus de la description complète donnée en Annexe G « Exigences du Maître de l’Ouvrage », il est mentionné sommairement ci-dessous que le présent Appel d’Offres a pour objet, sans y être limité, les travaux suivants :

  • La réhabilitation des équipements installés dans l’usine, dans le poste 110kV et dans le barrage (turbine, alternateur, auxiliaires électriques, auxiliaires mécaniques, équipements hydromécaniques, équipements du poste 110kV, contrôle-commande) ;
  • Les travaux de génie civil de la route d’accès, des locaux de chantier de la route d’accès, des locaux de chantier, des travaux de traitement des infiltrations de la prise d’eau, de la rénovation de la chaussée du pont de la prise d’eau ;
  • Les travaux de réfection du génie civil de l’usine et du poste haute tension 110kV ;
  • La formation du personnel d’exploitation du poste sur les nouveaux équipements. La formation du personnel d’exploitation de la centrale de Garafiri.
  • Pour être admises à concourir, toutes les entreprises devront pouvoir justifier des références et fournir les documents et attestations listés ci-après:

4.1 Capacité administrative et Commerciale

  • Liquidités et/ou facilités de crédit au moins égales à vingt-cinq millions Euros (25 000 000 EUR).
  • Au cours des cinq dernières années, un chiffre d’affaire annuel pour des travaux similaires au présent projet dépassant cent millions d’Euros (100 000 000 EUR).

4.2. Capacité technique

Etre une entreprise ou un groupement d’entreprises dans lequel les compétences suivantes sont présentes, et pour lesquelles l’entreprise ou le groupement peut présenter des références concernant des travaux de nature similaire :

  • bureau d’étude avec une expérience dans la conception, le dimensionnement (mécanique, électricité, contrôle-commande), la réhabilitation d’équipements et d’installations hydroélectriques de nature et étendue similaire à celles considérées pour ce marché ;
  • démontage, installation, remontage et réhabilitation d’équipement hydroélectrique de nature et étendue similaire à celles considérées pour ce marché, englobant aussi bien les aspects mécanique, électrique, que contrôle-commande et mise en service ;
  • expérience avérée d’intervention dans une centrale en exploitation ;

Références pour des projets similaires exécutés dans les dix (10) dernières années dans la réhabilitation :

  • au minimum cinq (5) références de travaux de construction d’équipements d’usines hydroélectriques dans les vingt (20) dernières années ;
  • au minimum deux (2) références de travaux de réhabilitation d’équipements d’usines hydroélectriques pour un montant minimal de 7 000 000 EUR chacune, certifiées par des lettres du client final avec identification et détails de contact du représentant du client final ;
  • références en Afrique

Chacune des références citées aura au minimum les renseignements de base suivants :

  • client, nom du projet et brève description, emplacement du projet, enveloppe financière, durée du projet, dates d’exécution, bailleurs de fonds.
  • une liste du personnel en nombre et en qualification (ingénieurs, conducteurs de travaux, contremaîtres, etc.) que le Pré-qualifié entend affecter au chantier si le marché lui est attribué, avec organigramme d’exécution de projet ;
  • identification du Représentant du Constructeur proposé comme responsable du projet, parlant couramment français et ayant au moins 10 ans d’expérience pour des travaux de nature et de volume similaires, y compris au moins 3 ans d’expérience en tant que chef de projet ;
  • identification du Directeur des travaux proposé, ayant au moins 10 ans d’expérience pour des travaux de nature et de volume similaires, y compris au moins 3 ans d’expérience en tant que chef de chantier ;
  • identification des Chefs monteurs proposés, ayant au moins 10 ans d’expérience pour des travaux de nature et de volume similaires, y compris au moins 3 ans d’expérience en tant que cadre de montage ;
  • La provenance souhaitée pour les équipements principaux de production hydroélectrique est l’Europe.
  • Le contrat sera clé en main, avec une responsabilité en conséquence du constructeur sur le délai de réalisation et l’engagement sur les prix forfaitaires pour une réhabilitation toutes sujétions comprises, dans les délais contractuels.
  • L’attention des Entreprises souhaitant se qualifier est attirée sur le fait que les offres devront être accompagnées au stade de la soumission ultérieure d’une garantie de soumission en Euros (EUR) d’un montant de Quatre Cent Cinquante Mille (450 000 Euro). La garantie de soumission sera une garantie bancaire. Cette garantie de soumission demeurera valide pendant un (1) mois au-delà de la date limite initiale de validité des offres, ou de toute nouvelle date limite de validité demandée par la Commission et acceptée par le Soumissionnaire. La période de validité initiale des offres sera de cent vingt (120) jours. Les plis seront ouverts, en présence des représentants qui souhaitent être présents à la séance de leur ouverture, à la date limite pour le dépôt des offres, à l’adresse qui sera stipulée ultérieurement.
  • Tout soumissionnaire admis à concourir, intéressé par le présent avis, pourra

