Fête du travail : Mamady Youla invite les syndicalistes à plus de responsabilité

1 mai 2018 à 22 10 10 05105

Le Premier-ministre guinéen a présidé ce mardi, 1er mai 2018, la cérémonie commémorative du 132ème anniversaire de la fête internationale du travail. L’événement qui a eu lieu au Palais du peuple de Conakry, a mobilisé plusieurs autorités du pays, des leaders syndicaux et de nombreux travailleurs de la capitale. Mamady Youla a mis l’occasion à profit pour notamment appeler les syndicalistes à plus de responsabilité dans leur combat, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La fête internationale du travail intervient cette année à un moment où le gouvernement fait face à une forte pression de certaines organisations syndicales, qui réclament l’amélioration des conditions de vie et de travail de leurs membres. C’est notamment le SLECG (syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée), qui a obtenu récemment la satisfaction d’une partie de ses revendications et qui demande l’ouverture de nouvelles négociations sur le revendication relative aux millions de salaire réclamés par l’organisation syndicale. Une attitude que n’apprécie pas du tout le gouvernement qui la juge défavorable à l’économie du pays. Et le Premier-ministre Mamady Youla a réitéré cette position des autorités à l’occasion de la célébration de la fête internationale du travail ce mardi, 1er mai 2018.

« Notre pays a, malheureusement, été perturbé par les mouvements syndicaux parfois incontrôlés au cours de l’année écoulée… Encore une fois, il a fallu remettre en cause des avancées majeures que le pays avait obtenues pour trouver des compromis. Et c’est le moment de le dire, on procède ainsi à des équilibres fragiles obtenus au prix de graves sacrifices. Mesdames et messieurs, voici tout le paradoxe de notre environnement social qui met face à face des responsables sociaux qui, selon les circonstances et les acteurs en présence, font prévaloir soit la raison, soit d’autres préoccupations qui ne concourent pas toujours à ramener la quiétude, mais surtout à répondre aux aspirations légitimes des travailleurs.

Je lance donc un appel solennel pour que la voix de la responsabilité l’emporte à l’avenir pour que l’ensemble des travailleurs de notre pays n’ait plus à souffrir des problèmes internes à une organisation, qu’elle soit syndicale ou patronale », a invité le chef du gouvernement guinéen.

Par ailleurs, Mamady Youla a dit que le combat que tout guinéen doit mener aujourd’hui, est celui du développement du pays, un combat pour l’amélioration des conditions de travail des guinéens : « Nous devons veiller à ne pas tuer le travail en cherchant à améliorer les conditions de travail. Nous  sommes tous guinéens et guinéennes, que ça soit le gouvernement, votre gouvernement, que ça soit tous les représentants de cette nation, nous sommes tous concernés par la cause du travail et des travailleurs, et nous devons nous engager à œuvrer dans cette direction », a-t-il ajouté.

A rappeler que cette cérémonie a été marquée par le défilé des représentants des fédérations syndicales de tous les secteurs socioprofessionnels de notre pays.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tel. : (00224) 621 09 08 18

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Fête du 1er mai : Amadou Diallo de la CNTG parle des acquis et défis du mouvement syndical guinéen

1 mai 2018 à 19 07 10 05105

A l’instar des autres pays du monde, la Guinée a célébré ce mardi, 1er mai 2018, le 132ème anniversaire de la fête internationale du travail. Le thème de cette année est «le dialogue social au service du travail décent ». L’occasion pour Amadou Diallo, le secrétaire général de la CNTG, de parler des acquis mais aussi des défis du mouvement syndical guinéen, particulièrement de l’inter-centrale CNTG/USTG, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Il y avait du monde et de l’ambiance ce mardi, 1er mai 2018 au Palais du peuple de Conakry. Les travailleurs guinéens et les dirigeants de plusieurs organisations syndicales ainsi que les autorités du pays, se sont fortement mobilisés pour célébrer la journée internationale du travail. A cette occasion, Amadou Diallo, secrétaire général de la CNTG, est revenu sur les acquis de l’inter-centrale CNTG/USTG au cours des dernières années.

 « Dans le cadre de notre combat pour l’épanouissement des travailleurs, l’inter-centrale a obtenu des acquis importants au nombre desquels on peut citer : la révision de la grille salariale qui a abouti au changement de la valeur du point d’indice, valeur monétaire qui est passé de 698 à 977 pour tous les fonctionnaires en général, et de 651 à 1030 pour l’éducation et la santé en particulier ; l’augmentation des salaires de 80% pour tous les fonctionnaires de 2016 à 2018 ; l’obtention de deux mois de salaire comme indemnité pour tous les fonctionnaires qui doivent faire valoir le droit à la retraite ; la reprise des activités de l’usine foret forte à N’Zérékoré après une tentative de fermeture ; la prise en charge effective en novembre 2007, de 5567 jeunes engagés à la fonction publique début 2012 », a-t-il entre autres cité.

