Médias : le CIRD et l’APC Guinée joignent leurs efforts au service des femmes journalistes

3 mai 2018 à 23 11 55 05555

La journée internationale de la liberté de la presse a été célébrée ce jeudi, 3 mai 2018. C’est dans cette dynamique que le Centre Internationale de Recherche et de Documentation (CIRD) a organisé une conférence de presse à l’Institut Supérieur de l’Information et de la Communication (ISIC) de Kountia. Le CIRD en a profité pour signer un accord de partenariat avec l’Association des Professionnelles Africaines de la Communication (APAC), rapporte Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

La conférence avait pour thème la « Responsabilité sociale des hommes de médias dans le domaine des droits de l’homme ».

Dans son discours, Elhadj Mamadou Yaya Cissé, directeur général adjoint chargé des études à l’ISIC a dit que son institution a pour mission « la formation initiale des futurs journalistes et futurs communicants du pays. Donc, ces échanges scéniques permettront d’apporter un plus à la connaissance ou à l’enseignement théorique que nous donnons à nos étudiants dans les salles de classe ».

De son coté, Abdourahamane Diallo, chargé de programme au CIRD, s’est réjoui de l’accord de partenariat qui vient d’être signé entre son institution et l’APAC. Pour lui, ce partenariat va être bénéfique pour les deux institutions. « Le CIRD est préoccupé par l’activité des femmes dans le landerneau médiatique, pas en Guinée seulement. Et pour cela, les femmes représentent une cible essentielle, il faut les accompagner. Les femmes, c’est vraie qu’aujourd’hui, il y a de plus en plus de femmes qui intègrent ce métier de journaliste. Il faut donc les encourager, éviter qu’il y ait l’exclusion des femmes au niveau des rédactions, lutter contre toute sorte d’harcèlement dont elles sont souvent victimes. Les femmes ont prouvé à travers le monde qu’elles peuvent bien faire ce métier qui a beaucoup de risques. Donc, au niveau du CIRD, nous allons faire un accompagnement des femmes qui sont membres de l’APAC. Un accompagnement sur le plan de la formation, cette formation continue, pour qu’elles aient un bagage conséquent pour pratiquer ce métier très noble mais qui comporte aussi des risques. Le CIRD, dans cet accompagnement, en plus de la formation, s’attèlera à la recherche du financement pour soutenir des projets qui vont être montés par l’APAC Guinée ».

Pour sa part, Asmaou Barry, présidente de l’APAC Guinée, s’est réjouie de ce partenariat que son institution vient de signer avec le CIRD. Selon elle, cet accord permettra à coup sûr « d’améliorer, de perfectionner les femmes journalistes dans l’exercice du métier de journaliste. Tous ceux qui sont dans la salle, vous êtes des étudiants en journalisme ou communication, sachez que lorsque vous terminerez, la formation ne s’arrête pas à l’école, il faudra continuer à se former. C’est dans le cadre donc de la poursuite de la formation continue des femmes journalistes qui sont en train d’exercer le métier que cette convention s’inscrit ».

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tel. (00224) 621 09 08 18 

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Ousmane Gaoual contre les communicants du RPG: aucun des prévenus ne s’est présenté au TPI de Dixinn

3 mai 2018 à 19 07 16 05165

Les dix (10) communicants du RPG Arc-en-ciel, visés par une plainte du député Ousmane Gaoual Diallo, n’ont pas répondu à l’appel du Tribunal de Première Instance de Dixinn. Pourtant, leur comparution était attendu ce jeudi 03 mai 2018, a appris sur place Guineematin.com

Ces communicants du parti au pouvoir sont poursuis pour diffamation, injures publique et de menaces sur les réseaux sociaux par voie de cybercriminalité.

Après l’appel nominal des prévenus par le président du tribunal, Thierno Souleymane Barry, aucun d’entre eux n’a répondu présent dans la salle d’audience.

Dès après ce constat, l’un des conseils de la partie civile, en l’occurrence maitre Salifou Béavogui, a pris la parole pour exiger coute que coute que le dossier soit débattu afin qu’une décision intervienne. « La caution qui avait  été fixée par le tribunal a été versée. Nous avons communiqué les pièces. Toutes les parties étaient informées que l’audience allait s’ouvrir aujourd’hui sur le fond. Donc, ils sont au nombre de dix. Mais, personne n’est dans la salle. C’est un non respect de la justice. Ce dossier n’est pas à renvoyer,  il est jugeable et plaidable. Je vous prie, comme ils ne sont pas présents, de nous laisser plaider cette affaire »

En guise de réponse, le président du tribunal a dit que l’affaire va être renvoyée à une autre date et si « la prochaine fois, ils refusent de répondre, le tribunal tirera toutes les conséquences du droit ».