obtenir un jeu complet du Document d’Appel d’Offres International (DAOI) moyennant le paiement d’un montant non remboursable de 250 € (Deux Cent Cinquante Euros) réparti comme suit : 30% à l’ARMP ouvert à la BCRG et les 70% restants au compte n° 41 – 11 – 071 intitulé Receveur Central du Trésor, contre une quittance pour chaque versement.

Le cahier de charge sera délivré au soumissionnaire disposant des deux (2) quittances délivrées par la BCRG et par le Trésor Public, à partir du 12/10/ 2017 à l’adresse ci-après :

Electricité de Guinée (EDG)

Immeuble EDG – Cité Chemin de fer – Coronthie – Commune de Kaloum BP : 1463

République de Guinée

Chef de Projet Energie Guinée (PEG)

Tél. : (00 224) 622 67 62 47

E-mail : peg.loncemagas62@gmail.com

  • Les soumissionnaires peuvent répondre individuellement ou en groupement et resteront engagés par leur(s) offre(s) pour un délai maximum de 120 jours à compter de la date prévue pour l’ouverture des plis.
  • Les offres établies en langue française seront présentées conformément aux instructions aux soumissionnaires et devront être déposées sous plis fermés à l’adresse ci-dessus au plus tard le 04/01/2018 à 10 h 00 précises (TU). La soumission des offres par voie électronique ne sera pas autorisée. Les offres remises en retard ne seront pas acceptées.
  • Les offres seront présentées en Hors Taxes (HT).
  • L’ouverture des plis en séance publique se fera en présence des responsables des soumissionnaires qui le souhaitent. Elle aura lieu le jour de dépôt des offres à 11 h 00 dans la salle de réunions de la Direction Nationale du Marché Public.
  • Des renseignements complémentaires pourront être obtenus aux contacts figurants à l’adresse ci-dessus.
  • L’Electricité De Guinée (EDG) se réserve le droit de ne donner aucune suite à tout ou partie du présent Appel d’Offres.

Guineematin.com vous propose de cliquer sur le lien ci-dessous pour voir la copie de cet avis d’appel d’offre :

Appel d’offre Garafiri

Conakry le 10 octobre 2017

Antoine BRANCO

Administrateur Général p/i

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Siguiri: Faute de carburant, les blessés de Maléah sont arrivés difficilement à l’hôpital préfectoral

Oct 15, 2017

Faute de carburant pour l’ambulance de l’hôpital préfectoral, le chef du Centre de Santé de Maléah, Sékou Keïta a eu toutes les peines du monde à faire évacuer à Siguiri, les 9 personnes blessées par la foudre, admis, dans un premier temps, au poste de Miada, a appris Guineematin.com d’une source officielle.

Lorsque le chef du poste de Santé de Miada, Ibrahima Kalil Kéïta a exprimé la nécessité de faire évacuer les 9 blessés qu’il venait de recevoir, le chef du Centre de Santé de Maléah, Sékou Keïta a immédiatement demandé en vain à l’hôpital préfectoral de Siguiri de mettre en route l’ambulance pour prendre ces cas graves. « J’ai conversé avec le directeur adjoint de l’hôpital, Dr Magassouba pendant près d’une heure. J’ai tout fait. Malgré tout, on m’a dit que l’ambulance est disponible, mais qu’il n’y a pas de carburant. J’ai même demandé à ce qu’ils passent par tous les moyens pour carburer l’ambulance afin de faire évacuer le plus rapidement possible les cas graves d’abord, ensuite on va régler cette histoire de carburant. Mais, en vain » a regretté le chef du Centre de Santé de Maléah.