Toutefois, Amadou Diallo indique que malgré ces acquis, d’importants défis se posent encore au mouvement syndical guinéen. Il s’agit selon lui, des « licenciements abusifs, le harcèlement de tout genre, la stigmatisation, l’opposition à toute immatriculation des travailleurs dans certaines entreprises privées. Outre ces violations qui gangrènent notre pays, il faut aussi rappeler l’insécurité grandissante qui perturbe la vie de nos populations et qui décourage les investisseurs tant nationaux qu’étrangers, les tracasseries des forces de l’ordre, les barrages non conventionnels, les braquages dans les villes comme en rase campagne, la non application correcte des décisions de justice », a dénoncé Amadou Diallo.

Et pour face à cette situation, le secrétaire général de la CNTG souligne que l’inter-centrale compte passer par le dialogue social, qui est, selon lui, la seule solution pouvant permettre aux travailleurs de mener à bien leurs activités, de manière décente. « L’inter-centrale CNTG/USTG a placé au cœur de notre fête la question du dialogue social comme acteur et vecteur d’un emploi décent. A cet égard, l’inter-centrale voudrait dorénavant que les structures mises en place pour réguler, voir anticiper les crises soient effectivement fonctionnelles à tous les niveaux. C’est le cas par exemple du Conseil national du dialogue social qui n’est toujours pas opérationnel depuis sa création en 2015 », a dit Amadou Diallo.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tel. : (00224) 621 09 08 18

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Kindia : la fête internationale du travail célébrée dans la morosité

1 mai 2018 à 19 07 01 05015

La fête internationale du travail a été célébrée dans la salle de conférence du Centre de Formation Professionnelle de Kindia, ce mardi 1er mai 2018. La cérémonie a connu une faible participation des travailleurs avec l’absence notable du bureau préfectoral du SLECG (Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée), rapporte Guineematin.com à travers un de ses correspondants dans la région

Le 1er mai a été célébré à l’absence de la plupart des chefs des services préfectoraux. Elhadj N’Fansoumane Touré préfet de Kindia, a mis un accent  particulier sur l’importance de cette fête. Selon lui, cette journée permet de faire la revue des acquis dans le cadre de l’amélioration des conditions de travail des guinéens. « C’est un combat du président de la République d’améliorer les conditions de vie des travailleurs dans notre pays. Donc, si cette journée arrive, il faut que les travailleurs se retrouvent pour discuter autour des questions liés aux travailleurs. Et c’est pourquoi nous sommes avec eux aujourd’hui pour célébrer la journée internationale du travail », a dit le préfet

Par ailleurs, monsieur Touré a déploré « la faible mobilisation des travailleurs de Kindia à cette fête. La mobilisation qui a été souhaitée n’a pas été comme ça. Nous autorités, nous avons eu des sentiments plus ou moyen négatifs par rapport à la mobilisation des travailleurs. Mais dans le futur, nous allons tirer les leçons pour voir comment redynamiser le processus qui va être mis sur pied pour informer tout le monde. Nous allons voir avec les syndicalistes pour les années à venir afin que la mobilisation soit plus que cette année sur le plan de l’organisation ».

A en croire Hadja Mariame Bah, membre du bureau exécutif national de l’USTG, cette journée est une « journée de libération des droits des  travailleurs. Il se passe beaucoup de choses sur le monde des travailleurs en Guinée. Le thème, c’était par rapport au renforcement des capacités des travailleurs, la journée de sensibilisation au niveau des entreprises et au niveau même des autorités. Donc, c’est comme ça à chaque année nous nous retrouvons pour travailler et discuter des problèmes qui nous concernent ».

Parlant de la santé des travailleurs, Hadja Mariame Bah affirme que les travailleurs sont abandonnés par l‘Etat. « Au fur et à mesure qu’un travailleur avance en âge, il devient petit à petit inactif dans son travail. Et si  le peu que tu gagnes ne suffit ni toi, ni ta famille, c’est gave.  C’est pourquoi le syndicat s’est battu au près du gouvernement pour qu’on puisse décrocher une prise en charge sanitaire des travailleurs. Donc, c’est un acquis déjà  et nous souhaitons que le gouvernement respecte son engagement par rapport à ça », a-t-elle lancé.

On notait l’absence  du bureau préfectoral du SLECG version Aboubacar Soumah.