C’est dans ce climat que le dossier a été renvoyé au 31 mai 2018. Au sortir de l’audience les avocats des deux camps se sont confiés auxmédias qui étaient sur place.

Maitre Kabiné Kourala Keita, l’un des conseils des dix prévenus, dit  qu’il n’a aucune justification à donner par rapport à l’absence des ces clients. « Personnellement, en tant que leur conseil, je les attendais. Je n’ai aucune justification à donner parce qu’on ne m’a pas fait part du motif de leur absence. Je ne suis pas déçu de mes clients, ni de mes contradicteurs. Seulement, le tribunal a tiré les conséquences en leur accordant un renvoi. Et, c’est tout à fait normal, car c’est aujourd’hui que le tribunal a été régulièrement saisi », a-t-il dit.

Du côté de la défense, on parle d’un procès éminemment éducatif. «Nous pensons que les faits sont très graves. Parce que ce sont des propos  haineux, ethnocentristes, injurieux, diffamatoires et calomnieux, qui ont été tenus à l’encontre de notre client. Nous avons déposé toutes les pièces, et nous tenons coûte que coûte à ce que le jugement soit fait et que les faits soient réprimés à la hauteur de leur gravité. C’est un procès éminemment éducatif parce que chacun a le droit d’écrire sur la toile, mais il faut éviter d’écrire des propos de nature à troubler l’ordre public de façon générale ou à porter atteinte à l’honneur et à la dignité des uns et des autres », a dit maître Salifou Béavogui.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 654 416 922/664 413 22

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Siguiri : un présumé trafiquant d’armes arrêté par la gendarmerie

3 mai 2018 à 19 07 13 05135

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La gendarmerie départementale de Siguiri vient de mettre main sur un trafiquant présumé d’armes de guerre. L’homme est accusé de fournir des armes aux armes aux malfrats qui sèment la terreur dans la préfecture, a appris le correspondant de Guineematin.com à Siguiri.

C’est un jeune homme de la trentaine que la gendarmerie départementale de Siguiri a présenté à la presse locale ce jeudi, 03 mai 2018. Il est accusé de trafic d’armes et d’association de malfaiteurs. « Ce monsieur est un trafiquant d’armes, il fournit des armes aux malfrats qui sont en train de semer la terreur dans la cité, comme le meurtre de deux jeunes à Tönsön la semaine passée. Hier nuit, on s’est réuni pour l’arrêter dans un hôtel de la place », a déclaré le Lieutenant-colonel Yamoussa Traoré, commandant de la gendarmerie départementale de Siguiri.

L’officier ajoute que certains citoyens ont voulu s’opposer à l’arrestation de ce jeune. Une attitude qu’il regrette et déplore : « C’est regrettable de voir les citoyens qu’on doit protéger avec leurs biens s’opposer à l’arrestation d’un malfrat. A Boukaria, le poste de police a été saccagé par les citoyens ainsi que le domicile de deux gendarmes par les citoyens. Hier pendant l’arrestation de ce monsieur, le gérant de l’hôtel a voulu faire révolter la population contre nous », a-t-il dit.

Le présumé trafiquant d’armes a été déféré à la prison civile de Siguiri en attendant son jugement.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour guineematin.com 

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Conakry : la sécurité routière va en guerre contre les arrêts gênants des gros porteurs

3 mai 2018 à 19 07 06 05065

Devant les multiples embouteillages enregistrés à Conakry, surtout au niveau du Port Autonome de Conakry, la sécurité routière décide de prendre le taureau par les cornes. De nouvelles mesures pour la circulation des gros porteurs ont été prises ce jeudi, 3 mai 2018 par direction nationale de la sécurité routière, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Des responsables de la sécurité routière, de la douane, du port autonome, de Bolloré, du syndicat des transporteurs, et autres intervenants dans le secteur des transports se sont retrouvés au siège du ministère de la sécurité. Ils se sont penchés sur les mesures à prendre pour faire face  aux énormes embouteillages constatés dans la capitale guinéenne.