Finalement, docteur Sékou Kéïta a fait recours à un particulier qui a prêté son véhicule pour déposer les 9 blessés à l’hôpital préfectoral de Siguiri. « J’étais obligé d’appeler le coordonnateur d’une ONG financée par la SAG, Dr Camara basé à Kankan. Dès que je lui ai expliqué, il a tout de suite donné son accord, parce que, disait-il, il s’agit d’un problème de catastrophe. Il a alors appelé ces agents à Siguiri pour mettre en route de Maléah le véhicule de son service qui était destiné uniquement au transport des femmes en travail. Cette ambulance privée est arrivée à Miada à 23 heures. C’est comme ça les cas plus ou moins graves ont été transportés à l’hôpital préfectoral de Siguiri » a-t-il précisé.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com  

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Maléah/Siguiri: Voici l’identité des victimes de la foudre qui a fait 4 morts et 30 blessés

Oct 15, 2017

Hier, samedi, 14 octobre 2017, à 17 heures 45 très précises, une foudre a fait 4 morts et 30 blessés dans le district de Sella, à 25 km de Maléah, commune rurale située à une cinquantaine de kilomètres du chef-lieu de la préfecture de Siguiri, a appris Guineematin.com d’une source médicale.

Le chef du centre de santé de Maléah, Sékou Keïta a indiqué au téléphone de Guineematin.com dans l’après-midi de ce dimanche, 15 octobre 2017 que les 30 blessés dont 9 femmes qui ont survécu à ce coup de foudre sont actuellement en traitement dans des structures de santé de la zone, conformément à cette clef de répartition : 21 au poste de santé de Sella et 9 autres ont été transportés à Miada, situé non loin du lieu du drame.

Le poste de santé de Miada, débordé par l’état critique des 9 blessés reçus, a référé ces patients à l’hôpital préfectoral de Siguiri où ils reçoivent actuellement des soins appropriés avec un pronostic vital plein d’espoir.

« Les quatre personnes décédées sur le champ ont pour nom : Saa Milimono, 20 ans, originaire de Guéckédou ; Apaulosse Tolno, 19 ans, venu de Gueckédou ; Edy Kenso, (22 ans) fils d’un artiste de Gueckédou du nom de Goudou et Sayon Mara, âgé de 20 ans, en provenance de la Sierra-Léone » a précisé le chef du centre de santé de Maléah.

Pour être plus complet, notons que la foudre est tombée à 4 km du chef-lieu du district de Sella, dans une zone aurifère appelée Diatéyah.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

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Konianakoro/Mandiana : 6 morts et trois (3) blessés dans l’éboulement d’une mine d’or

Oct 15, 2017

L’éboulement d’une mine d’or qui avait été pourtant fermée à toute exploitation artisanale a fait un bilan provisoire de 6 morts, 3 blessés et de nombreux mineurs encore coincés dans le puits à Konianakoro, une commune rurale située à 85 km du chef-lieu de la préfecture de Mandiana, a appris Guineematin.com d’un journaliste basé dans la préfecture.

Le correspondant local de l’Agence guinéenne de presse, Cheick Amala Keïta a indiqué ce dimanche matin au téléphone de Guineematin.com que les puits traditionnels effondrés étaient déjà abandonnés et totalement interdits aux creuseurs.

« Dans les mines d’or, les puits au bord desquels se trouvent des branches sèches d’arbres veut dire puits à haut risque et interdit à toute exploitation. Mais, contre toute attente, ces jeunes, sous l’effet des stupéfiants, sont venus descendre dans ces puits sans attirer la moindre attention des surveillants des mines. C’est hier, samedi, 14 octobre 2017, vers 17 heures que les gens ont entendu un grand bruit d’éboulement et des cris des blessés. Il a fallu des longues heures de recherches pour qu’on retrouve les 6 corps des victimes enfuis à des dizaines de mètres dans les galléries», a expliqué notre confrère citant le sous-préfet de la localité, Idrissa Sangaré.