De Kindia, Mamadouba Sylla pour Guineematin.com

Te : 623 78 43 73

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Fête du 1er mai 2018 : empêché de saluer le PM, Aboubacar Soumah livre ses sentiments

1 mai 2018 à 18 06 49 05495

 A l’instar des autres pays du monde, la Guinée a célébré ce mardi, 1er mai 2018, le 132eme anniversaire de la fête internationale du travail. Célébrée au Palais du peuple de Conakry, cette fête avait pour thème le « dialogue social au service du travail décent ». Aboubacar Soumah, secrétaire général du SLECG (Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée) qui s’est présenté avec son groupe lors de la séance du défilé, a été empêché de saluer le Premier ministre, a constaté sur place Guineematin.cim, à travers un de ses reporters.

Après les discours officiels monsieur Soumah, qui n’a pas reçu une invitation officielle de l’USTG,   a confié ses sentiments à la presse.

« Moi en tant que secrétaire général du bureau exécutif national du SLECG, une organisation qui est affilié à l’USTG, qui est partie prenante de cette organisation de la fête internationale du travail, je ne dois pas rester en marge de cette fête des travailleurs. Donc, c’est ce qui a fait qu’il a été décidé au sein du bureau exécutif du SLECG de venir participer à cette fête, même si on n’a pas été invité. Etant donné que l’USTG est organisatrice de l’évènement, je me suis donné le devoir de venir et de défiler. Maintenant, si on nous empêche de serrer la main aux autorités, peu importe. L’essentiel pour nous est que nous avons participé à cette fête et que nous avons partagé la joie avec l’ensemble des travailleurs au niveau du Palais du peuple ».

  Interrogé sur les discours tenus par les officiels, Aboubacar Soumah dira ceci : « j’ai suivi avec beaucoup d’attention les discours. Au niveau du discours des centrales syndicales, ils demandent l’amélioration des conditions de vie des travailleurs et le respect des différents protocoles signés. Par rapport au gouvernement qui dit avoir créé toutes les conditions de vie, et avoir créé beaucoup d’usines pour permettre aux travailleurs d’avoir de l’emploi, mais nous ce que nous pouvons dire, c’est qu’il y a trop de chômage en Guinée. Les sortants des universités, des écoles professionnelles, la formation à tous les niveaux, nous constatons qu’il y a beaucoup de chômeurs en Guinée, il n y a pas d’emplois, il n y a pas de création d’emplois. Donc, de notre part, nous demandons au Gouvernement de bien gérer les biens de ce pays-là et de bien repartir les biens de ce pays parce que la richesse nationale appartient à tous les citoyens de la République de Guinée. On parle de paix, mais quand il n y a pas de justice sociale, il ne peut pas y avoir de paix. Ce qui est richesse, il faut que cette richesse soit partagée de façon équitable, pour tous les citoyens de la République de Guinée ».

Propos recueillis par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tel. : (00224) 621 09 08 18

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Kankan : un incendie consume neuf (9) cases et une voiture au quartier Kankan-koura

1 mai 2018 à 18 06 46 05465

Un incendie s’est produit hier lundi 30 Avril 2018 au quartier Kankan-koura, dans la commune urbaine de Kankan. Il n’y a pas eu de perte en vie humaine, mais d’énormes dégâts matériels sont à déplorer, rapporte Guineematin.com, à traves son correspondant dans la région.

Une voiture de marque Citroën, immatriculée RC-6470-AC et neuf (9) cases ainsi que leurs contenus, ont été réduits en cendre. Un court-circuit serait à l’origine du drame qui s’est produit aux environs de 18 heures.

Cet incendie, qui a affecté deux familles différentes, s’est déclaré en premier lieu, chez Karamo Kabinet deuxième imam du quartier Kankan-koura. Ses trois cases et leurs contenus ont été complètement consumés par le feu, attisé par un vent violent qui soufflait sur la ville de Kankan. Interrogé, l’imam a dit : « je suis venu hier en provenance de l’hôpital et j’ai trouvé les gens en train d’éteindre le feu. Quand j’ai demandé, on m’a dit que c’est l’EDG qui serait à l’origine de cet incendie. Selon les explications, c’est dans la case de l’étudiant qu’est parti le court-circuit. Mes trois cases et leur contenu sont partis en fumé », a-t-il dit.

 La deuxième victime se nomme Laye Balla Konaté, chef du quartier Kankan-koura. Chez lui, ce sont six (6) cases et une voiture qui ont dévorées par les flammes. « Mes femmes étaient couchées là, quand elles ont vu la case d’un jeune qui se trouve juste derrière en feu. Elles ont crié au feu. En ce temps, le feu avait pris notre case. Elles n’ont pas pu faire sortir les objets,  la fumée était énorme, personne n’a pu entrer », a expliqué le chef de quartier.