La rencontre a été présidée par le directeur national de la sécurité routière, Hamidou Babacar Sarr. Selon lui, il y a « au sortir de cette réunion, il a été retenu qu’il sera formellement interdit, pour les camions, les stationnements prolongés le long des routes. Les contrevenants seront soumis au payement d’une amende. Pour la gestion des bons au niveau d port, il a été retenu que Bolloré va mettre en œuvre un autre mécanisme pour leur délivrance. S’il faut délivrer 300 bons par jour, 25 camions à la fois qui doivent rentrer au port, ça va créer des bouchons à la rentrée du port sachant qu’il n’y a qu’une seule entrée. S’il faut que tous ces camions se retrouvent à Kaloum alors qu’il n’y a que deux routes, on va tout le temps assister aux bouchons ».

Par ailleurs, monsieur Sarr a fait remarquer qu’en 2011, « il y avait 60 à 80 camions qui sortaient du parc à conteneurs. De nos jours, nous sommes entre 250 et 300 camions. C’est une avancée et il y a lieu d revoir de nos méthodes. C’est pourquoi, il faut retenir qu’on a échangé sur l’heure de l’ouverture du port et le mécanisme à mettre par rapport au scanner. Il a été entendu qu’il faut encore ouvrir le port à partir de 7 heures  pour permettre aux véhicules d’accéder au parc conteneur ».

Le directeur dira qu’un comité de veille de veille sera mis sur place pour le suivi des nouvelles mesures.

Pour Ousmane Fadiga, le chef du service de contrôle des opérations portuaires au Port Autonome de Conakry, « le syndicat des transporteurs et les transitaires sont majoritairement responsables des difficultés du port. Les syndicats  ont eux-mêmes leurs propres camions qui desservent le port conventionnel. C’est des camions qui ne sont pas programmés à la descente. Chacun veut privilégier son camion et ça descend de façon anarchique. Ensuite, il y a les camions export gérés par les transitaires qui se présentent au port tous les jours entre 6heures et 6h 30. Mais, les transitaires retardent avant de venir », a laissé entendre monsieur Fadiga.

Les transitaires qui sont mis en cause par certains intervenants ont brillé par leur absence. Hamidou Babacar Sarr a promis de les mettre au courant des nouvelles mesures prises pour réglementer la circulation des gros porteurs.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tel 628 17 9 17  

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Kankan : grogne à l’usine de coton, les saisonniers réclament leurs salaires

3 mai 2018 à 17 05 53 05535

Les travailleurs saisonniers égraineurs de l’usine du projet coton de Kankankoura, ont manifesté hier mercredi 02 mai 2018, pour réclamer le payement de leur salaire au compte du dernier mois de leur contrat. Ils sont allés protester contre le retard du payement de leurs dus, rapporte le correspondant de guineematin.com à Kankan.

Au nombre de 135, ces travailleurs saisonniers se sont rassemblés devant la direction générale du projet coton dès 7h du matin. Ils ont exprimé leur colère face au retard accusé dans le processus de payement de leur salaire fixé à 1.000.000 (un million) de francs pour certains, et à 1.450.000 (un million quatre cent cinquante mille) francs pour d’autres.

 « Tous les saisonniers se sont réunis, ce matin afin de demander aux responsables quand est-ce qu’ils comptent nous payer nos dus ?  Puisque que le 30 avril marquant la fin de notre contrat, est passé.  Ils nous ont fait savoir qu’il n’y a pas d’argent, d’attendre le retour de la mission  qui va à Conakry avant qu’on ne soit payé. Cela n’a pas été de notre goût, nous avons alors exigé qu’on nous paye maintenant », explique Tidjane Bérété, porte-parole des manifestants.

Ce mouvement des travailleurs saisonniers, s’est étendu à l’ensemble du personnel de l’usine coton. «On s’est vu avec les travailleurs permanents, ils nous ont fait savoir qu’ils sont avec nous, le vœu de tout le monde, c’est que le payement des salaires se fasse maintenant », indique Tidjane Bérété.

 Après des heures de discussions entre les responsables de l’usine et les représentants syndicaux des travailleurs, les deux parties sont parvenues à un compromis qui a pu calmer les manifestants. «Ils nous ont dit que nous les saisonniers,  nous serons payés aujourd’hui, mais que les permanents devront attendre d’ici le 05 de ce mois. Nous attendons donc que cette promesse soit tenue », a dit le porte-parole des manifestants au sortir de la rencontre.