Trois autres personnes blessées ont été extraits des décombres et des secours s’activent sur le terrain pour retrouver d’éventuels survivants.

Ce drame n’a pas laissé les autorités locales tranquilles. Car, le sous-préfet, Idrissa Sangaré et le maire de la commune rurale, Famoro Keïta  se sont rendus sur le terrain pour présenter leurs condoléances d’usage aux familles éplorées.

Il est à noter qu’aucune des victimes identifiées n’est âgée de plus de 30 ans.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com  

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Kindia : une trentaine d’équipe de football en compétition pour un trophée du nom Alpha Condé

Oct 15, 2017

 Le tournoi de football inter quartier  doté du trophée professeur Alpha Condé a démarré hier samedi, 14 octobre 2017 au stade Fodé Fissa de Kindia. Il est initié par le service socio culturel  et sportif de la commune urbaine  en collaboration avec le sous district communal de football et  les chefs animateurs des 33 quartiers de le commune urbaine, rapporte notre correspondant local basé dans la région.

Cette compétition qui a démarré hier samedi a mobilisé plusieurs hauts cadres du pays qui ont rallié la ville des agrumes pour assister au coup d’envoi. C’est le cas du ministre de l’énergie et de l’hydraulique, Cheick  Taliby Sylla, le ministre de l’éducation nationale et de l’alphabétisation, Ibrahima Kalil Konaté, des députés mais aussi des responsables politiques et administratives de Kindia.

Dans son discours de circonstance, le président de la commission d’organisation, Salifou Soumah a fait savoir que c’est une façon pour nous la jeunesse de Kindia de « magnifier l’œuvre du président  de la république. C’est pourquoi, nous avons organisé ce tournoi qui est en sa deuxième édition qui porte le nom du  Alpha Condé », a-t-il expliqué.

Prenant la parole, le ministre de l’énergie et de l’hydraulique, invité d’honneur  de la cérémonie s’est réjouit de la mobilisation. « Cette forte mobilisation de la population autour d’une coupe  montre à suffisance qu’à Kindia tout le monde est avec les idéaux  du président de la république, surtout pour lui soutenir dans toute les activités qu’il est entrain de mener pour le développement de notre pays » à dit Cheick Taliby Sylla.

De son coté, Ibrahima Kalil Konaté, ministre de l’éducation nationale et de l’alphabétisation a qualifié le football d’un facteur réconciliateur.  « Il (le football : dlr) ne connait ni soussou, ni peulh, ni malinké et ni forestiers. C’est tout le monde qui se retrouve dedans. Donc, cette activité doit être le dénominateur commun », a-t-il dit.

En fin, Ibrahima Kalil Konaté a précisé que le sport et l’école guinéenne sont les deux activités où les guinéens peuvent  se réjouir aujourd’hui parce qu’on ne parle pas de parti  politique.

A noter que cette compétition permettra de détecter le talent des jeunes footballeurs à Kindia qui viendront renforcer l’équipe de Gangan FC. Il prendra fin le 4 novembre 2017  au  même stade Fodé Fissa de Kindia

De Kindia Mamadouba Sylla pour Guinéematin.com

Tel : 623 78 43 73

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Immigration clandestine: Entre illusions et déceptions, les rêves brisés de jeunes guinéens

Oct 15, 2017

L’accélération de l’immigration clandestine est une des conséquences de l’échec des politiques publiques appuyées par l’Union européenne en Afrique. En Guinée, comme sur le continent noir, ce sont des milliers de jeunes qui caressent le secret espoir de regagner l’Eldorado européen, dans un contexte de souffrances et d’humiliations de toutes sortes.

Lorsqu’en Mai 2017, Ousmane Diallo, 24 ans, un diplômé en économie internationale, tente sa chance pour rejoindre clandestinement l’Espagne, il a la tête pleine de rêves. Avant son départ de Conakry, son passeur guinéen lui soutire l’équivalent de 4000 euros et lui promet un voyage facile. Le plan est de joindre l’Europe, via le Maroc pour tenter de s’introduire dans une des enclaves espagnoles de Ceuta ou de Melilla. Confiant, le candidat à l’immigration clandestine, s’est rendu chez le propre père du marchand d’illusions, dans le quartier de Madina, à Conakry, pour payer le montant équivalent à peu près de 2 ans de salaire d’un fonctionnaire guinéen, classé dans la hiérarchie A, la plus haute de l’administration publique.