Enfin, il faut signaler qu’à défaut de la disponibilité des sapeurs-pompiers, c’est grâce à la solidarité du voisinage que les dégâts de cet incendie ont été circoncis.

De, Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tel : 620 95 40 47

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Tracasseries policières, mototaxis, grève des transporteurs….Elhadj Yaya Baladé dit tout à Guineematin

1 mai 2018 à 18 06 39 05395

La fête internationale du travail a été célébrée ce mardi 1er mai 2018. A Conakry, c’est l’esplanade du palais du peuple qui a abrité la cérémonie avec une forte mobilisation des travailleurs. En marge de cette célébration, un reporter de Guineematin.com s’est entretenu Elhadj Mamadou Yaya Baldé, secrétaire général adjoint de la Fédération Syndicale Professionnelle des Transporteurs et parrain des taxi-motos. Il a été question entre-autres de la règlementation de l’exercice du métier de mototaxis et des tracasseries policières dont sont victimes les transporteurs et usagers de la route.

Guinematin.com : comment avez-vous célébré la fête internationale des travailleurs ce mardi ?

Elhadj Yaya Baldé : la fête s’est très bien passée. Il y a eu une mobilisation massive des travailleurs de tous les secteurs d’activités  de Conakry. Les deux centrales syndicales, la CNTG et l’USTG, ont parfaitement mobilisé les travailleurs.

Guineematin.com : vous êtes le parrain des taxi-motards qui ont manifesté récemment dans la banlieue de Conakry. Expliquez-nous ce qui s’est passé.

Elhadj Yaya Baldé : cette manifestation est une chose qui ne devrait pas avoir lieu. Il y a un arrêté qui interdit la circulation des mototaxis dans la commune de Kaloum. Mais, il y a des personnes, en dehors même des vrais acteurs des mototaxis, qui ont été arrêtés. Parmi eux, il y avait des agents de la police ou  de l’armée. Il y avait toute sorte de personnes qui faisaient du taxi-moto dans la commune de Kaloum. Donc, quand il y a eu des arrestations, la police n’a pas cherché à savoir qui est agent ou quoi parce que rien ne permet de les identifier. C’est  pourquoi, la police a mis en place des agents en civile pour demander un déplacement aux motards. Celui qui accepte de se faire déplacer, ils savent que c’est taxi-motard. Ils ont été déposés à Coléah, au ministère de la sécurité.

Guineematin.com : qu’est-ce qui a provoqué la manifestation de la semaine dernière ?

 Elhadj Yaya Baldé : ce n’était pas les vrais taxi-motos qui se sont levés pour faire cette manifestation. Les vrais se sont toujours soumis à la loi. S’il y a eu remous, c’était à cause de ça. Mais, quand il y a eu les explications qu’il fallait, les gens ont compris. Les vrais acteurs des taxi-motos se sont levés pour dire d’arrêter le mouvement.

Guineematin.com : il y a une nouvelle mesure que les autorités veulent prendre et qui concerne les taxi-motos. On parle de nouvelle plaque d’immatriculation. De quoi s’agit-il réellement ?

Elhadj Yaya Baldé : c’est quelque chose qui est légale et normale. Je vous donne un exemple sur les taxi-autos. Il y a l’immatriculation fond noir, caractère blanc pour tout véhicule de transport. En plus, il y a le numéro de police, sur la portière. C’est ce qui identifie le véhicule. Les minibus, les camions et autres ont leur numéro de police aussi. C’est pour cela que les taxi-motos aussi peuvent en avoir. Il leur faut donc une petite plaque noire devant permettant d’identifier les taxi-motos et les motos personnelles. Voilà ce que la police et la direction nationale des transports terrestres nous ont expliqués.

Guineematin.com : vous avez donc donné votre accord aux autorités sur ce sujet….

Elhadj Yaya Baldé : on est tenu d’accepter puisque c’est une réglementation. Tout ce qui est légal ou normal doit être accepté surtout que c’est pour éviter que d’autres personnes viennent se mêler parmi les taxis motos. Il faut identifier les vrais acteurs pour pouvoir les protéger.

Guineematin.com : quel est le prix de cette plaque et comment la mesure a été accueillie par els jeunes taxi-motards ?

  Elhadj Yaya Baldé : puisque nous n’avons pas fini de négocier pour réglementer cela, je me réserve de dire un commentaire sur le prix de la plaque. Ce qui reste clair, ils doivent avoir les deux plaques. Et, ils seront obligés d’accepter tout ce qui du domaine du normal ou de la loi, puisque nul n’est au dessus de la loi.