Mais cette promesse n’a finalement pas été respectée. Les travailleurs saisonniers sont restés sur place jusque dans la soirée sans pouvoir rentrer en possession de leurs salaires. Ils ont décidé donc de poursuivre leur mouvement ce jeudi 03 mars.

Interrogés par Guineematin.com, le directeur général de cette usine, le Français Patrick DIERAERT et son adjoint Bakary Kaba, n’ont pas souhaité commenter cette situation.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA, pour Guineematin.com

Tel : 620 95 40 47

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Journée mondiale de la liberté de la presse : Alpha Condé sermonne les journalistes

3 mai 2018 à 17 05 44 05445

Comme annoncé précédemment, le président Alpha Condé a pris part à la célébration de la journée mondiale de la liberté de la presse ce jeudi, 03 mai 2018 à la maison de la presse de Conakry. A cette occasion, le chef de l’Etat s’en est pris aux journalistes guinéens, les accusant de ternir l’image de la Guinée sur au niveau international, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est une première pour le président de la République, Alpha Condé, de prendre part à la célébration de la journée mondiale de la liberté de la presse en Guinée. Et cette attitude, les hommes de médias guinéens mobilisés à la maison de la presse de Conakry l’ont bien appréciée dans un premier temps. Les présidents d’associations de presse en ont profité aussi pour présenter des doléances au chef de l’Etat, allant dans le sens de l’amélioration des conditions de vie et de travail des journalistes guinéens.

Mais, ce fut visiblement une erreur de leur part. Car, Alpha Condé n’est pas venu pour fêter avec eux encore moins pour écouter leurs doléances. Il est venu plutôt pour leur réitérer sa désapprobation de leur façon de travailler, tout en se basant sur le récent rapport de Reporters Sans Frontières sur la liberté de la presse dans le monde. Rapport classant la Guinée 104ème sur 180 pays au monde. Un classement étonnant selon Alpha Condé.

« C’est étonnant que la Guinée soit classée 104ème  quand des pays africains dits démocratiques sont mieux classés. Des pays où les journalistes sont arrêtés pour injures au chef de l’Etat, ils sont arrêtés et emprisonnés.  Je pense que vous ne contribuez à  améliorer l’image de la Guinée. Vous êtes responsables de cela. Vous discréditez l’image du pays. Tout les progrès qu’on a faits depuis 2011 sont passés sous silence. Comme si on était le pays où on vous maltraitait. Aucun journaliste n’a été arrêté par le gouvernement, encore moins n’a été tué.

 Et pourtant, dans les pays voisins, je vois aujourd’hui la Mauritanie, les journalistes sont arrêtés. Pourtant ils sont 54ème, et nous sommes 104ème parce que vous présentez une image de la Guinée qui ne correspond pas à la réalité. Tous les progrès qui ont été faits, vous n’en faites pas allusion. Alors, comment voulez-vous qu’on vous appuie quand vous faites en sorte que tous les efforts qui ont été faits pour la liberté de la presse sont tus ».

Alpha Condé poursuit son sermon avec plein d’interrogations : « Dès qu’un gendarme touche un journaliste, vous en faites tout un tapage. Par contre tout ce qui a été fait comme progrès, vous ne communiquez pas. Quand vous devez interpeller Reporters Sans Frontières pour dire voilà ce qui a été fait depuis 2011 ? Comment la Guinée peut être classée 104ème pays ? Je prends l’exemple sur la Côte d’Ivoire combien de journalistes ont été arrêtés pour outrage au chef de l’Etat ? Est-ce que moi, j’ai fait ça ici ? C’est vous qui êtes responsables de cette image de la Guinée qu’on donne à Reporters Sans Frontières parce que c’est votre domaine. Mais, tous les efforts qu’on faits c’est zéro parce que vous continuez à donner une image qui n’a rien à voir avec la réalité.

Si Reporters Sans Frontières se permet de dire ça, c’est parce que vous n’avez rien fait pour montrer tout ce qui a été fait dans le domaine de la liberté de la presse en Guinée. Donc, il ne faut pas fuir votre responsabilité RSF n’est pour rien, c’est vous qui donnez les informations à RSF. Vous m’insultez dans les radios, est-ce que j’ai poursuivi quelqu’un ? Dans quel pays on peut oser faire ça ? Est-ce qu’un journaliste peut insulter Macky Sall à la radio? Ici, vous voyez ça tous les jours ? Alors qui a donné cette image de la Guinée ? RSF n’est pas en Guinée », a dit le président Condé, qui soutient qu’il ne répondra pas aux doléances des hommes de médias tant que ces derniers ne répondront pas à ses questions.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tel. 622680041

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Daramagnaki (Télimilé) : 50 cases et leurs contenus ravagés par un feu

3 mai 2018 à 15 03 39 05395

Un important incendie s’est produit dans la journée du 24 avril dernier à Daramagnaki, une sous-préfecture de Télimélé. Le feu qui provient de la brousse a ravagé cinquante cases dans les localités de Bantighel et de Dakakoura, a appris un correspondant de Guineematin.com basé à Boké.