Dans la maison familiale, quelques appartements en location permettent d’assurer les charges quotidiennes. Par rapport à l’écrasante majorité des candidats au départ, Ousmane, même orphelin de mère, peut être considéré comme un privilégié.

« Mes amis sont partis et ils m’appelaient ici, ils disent qu’ils sont rentrés en Espagne. J’ai obtenu un diplôme de l’Université UNIC mais je n’ai jamais pu décrocher un travail, faute de soutien. Tout cela m’a poussé à  choisir la voie de l’immigration », a-t-il déclaré, quelque peu dépité, à Guineematin.

Dans le royaume chérifien, le voyage du jeune homme se transforme en véritable cauchemar. Floué par son passeur, qui le laisse languir pendant 1 mois, Ousmane, de guerre lasse, lui suggère de choisir la voie maritime, contrairement à l’accord initial qui prévoyait une entrée par l’une des enclaves espagnoles coincées en territoire marocain. Cette situation lui impose d’autres dépenses imprévues. Ousmane se retrouve pris au piège. Bastonné et blessé à la tête par la police marocaine lors de l’une de ses rares tentatives de franchir par mer la frontière espagnole, vers Nador, il tombe malade. Un de ses compagnons de galère se retrouve avec une jambe cassée. Recueilli par une ONG locale, Ousmane se résout finalement à retourner dans son pays, les illusions parties en fumée. Aujourd’hui, il souhaite ouvrir une affaire dans le secteur du transport en Guinée.

Abdoulaye Diallo, 22 ans, un ouvrier tapissier, originaire de Dalaba, a lui tenté l’aventure européenne via l’Algérie. En novembre 2015, il prend la route pour le Mali, passe par le Burkina Faso, le Niger et regagne Tamanrasset (Algérie).

« J’ai voulu voyager en Europe pour améliorer mes conditions de vie qui étaient difficiles ici. Tout ce que j’ai récolté, c’est beaucoup de souffrance sur la route. J’ai connu la prison au Burkina Faso, j’ai été terrassé par le paludisme. C’était pitoyable », explique-t-il.

Face aux difficultés insurmontables, Abdoulaye s’est également résolu à retourner en Guinée, où il a ouvert un atelier de tapisserie. Pour cet ancien enfant de la rue, qui a connu privation et précarité, cette expérience a changé sa vision du monde et refroidit son ambition de voyager en Europe.

A l’instar de la plupart des pays d’Afrique de l’Ouest, la Guinée gonfle le lot des immigrés clandestins, cherchant à fuir la précarité, l’éducation au rabais, le manque d’opportunités d’emploi, la faiblesse de la gouvernance et le manque de perspectives.

Au risque de leur vie, des candidats à l’immigration, souvent très jeunes, bravent les dangers de la mer ou du désert d’Afrique du nord pour réaliser leur rêve. Beaucoup, comme Ousmane et Abdoulaye, reviendront déçus, la plupart sans jamais mettre un pied sur le sol européen.

Selon Aminata Camara, directrice nationale des Guinéens de l’étranger, rien qu’en 2017, au moins 833 guinéens ont été rapatriés de Libye, avec le concours de l’Organisation internationale des migrations (OIM).

Un document interne à l’Union européenne (UE) indique que la Guinée est un « important pays d’origine de migration ».

L’une des principales cause de départ des jeunes  est qu’ils vivent mal leur situation dans un pays qui a beaucoup de progrès à réaliser dans des domaines comme la consolidation de l’Etat de droit, la gouvernance démocratique, l’amélioration des services fournis par l’administration, la gestion des secteurs comme la santé, l’éducation, etc.