Guineematin.com : vous aviez lancé un préavis de grève que vous avez suspendu il y a moins de deux jours. Quelles en sont les raisons ?

Elhadj Yaya Baldé : de façon résumée, la fédération syndicale professionnelle des transporteurs et mécanique générale a lancé un avis de grève. Nous dénonçons surtout les barrages non conventionnels sur les routes guinéennes. A partir de Conakry, il doit y avoir trois barrages pour aller cers différentes destinations. Il doit y avoir un seul barrage entre Conakry et Pamelap, un autre entre Conakry et Bamako, un autre entre Conakry et Boké.

Guineematin.com : cela veut dire que les barrages de Kaaka et des 4 ponts à Tanéné ne sont pas conventionnels ?

Elhadj Yaya Baldé : ces deux barrages ne sont pas conventionnels. Donc, c’est à cause des tracasseries là que nous voulions aller en grève. Mais, on a suspendu le mouvement puisque les négociations ont commencé. Et nous sommes optimistes puisque le gouvernement a promis de régler le problème. Nous de la fédération syndicale professionnelle, nous sommes sortis avec le haut commandement de la gendarmerie. On est allé à Forécariah, à Kindia et sur la route de Boké pour enlever les barrages non conventionnels qui étaient là, sur instruction de monsieur le président de la République. C’est ce qui fut fait.  Maintenant, le reste des points de revendication, nous sommes en négociation. Puisqu’il y a eu des points qui ont été obtenus et  eu promesse pour les autres, on s’est dit de suspendre le mot d’ordre de grève. Si nous sommes satisfaits, tant mieux. Au cas contraire, ce n’est que suspendu, on décrochera.

Propos recueillis par Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tel 628 17 99 17

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Ibrahima Bangoura de l’UFR sur la reprise des manifestations : « Les agitations ne peuvent pas faire avancer »

1 mai 2018 à 15 03 07 05075

Après l’annonce de la reprise des manifestations de rue par l’opposition suite au blocage constaté dans les négociations pour la restitution de ses voix qui ont été annulées lors des élections du 04 février dernier, Guineematin.com continue à donner la parole aux différents acteurs politiques et de la société civile. Après Lansana Komara du RPG Arc-en-ciel et Abdourahmane Sanoh du PCUD, voici ce qu’en dit, honorable Ibrahima Bangoura du parti UFR.

Décryptage !

« L’opposition a le droit de manifester sur quelque sujet que ce soit puisque cela est marqué dans la constitution de la République. Si elle estime qu’elle doit manifester, elle peut manifester. Seulement, nous disons que la manifestation doit être paisible.

Cette opposition est membre du comité de suivi. Je ne sais pas ce qui s’y passe en dehors des rapports que nous avons à la suite de chaque rencontre du comité de suivi. Mais, le rapport d’hier, lundi, 30 avril 2018 disait qu’il n’y pas eu entente. Tout ce qui semblait se dégager est que toutes les parties prenantes disaient qu’il fallait trouver un accord coûte que coûte. C’était aussi la position de l’honorable Aliou Condé de l’UFDG, membre du comité de suivi également.

Aujourd’hui, l’appel qu’on peut lancer est qu’on a besoin d’aller de l’avant. Nous avons des élections en vue : les législatives qui ont lieu normalement cette année, la présidentielle en 2020. Nous pensons que, pour que ces élections se tiennent dans des  bonnes conditions, il faudrait que les uns et les autres s’asseyent autour de la table pour qu’on trouve la solution à nos problèmes. Encore une fois, les agitations ne peuvent pas faire avancer le pays ».

Propos recueillis et décryptés par Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41  

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Reprise des manifestations de rue : Ce qu’en dit Abdourahmane Sanoh de la PCUD

1 mai 2018 à 15 03 05 05055

Comme annoncé dans nos précédentes publications, les opposants au régime d’Alpha Condé ont annoncé dans la soirée d’hier lundi, 30 avril 2018 la reprise des manifestations de rue dès la semaine prochaine. Cette décision fait suite à l’échec des négociations pour la restitution des voix qui leur ont été « volées » par les CACV lors des élections locales du 04 février dernier.

Joint au téléphone par Guineematin.com ce mardi 1er mai 2018, le président de la PCUD, Abdourahmane Sanoh, demande aux politiques le respect de la loi et des accords signés pour mettre fin aux crises répétitives dans notre pays.

Décryptage !

« Il faut reconnaître à tout citoyen le droit de manifester parce que c’est un droit qui est reconnu par nos textes de loi. On ne peut pas interdire à quelqu’un ou à un groupe d’individus de poser des actes qui soient en conformité avec les textes de loi.