Selon l’ex maire de la commune rurale de Daramagnaki, Abdoulaye Thiam Baldé, qui a joint Guineematin.com dans la soirée du mercredi 02 mai 2018, c’est un feu provenant d’une brûlure de champs qui est à l’origine de cet incendie. Il a consumé 41 cases à Bantighel, dans le secteur de Tinketa précisément, et 09 autres à Dakakoura, dans le secteur de Tellihoye. «  Il n’y a pas eu de pertes en vies humaines, mais les 50 cases ont été brûlées avec tout leur contenu. Et depuis le 24 avril dernier, les sinistrés n’ont pas d’abris », a indiqué Abdoulaye Baldé.

Aux dires de notre informateur, les autorités administratives sous-préfectorales et préfectorales sont toutes informées du drame pour une éventuelle prise de dispositions favorables aux victimes. Au niveau local également, bien que les conseils communaux tardent à être installés sur toute l’étendue du territoire national, la délégation spéciale de Daramagnaki et d’autres bonnes volontés, sont attendus dans les deux villages sinistrés le vendredi 04 mai 2018, pour évaluer les dégâts causés par cet incendie.

Mamadou Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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Guinée : trois mois après les élections locales, où va le pays ?

3 mai 2018 à 15 03 06 05065

La situation de la Guinée est inquiétante. C’est du moins le constat le plus rependu qui se dégage au sein de l’opinion dominée par la majorité silencieuse. Cette majorité qui observe mais qui ne peut que constater les dégâts d’une faction plus puissante de la société.

Après les élections locales organisées le 4 février 2018, nous voilà pratiquement trois mois dans une impasse totale. Impossible de remettre en marche els administrations municipales, impossible de mettre en place les bureaux exécutifs des 304 mairies urbaines et rurales.

Pendant ce temps, 304 cadres recrutés dans des conditions totalement obscures, et nommés secrétaires généraux de commune sont ventilés partout à travers le pays. Pour autant, les communes, puisqu’il s’agit d’elles, fonctionnent au ralenti malgré cette opération commando du gouvernement.

Puisqu’après tout et en violation totale de la loi en la matière, du code électoral notamment, ce sont les sous-préfets et autres administrateurs territoriaux qui assurent le fonctionnement de ces entités.

Selon un élu, exigeant l’anonymat, qui a joint Guineematin.com, ce mercredi 2 mai, « ce sont les administrateurs territoriaux qui perçoivent les taxes et les impôts depuis le 4 février ». Seulement, s’il y avait une administration fonctionnelle dont les cadres se soumettaient à l’esprit de la loi, nul doute que la période passerait sans trop de dégâts pour les municipalités.

Mais hélas, l’expérience prouve, qu’à chaque fois que ces cadres sont face à l’argent de l’Etat et le denier public, la loi ne compte pas, le bord politique non plus et pas même la religion qui enseigne la moralité et l’honnêteté. C’est plutôt la voie fatale du peuple, toujours empruntée par les prédateurs qui consiste à dire « c’est maintenant ou jamais. C’est mon tour de remplir les poches ». pendant ce temps, dans ces localités éloignées et livrées à la pauvreté, il n’ya pas d’école fonctionnelle, pas de soins de santé adéquat, pas d’enseignant capable, pas de personnel soignant qualifié, pas de piste rurale praticable et le plus souvent aussi, pas de sécurité ni de justice en cas de conflit entre les citoyens.

L’argent, le peu d’argent mobilisé à cet effet par les contribuables, continuera, le temps que prendra cette cacophonie de non Etat dans ces municipalité, à prendre une destination inconnue et inconvenable. Personne ne lèvera le petit doigt pour exiger des comptes. Ce n’est surtout pas l’Etat, pourtant responsable et garant de la loi, pour avoir instauré et entretenu ce désordre à tous les niveaux de son administration.