« L’absence des services sociaux de base  et de manière plus globale la mauvaise gouvernance expliquent en grande partie l’immigration clandestine. Ces facteurs impactant négativement la qualité de l’emploi, il est illusoire de penser qu’on peut retenir les jeunes dans un pays  qui ne leur offre rien ou très peu de choses », affirme Dr Nasser Keïta, économiste.

Sur près de 12 millions d’habitants, les jeunes représentent environ 72% de la population guinéenne.

Dans ses chiffres diffusés sur son site internet, datant de 2012, l’institut national de la statistique (INS) de Guinée indique un taux de chômage de 3,8%. Ces chiffres, visiblement en contradiction avec la réalité, sont contestés par certains économistes.

« Ces chiffres ne sont pas crédibles car le taux de chômage est beaucoup plus élevé que cela. En plus, il faut comprendre que les chiffres actuels ne tiennent en compte que du chômage urbain. Si dans nos statistiques, on tenait compte du chômage rural, la situation serait encore plus dramatique», ajoute Dr Keïta.

Sur les cinq priorités de l’UE en Guinée, figure la « lutte contre les causes profondes de migrations ».

« La migration est devenue un sujet d’actualité lorsque le nombre de guinéens entrés de façon irrégulière en UE a été multiplié par 7 entre 2014 et 2016 où 16000 migrants irréguliers ont été relevés », indique le document du bureau de l’UE à Conakry.

La situation pourrait même s’aggraver dans les prochaines années si on ne note pas une amélioration sensible de la gouvernance dans le pays. C’est un des points d’intervention de l’UE ; Bruxelles aide le gouvernement dans plusieurs domaines sans pour le moment parvenir à endiguer le phénomène de l’immigration clandestine, l’une des causes de la poussée de l’extrême droite sur le vieux continent.

En 2015, le programme d’appui aux élections (PIED) doté de 14 millions d’euros, a permis à l’UE de contribuer au processus démocratique, incluant l’élection présidentielle. Outre cette contribution, l’UE a débloqué 20 millions d’euros pour améliorer les performances de la justice guinéenne, un des maillons faibles dans ce pays d’Afrique de l’Ouest. Au total, l’action de l’UE sur la période 2014-2016, a porté sur environ 127 millions d’euros dans le but de renforcer l’Etat de droit et la gouvernance en Guinée.

Selon le document du bureau de l’UE à Conakry, l’institution européenne compte s’impliquer dans la réduction de la pauvreté endémique en Guinée. « La Guinée est caractérisée par un très faible niveau de développement humain et une pauvreté persistante. (…) La capacité à assurer sa subsistance grâce à son travail est un des fondements de la dignité humaine. L’absence d’opportunité d’emploi, en plus d’avoir un impact sur la prospérité du pays, est une atteinte à la dignité de l’homme », affirme l’UE dans son document.

Les gouvernements africains semblent convaincus que l’arrêt des migrations passe par l’orientation d’investissements massifs en direction du continent. Lors d’un sommet organisé cette année entre pays africains et l’Allemagne, le président en exercice de l’Union africaine, Alpha Condé, a défendu l’idée d’un Plan Marshall pour l’Afrique, sur le modèle de ce que les Etats Unis avaient réussi pour l’Europe d’après-guerre. Il semble que le volontarisme affiché par Condé s’est heurté aux doutes et au pragmatisme des grandes puissances, apparemment peu convaincues par l’idée et par la capacité des Africains à bien gérer ce type d’initiative.

Toutefois, des programmes visant à faciliter le retour d’anciens immigrés clandestins ont été mis en œuvre par certains pays européens comme l’Espagne ou l’Italie dans des pays comme le Sénégal ou le Mali. Ils consistent essentiellement à permettre à ceux qui acceptent le retour volontaire de trouver une activité génératrice de revenus. Pour le moment, la Guinée n’a pas encore bénéficié de ce type de programme.

« L’absence de dignité humaine empêche les personnes d’appréhender leur situation avec lucidité. La plupart de ces jeunes gens, candidats à l’immigration clandestines n’auraient jamais tenté l’aventure si le minimum leur était garanti chez eux », affirme un responsable de la police qui a requis l’anonymat.

« Quand nous sommes au courant de certaines situations, nous tentons de dissuader les jeunes de se lancer dans ce genre d’aventure où ils risquent leur vie, sans aucune garantie d’atteindre leurs objectifs », ajoute-t-il.