Il ne s’agit donc pas de savoir si le moment est opportun car c’est une question de ressenti. Puisque c’est quelque chose qui a trait à la politique, ce qu’on peut dire c’est que par rapport à la crise électorale, les partis politiques doivent s’entendre. Nous disons à la classe politique (la mouvance et l’opposition) d’être respectueux des voix du peuple et de faire en sorte que nous sortions des crises répétitives qui sont souvent le résultat des accords qu’elle signe. Cela devient de plus en plus difficile à vivre. Cela pose d’autres préoccupations dans le pays par rapport au leadership politique.

Il faudrait bien qu’on comprenne également que ce comité de suivi n’a aucune autorité à pouvoir remettre en cause les lois du pays. Les concertations qui se faisaient dans ce cadre étaient des concertations qui ne pouvaient pas conduire à quelque chose de fiable.

Nous ne remettons pas en cause la nécessité du dialogue ; mais, dès lors qu’on est en face de l’application de la loi, il faut y faire. Dès lors qu’ils sont dans la logique de signer des accords, ils n’ont qu’à aller signer. Il ne faut pas qu’ils signent des accords dans l’intérêt partisan parce que ça finit toujours par nous mettre dans l’impasse.

Propos recueillis et décryptés par Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Reprise de l’usine Friguia : la DPJ va accompagner les jeunes à trouver de l’emploi

1 mai 2018 à 12 12 30 05305

Même si on ne sait pas encore la date de la reprise effective de l’usine de Fria, tout, porte à croire que cela ne devrait plus tarder  assez longtemps. Certains compartiments de l’usine ont été remis en marche, et les travaux se poursuivent dans le cadre de la relance totale de Friguia. Une lueur d’espoir retrouvée pour les habitants de la ville, durement éprouvés par la crise née de la fermeture de cette usine. Et la direction préfectorale de la jeunesse compte accompagner les jeunes de Fria à trouver de l’emploi, a appris Guineematin.com à travers un envoyé spécial à Fria.

Après la pluie, vient le beau temps, dit-on. Cette assertion, les habitants de la ville de Fria espèrent qu’elle sera une réalité. Car, la pluie, ils en ont suffisamment eu, mais pas dans le vrai sens du terme. Longtemps connue pour être une cité industrielle où il fait bon vivre, la ville de Fria, vit une épreuve d’une dureté sans précédent depuis 2012. Date à laquelle, l’usine de RUSAL Friguia a arrêté ses activités. Une situation qui a complètement bouleversé le quotidien des Friakas.

Tous les secteurs de la vie ont été affectés. Même les infrastructures de divertissement pour les jeunes n’ont pas été épargnées, explique Abdoulaye Aziz Camara, directeur préfectoral de la jeunesse de Fria : « Fria avait plus d’infrastructures de divertissement  que n’importe quelle préfecture de la Guinée. Avant la crise, la grande partie de ces infrastructures était déjà vétuste et non praticable. Si vous prenez la piscine olympique de Fria, aujourd’hui ça fait pleurer les gens. Le stade qui a été fait par la compagnie est vétuste, presque toutes les infrastructures aujourd’hui sont vétustes. Celle que la compagnie avait commencé à rénover c’était la salle de judo, la célèbre salle de judo de Fria a été rénovée à presque 90% et la crise est venue c’est fermé. Donc on a des infrastructures de divertissement mais la grande majorité est vétuste », regrette-t-il.

Mais avec la relance de l’usine en cours, Abdoulaye Aziz Camara et tous les habitants de Fria retrouvent de l’espoir. Même s’il dit n’avoir pas de pouvoir réel d’aider les jeunes de la préfecture, le DPJ promet de passer par des actions de plaidoyer pour aider la jeunesse à trouver du travail à l’usine : « Nous avons demandé à tous nos jeunes de se faire munir de leurs diplômes, ceux qui ont fait un métier de se faire munir de tous les dossiers pour l’embauche. On le fait en forme de plaidoyer à travers la radio rurale de Fria et pendant les différentes rencontres.  On le fait en plaidoyer auprès de la compagnie qu’à compétence égale, la priorité soit accordée aux jeunes de Fria », a indiqué le directeur préfectoral de la jeunesse de Fria.

De Fria, Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel. 628124362

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Hommage à Michel de Breteuil

1 mai 2018 à 11 11 23 05235

Adieu Papa Africa !!

Amina est en deuil. Son père Fondateur a tiré  sa révérence le mardi 3 Avril 2018, à l’âge de 91 ans. Il repose désormais au caveau familial de Choisel à quelques encablures du château de Breteuil.