A ce rythme, on se pose la question, « où va notre pays ? Peut-on se développer à ce rythme et être pays émergent dans cette situation ? » Inutile de passer à la Sorbonne,  Toto même sait que ce n’est pas possible.

Et tant que les lois du pays ne seront pas respectées, tant que les dirigeants ne réaliseront pas l’impérieuse nécessité de les appliquer sans arrière pensée, ni état d’âme et surtout tant que le citoyen lambda se sentira abandonné sur son sort et jeté à l’injustice, convenez avec moi, que tout espoir de sortir de crise est un leurre.

Il appartient donc aux acteurs à tous les niveaux de réaliser le danger que vit le pays afin qu’ils s’efforcent à trouver rapidement des solutions à cette crise électorale dans le respect de nos textes de loi. La situation actuelle est pareille à une plaie menacée de cancer. Si elle n’est pas soignée très rapidement et conséquemment, ce n’est pas une partie du corps qui est menacée mais c’est le corps tout entier qui est en danger.

Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Affaire escroquerie QNET: Souleymane Doumbouya cité à comparaître devant le Tribunal de Première Instance de Labé

3 mai 2018 à 14 02 40 05405

Le représentant de la société de vente en ligne QNET en Guinée, Souleymane Doumbouya a finalement été cité à comparaître le mardi, 22 mai 2018, prochain devant le Tribunal de Première Instance de Labé en vue  d’aider à la manifestation de la vérité dans la procédure « pour escroquerie, faux et usage de faux » visant ses quatre (4) représentants indépendants dans la région, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Le procès contre Thierno Malal Diallo, Fatoumata Binta Diallo, Fatoumata Foly Diallo et Alghassimou Diallo se poursuit devant le Tribunal de Première Instance de Labé. Le mercredi, 2 mai dernier, plusieurs plaignantes ont défilé à la barre pour expliquer comment elles ont été emmenées à verser leurs argents aux accusés.

Mais, cette audience correctionnelle du Tribunal de Première Instance de Labé pour escroquerie, faux et usage de faux a finalement été renvoyée au 22 mai prochain pour la comparution du représentant de QNET en Guinée, Souleymane Doumbouya.

« Après le défilé de certaines parties civiles, le Tribunal a estimé nécessaire d’accepter notre demande, en tant qu’initiateur de cette procédure, pour que monsieur Souleymane Doumbouya, représentant de QNET en Guinée, comparaisse » a expliqué l’avocat des parties civiles, Maître Alpha Ibrahima Barry.

Suite à une citation directe à comparaître servie la semaine dernière, le représentant de QNET en Guinée, Souleymane Doumbouya était attendu devant le Tribunal de Première Instance de Labé. Cet acte posé par l’avocat des parties civiles dans cette procédure a provoqué une vive déception de son homologue de la défense.

« Je ne suis pas satisfait de l’audience de ce mercredi, en ce sens qu’elle a été renvoyée pour la comparution de quelqu’un dont la comparution est illégale. En tant que conseil, j’estime que la comparution de Doumbouya n’est nullement prévue par la loi. En matière de citation directe, lorsque vous devez citer les gens, vous les citer tous en même temps. Mais, ils ont attendu à la fin de la procédure pour nous tendre cette citation. En tant qu’avocat, je me plie à la décision du Tribunal » a déploré Maître Kabinet Kourala Keïta.

En attendant, rappelons qu’elles sont plus de 30 personnes à poursuivre devant le Tribunal de Première Instance de Labé, 4 représentants indépendants de QNET, pour escroquerie, faux et usage de faux.

Depuis Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

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Journée mondiale de la liberté de la presse : Alpha Condé et Cellou Dalein dans la même salle avec la presse nationale

3 mai 2018 à 11 11 23 05235

La Guinée, à l’instar des autres pays du monde célèbre ce jeudi, 03 mai 2018, la journée mondiale de la liberté de la presse. Une occasion de jeter un regard sur la situation de la liberté de la presse mais aussi les défis et obstacles qui se posent aux journalistes dans notre pays.

Et cette année, contrairement à celles précédentes, l’événement sera de taille. Car, les hommes de médias ne seront pas les seuls à commémorer cette journée à Conakry. Ils seront accompagnés par le président de la République en personne et du chef de file de l’opposition.

Alpha Condé et Cellou Dalein Diallo sont tous deux arrivés à la maison de la presse de Conakry où se tient la cérémonie, pour célébrer cette journée aux côtés des journalistes.