Guinéematin.com a tenté plusieurs fois de joindre un responsable de l’OIM à Conakry, pour un commentaire, en vain.

En attendant, Ousmane et Abdoulaye, semblent être redescendus sur terre. Encore éprouvés par leurs déboires, ils affirment avoir renoncé à leur rêve européen. Pour combien de temps encore ?

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tel. : (00224) 621 09 08 18

 

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Santé : madame Hawa Diakité élue présidente de l’ordre national des pharmaciens

Oct 15, 2017

L’ordre des pharmaciens de Guinée, avec l’appui financier et matériel du Ministère de la Santé, a renouvelé son bureau dans la soirée d’hier samedi 15 octobre 2017, à l’issu d’une élection organisée dans la salle du 28 septembre du Palais du peuple. Madame Hawa Diakité a été élue avec plus de 300 voix sur les 380 votants, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui a suivi le vote.

Après la proclamation de ces résultats, la nouvelle élue, madame Hawa Diakité, a dit remercié tous ceux qui ont porté leur choix sur sa personne. « Cette élection n’aurai su devenir une réalité sans la pugnacité et la détermination d’hommes et de femmes soucieux du devenir de notre profession. Je veux nommer d’abord le ministre de la Santé qui n’a épargné aucun effort pour que cette élection devienne une réalité. Nos remerciements vont aussi en l’endroit de la commission ayant eu en charge l’organisation de cette élection et de tous les pharmaciens qui se sont battus pour la réussite de ce scrutin. Cette élection s’inscrit dans le cadre de la mise en place d’hommes et de femmes porteurs d’idées novatrices, animées d’un profond sens de l’éthique et respectueux du code de déontologie. Cette équipe que j’aurai l’honneur de diriger durant cette mandature, promet d’impulser à la profession une dynamique allant dans l’intérêt de nos pharmaciens et de nos populations », a-t-elle dit, promettant de servir la profession selon les règles de l’art.

De son côté, le Ministre de la Santé, le Dr Abdourahamane Diallo, a dit que cette élection constitue un grand jour pour le secteur de la Santé en Guinée. Selon lui, il était plus qu’ « impérieux de renouveler l’ordre national des pharmaciens. Vous avez le ministère de la Santé qui a la responsabilité de définir donc la politique nationale de santé, l’aspect règlementaire. Mais, le ministère de la Santé ne peut pas tout faire. Vous savez donc qu’il y a ce qu’on appelle des organes consultatifs, des organes qui sont responsables de tout ce qui est du respect de la déontologie, de la morale et de l’éthique dans la pratique de ces fonctions. Aujourd’hui, nous avons mis cet organe en place. Il permettra de moraliser le secteur pharmaceutique en république de Guinée. C’est un organe qui est indispensable pour le ministère de la Santé. Vous avez vu les différentes responsabilités de cet organe : responsabilités qui partent de la qualification des personnes à pratiquer la fonction pharmaceutique jusqu’au respect de l’éthique et la déontologie »,a-t-il expliqué.

Selon le ministre, les attentes sont énormes car il s’agit de mettre le secteur pharmaceutique sur les rails. « Je pense que tout guinéen est conscient des problèmes que nous avons eu jusqu’à maintenant. Regardez les officines, les pharmacies se piétinent les unes aux autres. Nous avons fait la cartographie des officines sur Conakry. Vous avez des quartiers qui ont neuf (09) pharmacies, il y a d’autres quartiers qui n’en ont aucune. C’est dire que la règle d’une pharmacie pour 10 mille habitants n’a jamais été considérée. Le président de la République attend du Ministère de la Santé que l’ensemble de ces problèmes soient résolus aujourd’hui. Et, avoir un conseil national de l’ordre des pharmaciens est indispensable pour faire face à ces problèmes », a-t-il conclu.