Amina c’est vous, c’est moi, toutes les lectrices et lecteurs, à travers le monde, cette armée de correspondants et de pigistes, en Afrique, aux Antilles, en Europe, en Amérique du Nord…et tous les artisans connus et inconnus du public.

Longtemps, nous l’avons cru immortel, tellement il fait partie du paysage de la presse africaine à Paris.

À 90 ans encore, lui qui a toujours célébré, magnifié la femme noire, ne rate aucune manifestation où celle-ci est mise  à l’honneur.

Oui parti depuis peu, il manque déjà  à notre raison.

Et l’idée qu’il disparaisse à jamais sans espoir de retour est tout simplement insoutenable…

Mais chacun de nous garde un Michel de Breteuil dans son cœur. Et comme les êtres qu’on aime ne meurent jamais tant qu’on continue à les aimer, alors disons qu’il est seulement parti en voyage

Apparemment, rien ne destinait cet Homme, Blanc de surcroît à s’ériger en chantre de la Femme Noire.

En effet, le comte Michel de Breteuil est né dans la grande famille Le Tonnelier de Breteuil anoblie depuis 1572.Et Plusieurs de ses membres ont occupé des rangs importants dans la maison du roi aux XVIIe et XVIIIe siècles.

En même temps tout destinait le fils de Charles de Breteuil, éditeur de presse français, créateur au Sénégal de Paris-Dakar, premier quotidien d’Afrique noire en 1936 et ancêtre du journal « le Soleil »

à devenir cet amoureux de l’Afrique et des Africains.

Voilà qui explique aisément pourquoi Amina avait son siège à Dakar avant de le  transférer en 1975, à Paris 8ème

En réalité, le « magazine des femmes africaines, antillaises et créoles » destiné aux femmes noires d’Europe, d’Afrique, des Antilles et d’Amérique, n’est qu’une partie du groupe de presse (Aviation, Agriculture etc…)

Mais avec son flair habituel, Mr de Breteuil a vite compris avant tout le monde, ce que Jean Ferrat devait mettre en musique plus tard: à savoir

« La femme est l’avenir de l’homme ! ».

Et au moment où la femme noire végétait dans l’anonymat, tout le monde doutant de sa capacité  à sortir la tête hors de l’eau, Michel de Breteuil, ramant à contre-courant l’a hissée au firmament où personne ne peut l’atteindre et la déstabiliser.

Alors il renonce aux autres titres de son empire de presse pour se consacrer à Amina, et redorer le blason de la « moitié du ciel »terni par des siècles de domination masculine et d’auto dénigrement.

Dans sa jeunesse Michel de Breteuil a sillonné l’Afrique et flairé le potentiel que représentent la Mama africaine et autres «  Nana Benz ». Sa foi en leur capacité d’apporter le changement que les africains appellent de tous leurs vœux le pousse à voler à leur secours

En leur offrant une tribune qui porte loin leurs voix et leurs espérances. Au départ la citadelle est interdite aux hommes et aux caucasiennes. Seule la femme noire y rayonne dans toute sa splendeur. :

 Un choix délibéré, un parti pris qui ont accéléré la prise  de conscience, et la libération de la parole des femmes et les changements considérables de mentalités.

Ce visionnaire, aux solides épaules, les pieds sur terre,  s’investit avec toute l’énergie, la force, l’opiniâtreté, la foi et l’ardeur dont il est capable

Son professionnalisme, sa détermination, alliés à la sagesse et la discrétion feront le reste.

Amina était en gestation lorsque par un heureux hasard j’ai rencontré Mr de Breteuil. Mais ce jour du 3

Novembre 1973, en franchissant le portail du siège

 d’Amina créé en 1972, j’ignore encore que ce serait

Jusqu’à ce que l’a mort nous sépare.

En 45 ans de collaboration saine et fructueuse, chacun de nous a joué  sa partition dans le respect mutuel : jamais un mot plus haut que l’autre….

Mais tous ceux qui l’ont pratiqué le savent. Il est toujours dans la bienveillance et le respect de l’autre, usant et abusant de l’humour, son arme fatale, sa marque de fabrique dirais-je.

Je ne peux citer le nombre incalculable de fois où j’ai surpris ce monument de générosité doublé d’un humaniste accompli, faire ce que beaucoup continuent à fouler aux pieds : à savoir, il n’y a pas de meilleur exercice pour le cœur que de se pencher pour aider les autres.

Son tact, sa finesse et son humour, ont conquis tous les cœurs, son professionnalisme et son savoir-faire ont eu raison du marché de la presse féminine réputé très difficile. Il a réussi là où tout le monde se casse la figure.