Vous pouvez suivre cette cérémonie en direct sur la page Facebook de Guineematin.com avec nos reporters présents sur le terrain.

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Santé : l’association « Pottal Fi Bhantal » UK, au secours des centres de santé Brouwal et Diambourouya

3 mai 2018 à 10 10 06 05065

L’association « Pottal Fi Bhantal » section Royaume-Uni vient d’offrir plusieurs équipements médicaux aux centres de santé de Brouwal Sounki à Télimélé et de Diambourouya à Dalaba. Ces équipements ont été remis aux ressortissants des deux localités bénéficiaires résidant à Conakry en vue de leur acheminement dans à leurs destinations, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Les ressortissants des sous-préfectures de Brouwal Sounki dans la préfecture de Télimélé et de Diambourouya à Dalaba étaient mobilisés le mardi, 1er mai à Conakry, pour récupérer les équipements médicaux offerts aux deux localités par la section de l’association « Pottal Fi Bhantal » au Royaume-Uni. Il s’agit d’un lot important de matériels médicaux et d’autres accessoires, destinés aux centres de santé de Brouwal et de Diambourouya.

« Ce sont des équipements médicaux qui sont destinés aux centres de santé de ces deux sous-préfectures. Ils sont composés de lits, d’armoires, de fauteuils, d’ordinateurs et de plusieurs accessoires. Ce sont les ressortissants des deux localités bénéficiaires sont réunis là pour partager ce don. Les donateurs ont doublé tous les équipements qui sont venus, ce qui fait que le partage est facile et ça se fait à parts égales », a indiqué Mamadou Lamarana Barry, un des ressortissants de la sous-préfecture de Brouwal Sounki résidant à Conakry.

Selon Elhadj Mamadou Bhoye Diallo, ressortissant de Diambourouya qui a récupéré ces équipements au port de Conakry et qui a piloté le partage, il y a plus de quatre ans que l’association « Pottal Fi Bhantal » basée en Grande Bretagne tente d’apporter des équipements aux centres de santé bénéficiaires. Mais, dit-il, à chaque fois que les équipements sont arrivés au port autonome de Conakry, ils ont été bloqués par le gouvernement. Il se félicite donc que cette fois soit la bonne.

« Cette fois, ils ont procédé par une autre méthode pour les envoyer, et ils sont enfin dans nos mains. Nous sommes très satisfaits de ce geste de l’association « Pottal Fi Bhantal » basée à Londres en Angleterre. Un geste qui démontre que ces guinéens-là aiment chez eux. Ils sont allés chercher de l’argent et ils ont décidé de ne pas se servir de ce qu’ils ont gagné eux et leurs familles seulement, mais plutôt de faire bénéficier des milliers d’autres guinéens du fruit de leur travail. Nous les félicitons, nous les remercions pour cela et nous prions Dieu de les récompenser de la meilleure des manières pour cet apport important qu’ils viennent de faire à leur pays. Et nous demandons à tous les guinéens qui sont à l’étranger et qui ont un peu de moyens, de suivre l’exemple de nos parents de l’association « Pottal Fi Bhantal » de Londres, pour que toute la Guinée puisse tirer profit du travail de sa diaspora », a-t-il dit.

Il revient maintenant aux ressortissants de Brouwal Sounki et de Diambourouya résidant à Conakry, d’acheminer ces équipements dans les centres de santé bénéficiaires. Ce qui devrait sans doute améliorer la qualité des services de ces structures sanitaires.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628124362

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Confection des cartes d’identité: l’arnaque des citoyens perdure au commissariat central de Kankan

3 mai 2018 à 10 10 00 05005

Les citoyens de Kankan rencontrent de sérieux problèmes dans la confection de leurs cartes d’identité nationale au commissariat central du quartier Missira. Le prix pour sa confection est fixé officiellement à 15 milles francs guinéens. Mais, certains citoyens déboursent quelque fois le quadruple de ce montant pour obtenir le précieux sésame, rapporte Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

Pour la confection d’une carte d’identité nationale au commissariat central de Kankan, le prix se négocie en tenant compte de la tête du client. Selon des témoignages concordants recueillis sur les lieux, il faut débourser entre  50 mille et 70 mille francs guinéens pour que l’opération se fasse vite.