Selon nos informations, le bureau du conseil national de l’ordre des pharmaciens vie à côté du Ministère de la Santé. Il a la charge de donner son avis pour la politique pharmaceutique, voir aider le Département à suivre la déontologie au sein de la corporation, c’est-à-dire défendre l’honneur de la profession

A rappeler que le mandat du bureau sortant de l’ordre national des pharmaciens est échu depuis 2006. Depuis cette date, aucune élection n’avait été organisée.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tel. : (00224) 621 09 08 18

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Boké : Les récentes manifestations laissent une profonde division au sein de la jeunesse

Oct 15, 2017

Depuis les récentes émeutes anti-délestage des populations de Boké au mois de septembre dernier, qui ont entrainé des pertes en vies humaines et d’importants dégâts matériels, les jeunes de cette zone minière vivent dans une cacophonie totale. Pas de leadership capable de réunir tous les jeunes autour d’un seul idéal. C’est en tout cas le constat fait par le correspondant local de Guineematin.com et plusieurs autres observateurs de la société civile préfectorale.

Dans la matinée d’hier samedi ,14 octobre 2017, Ibrahima Yoya Soumah, un des responsables de la société civile préfectorale, a reçu le correspondant de Guineematin.com dans l’enceinte de la maison des jeunes de Boké. Dans notre entretien, il a dépeint la situation sociopolitique actuelle avant de proposer aux parties prenantes, une table ronde pour une sortie de crise.

A l’entame, Monsieur Ibrahima Yoya Soumah a déploré l’ignorance des jeunes des rôles que doit jouer chacune des structures mises en place. C’est le cas du comité préfectoral de développement (CPD), la délégation communale de la jeunesse, le bureau de la jeunesse et la commission de suivi et réflexion de la plateforme revendicative. Pour lui, bon nombre de ceux qui s’agitent ne savent même pas faire la distinction entre jeune et jeunesse. << Les jeunes de Boké sont divisés de telle sorte qu’ils n’ont pas les mêmes points de revendications. Il y a un groupe qui demande de l’emploi, un deuxième groupe qui demande le départ de la commission de suivi et réflexion ou la délégation communale de la jeunesse. Un troisième groupe cherche des postes et un quatrième qui demande le remplacement des membres du comité préfectoral de développement. Donc, il y a pratiquement quatre (4) groupes qui, entre eux, personne n’écoute l’autre >>, a déploré monsieur Soumah.

Ainsi, l’activiste de la société civile donne des enseignements aux jeunes sur le fonctionnement et le rôle des différentes structures locales prévues dans le code des collectivités. << Les jeunes doivent savoir distinguer les quatre (4) structures et laisser chacune jouer son rôle. Les articles 41 à 44 du code des collectivités ont clairement définit l’autonomie de l’administration locale. La délégation communale de la jeunesse, est une structure composée d’un certain nombre de jeunes choisis par la commune compte tenu de leur disponibilité, leur probité morale et même de leur humilité, pour servir d’intermédiaire entre la commune et la jeunesse. Tandis que le bureau communal de la jeunesse est une structure relevant de la direction préfectorale de la jeunesse, choisit par les structures à la base et est représentée dans tous les quartiers. Le CPD quand à lui, est un organe consultatif et constitutionnel, composé des membres issus de tous les services déconcentrés, décentralisés et même les ressortissants. Il a pour rôle de défendre le développement local, suivre la répartition des taxes données par les entreprises. Or, la commission de suivi et réflexion est constituée suite à une manifestation. Elle a pour mission de suivre l’exécution des 35 points de revendications, de veiller à ce que le gouvernement et les sociétés minières respectent leurs engagements respectifs », a-t-il expliqué. Selon lui, la commission doit rendre compte à la population de l’évolution des différents points de revendications. « C’est cette restitution qui a manqué selon les observations >>, a dit Ibrahima Yoya Soumah.

Pour finir avec la cacophonie qui règne entre les protagonistes, Ibrahima Yoya Soumah sollicite, en tant qu’acteur de la société civile, « une rencontre qui va réunir tous les jeunes de Boké, les sages, les autorités et la société civile, autour d’une même table pour discuter de tous les problèmes de la localité », a-t-il souhaité, espérant que qu’à l’issue de cette table ronde, la création d’un « comité ad-hoc tiré de part et d’autres des différentes structures >>,.

De Boké, Mamadou Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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