Au cours de ce voyage de plus de quatre décennies

Ce caillou lancé dans notre jardin a fait jaillir un océan de solidarité entre les femmes du monde noir et les autres.

Mais sa fille Nathalie reprend le flambeau et veille scrupuleusement au grain.

Mr de Breteuil au nom de toutes et tous, je vous dis

Merci pour ce joli parcours ensemble

Merci pour un demi-siècle de combat pour la promotion et le rayonnement de la femme noire

Merci d’avoir éloigné pour toujours le spectre de l’anonymat.

Merci de nous avoir réconciliées avec nous-mêmes

 et aider à briller comme des joyaux et à trôner dans les sphères où se décide l’avenir du monde

Partez en paix. Vous avez accompli votre mission.

Et les femmes d’Afrique et d’ailleurs vous en sont

Eternellement reconnaissantes

Adieu papa Africa. Reposez en paix

Assiatou Bah Diallo

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Négociation sur les 8 millions de FG du SLECG : la lettre de l’inspection du travail « est incorrecte » (Aboubacar Soumah)

1 mai 2018 à 11 11 15 05155

Comme annoncé précédemment sur Guineematin.com, l’inspection générale du travail a adressé hier lundi 30 avril une correspondance à Aboubacar Soumah, secrétaire général du SLECG (Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée). La démarche visait à ouvrir un couloir de négociations sur un salaire de base de 8 millions de francs guinéens pour les enseignants. Mais, la correspondance a un problème de forme, a-t-on appris.

Selon Aboubacar Soumah, secrétaire général du SLECG, « le bureau exécutif s’est réuni hier soir pour examiner la correspondance de l’inspection du travail. Au vu de la lettre, on s’est dit qu’elle soit en bonne et du forme. Le problème est que, c’est l’institution (SLECG, ndlr) qui a signé le protocole d’accord et c’est à elle qu’on doit adresser la correspondance et non à Aboubacar Soumah. Donc, il y a vice de forme ».

Devant cet état de fait, Aboubacar Soumah et son staff demandent que la lettre soit adressée au SLECG avant toute rencontre.

En outre, le SLECG version Aboubacar Soumah compte bien être de la fête du 1er mai, fête du travail, ce mardi au Palais du Peuple. « Habituellement, avant la fête, toutes les fédérations se retrouvent, le bureau exécutif  de la centrale se retrouve et met en place les différentes commissions. Après, on informe les fédérations. S’il y a des tenues, on se met en rapport avec les responsables de chaque fédération pour la distribution des tenues. Cette fois-ci, ça n’a pas été le cas. N’empêche, nous serons de la fête au palais », a laissé entendre Aboubacar Soumah.

Alpha Mamadou Diallo pour Guinematin.com

 Tel 628 17 9 17

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Reprise des manifestations de l’opposition : La mouvance présidentielle surprise de la décision

1 mai 2018 à 11 11 10 05105

Comme annoncé dans l’une de nos précédentes publications, les opposants au régime d’Alpha Condé ont annoncé dans la soirée d’hier lundi, 30 avril 2018, la reprise des manifestations de rue dès la semaine prochaine. Cette décision fait suite à l’échec des négociations pour la restitution des voix qui lui ont été « volées » par les CACV lors des élections locales du 04 février dernier.

Joint au téléphone ce mardi 1er mai 2018, le secrétaire administratif du RPG Arc-en-ciel, Lansana Komara, s’est dit surpris de cette décision. « Nous sommes surpris de cette décision parce que nous sommes en train de travailler avec eux au sein du comité de suivi. Même hier lundi, 30 avril 2018, on était avec leurs représentants au sein du comité. Nous avons travaillé ensemble », a-t-il rappelé.

Ce responsable du parti au pouvoir appelle ses collègues de l’opposition à plus de responsabilité. « Je crois qu’il faut, quand même, avoir une certaine responsabilité », a-t-il insisté tout en souhaitant voir ses « amis » revenir à de meilleurs sentiments pour pouvoir faire avancer le pays. « De toutes les façons, nous souhaitons qu’ils reviennent à de meilleurs sentiments pour nous permettre d’aller de l’avant », espère-t-il.

Cellou Dalein Diallo et ses pairs avaient donné une semaine au comité de suivi de l’accord politique du 12 octobre 2016, pour aller dans le sens de la satisfaction de leur revendication relative à la restitution de leurs suffrages qui ont été annulés par les présidents des commissions administratives de centralisation des votes.

Justement, ce délai a expiré hier après la tenue de la 22ème  session du comité de suivi sans qu’aucune avancée ne soit obtenue au sujet du contentieux électoral. C’est pourquoi, ils ont décidé de passer à la vitesse supérieure en mettant leur menace en exécution.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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