La mère de Mamady Diaby doit aller à la Mecque cette année pour le pèlerinage aux lieux saints de l’Islam. Rencontré dans la cour du commissariat central ce mercredi matin, Mamady Diaby a confié à notre reporter  avoir payé 50.000 fg pour avoir la carte de sa maman à 15h. « Je suis venu confectionner  la carte d’identité nationale de ma mère qui doit aller à la Mecque cette année. Je n’ai pas eu de difficultés,  on m’a demandé comme pièce mon  ancienne carte et une somme de 50 mille francs que j’ai payée et ils m’ont donné  un rendez-vous à 15h », a-t-il expliqué.

Pour sa part, Samah Kanté est un expatrié guinéen vivant en Côte d’Ivoire. « Moi je réside en Côte d’ivoire où je suis commerçant. Quand nous revenons au pays, on doit chercher la carte d’identité nationale. Je n’ai présenté que ma carte  consulaire et ils ont pris mes renseignements. Ils m’ont demandé de payer 50 mille francs guinéens. Mais, avec d’autres petites démarches, j’ai déboursé jusqu’à 70.000 FG », soutient-il.

Le commissaire centrale adjoint de la police, le Colonel Gérôme  Kolié assure qu’avec tous les dossiers, les citoyens payent 15 mille FG pour attendre un certain délai. « Pour l’obtention d’une carte d’identité nationale, le citoyen qui postule doit se présenter devant nous physiquement. Il commence maintenant à remplir les formalités en présentant les dossiers ; un certificat de résidence, pour dire qu’au moins il habite dans un quartier ; son extrait de naissance, pour dire qu’il est citoyen guinéen ; et, une somme de 15.000FG. Ensuite, il attend pour 48 h », a dit le commissaire.

Il faut signaler que la plupart des citoyens de Kankan manquent d’information sur le prix exact à payer pour obtenir une carte d’identité nationale. Selon plusieurs observateurs, c’est pour cette raison que les agents du commissariat central de Kankan les arnaquent à longueur de journée.

 De, Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA, pour Guineematin.com

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Destruction de l’agence d’EDG de Lambayi : un « curieux » fixé sur son sort par le TPI de Dixinn

3 mai 2018 à 9 09 57 05575

Des manifestations violentes ont été enregistrées il y a quelques jours à Kobayah et Lambanyi, dans la commune de Ratoma, suite au manque d’électricité. L’agence de la guinéenne d’électricité (EDG) avait été saccagée par une foule en colère. Les nombreuses arrestations qui s’en sont suivis ont conduit Djibril Coumbassa au Tribunal de Première Instance de Dixinn. Son procès s’est tenu ce mercredi 2 mai 2018, a constaté Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

Djibril Coumbassa, ingénieur en Télécommunications, est poursuivi par EDG, représentée par Zakaria Camara, directeur technique de l’agence de Lambanyi. Il accuse monsieur Coumbassa d’avoir incité les jeunes à s’attaquer à ladite agence.

A la barre, le prévenu a expliqué les circonstances dans lesquelles, il a été arrêté. «Le Samedi 21 avril 2018, j’étais de passage à Lambanyi, seul dans ma voiture. Arrivé au niveau de l’agence d’EDG, j’ai vu la fumée. Par curiosité, je suis descendu pour aller voire les dégâts. C’est ainsi que Zakaria Camara est sorti pour me demander si je suis responsable de la jeunesse de Lambanyi. J’ai dis non. Après quelques temps d’échange, ils m’ont mis aux arrêts en disant que je faisais parti du groupe de jeunes qui a vandalisé l’agence », a-t-il expliqué.

Prenant la parole, le procureur Mohamed Samoura a fait comprendre dans ses réquisitions qu’aucun élément ne justifie que « Combassa ait participé à ce genre de vandalisme. Je vous demande de le relaxer purement et simplement pour délit non constitué».

La défense, par la voix de maître Mohamed Traoré, déplore le fait que ce dossier n’ait pas été classé sans suite. « Lorsqu’on estime que les faits ne tiennent pas, on pouvait classer le dossier sans suite pour éviter d’encombrer le tribunal. On le prive de sa liberté pendant 24 heures, sans aucune preuve. On parle de destruction, mais on ne l’a jamais vu détruire. Vraiment, je vous demande madame la présidente, de le relaxer purement et simplement pour délit non constitué » a plaidé maître Mohamed Traoré.

Finalement, monsieur Coumbassa, prévenu non détenu, a été libéré pour délit non constitué.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 654 416 922/664 413 227

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