Université de Kindia : le ministre du budget face aux étudiants

6 mai 2018 à 13 01 33 05335

Le ministre du buget, Dr Mohamed Lamine Doumbouya a animé une conférence-débat hier samedi, 05 mai 2018 à l’Université de Kindia. Il a échangé avec les étudiants de l’institution d’enseignement supérieur sur la réforme des finances publiques et la mission assignée à son département notamment, a constaté un correspondant de Guineematin.com à Kindia.

C’est autour du thème « Réforme des finances publiques et perspectives de l’économie guinéenne »,  que le ministre du budget a échangé avec les étudiants de l’Université de Kindia. Une façon pour Mohamed Lamine Doumbouya de faire comprendre aux étudiants et aux enseignants, les réformes menées dans le cadre de la gestion des finances publiques guinéennes. « Nous avons jugé nécessaire de décentraliser notre politique d’information. C’est pourquoi je suis à l’Université de Kindia pour parler effectivement aux étudiants de ce qui se passe au niveau de notre économie.

Donc c’est une façon de permettre aux étudiants, aux universités, aux enseignants de pouvoir comprendre quelles sont les réformes que nous menons et qu’est-ce qui motive ses reformes, et pourquoi c’est important que tout le monde s’implique pour nous soutenir dans ce sens. Cela s’inscrit dans la vision du président qui nous instruit d’informer la population à chaque fois, de ce que nous faisons », a introduit le ministre.

Mohamed Lamine Doumbouya est ensuite revenu longuement sur les diggérentes réformes menées par le gouvernement guinéen pour rendre meilleure la gestion des finances publiques, la mission de son département, mais aussi les perspectives économiques de la Guinée. Il a expliqué aussi les indicateurs qui permettent de déterminer l’état de santé d’une économie : « Chez nous, il y a le taux de croissance, le niveau d’endettement, le solde budgétaire. Donc il faut que nous travaillions pour avoir une meilleure diversification de l’économie. Que les secteurs agricoles, énergétiques, et d’autres secteurs puissent jouer leur partition afin que toute la population puisse sentir les effets de la croissance », a-t-il dit.

Après l’exposé du ministre du budget et les échanges avec les étudiants, le recteur de l’Université de Kindia, Jacques Kourouma, a salué une démarche d’une grande importance : « Les étudiants et tous ceux qui ont écouté le ministre ont compris comment on conçoit un budget, comment on participe à la mise en place des mécanismes pour l’équilibrage entre l’économie et le sociale. Notre Université est ambitieuse, elle veut un enseignement de qualité. Nous avons tant besoin de vous et des partenaires pour permettre à l’Université de Kindia de sortir de l’ornière », a dit le recteur.

De leur côté, les étudiants ont dit avoir été mieux édifiés par les explications du ministre : « En tant qu’étudiante en économie, l’exposé de monsieur le ministre du budget m’a permis de connaitre la différence entre les recettes et la dépense. En même temps de comprendre comment les recettes sont collectées et comment les dépenses sont utilisées. Au-delà de tout ça, j’ai compris aussi les reformes menées par le ministère du budget dans le domaine économique », a réagi M’mahawa Cissé, présidente des étudiants de la faculté des sciences économique et de gestion de l’Université de Kindia.

Après Kindia, Mohamed Lamine Doumbouya se rendra dans les Universités de Labé, Kankan et N’Zérékoré pour s’entretenir avec les étudiants sur ce même thème.

De Kindia, Mamadouba Sylla pour Guineematin.com

Tel : 623 78 43 73    

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Boké : la ville en ébullition suite à l’arrestation d’un syndicaliste

6 mai 2018 à 13 01 26 05265

Le secrétaire général adjoint de l’UGTG, Aboubacar Sidiki Mara a été arrêté dans la nuit de samedi à dimanche à Boké. Il est accusé de conduite illégale dans l’exercice de ses fonctions de syndicaliste. Cette arrestation a provoqué la colère des employés de certaines sociétés minières évoluant dans la région, qui sont sortis protester dans la ville de Boké, rapporte un correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Selon nos informations, c’est aux environs de 3 heures du matin qu’Aboubacar Sidiki Mara, secrétaire général adjoint de l’Union générale des travailleurs de Guinée (UGTG) a été arrêté dans sa chambre d’hôtel dans la ville de Boké. Le syndicaliste aurait été conduit au PM3 de Matam à Conakry. Il lui est reproché d’avoir agi de manière illégale dans l’exercice de ses fonctions de syndicaliste. Sidiki Mara était en effet en séjour depuis quelques semaines dans la région de Boké où il est allé rencontrer les travailleurs des sociétés minières qui évoluent dans la région, pour échanger avec eux autour de leurs conditions de travail. Ce qui n’a pas été du goût des autorités.

Mais l’arrestation de ce syndicaliste a été irrité les employés des travailleurs du consortium SMB-WAP et UMS. Ces derniers sont descendus dans les rues de la ville de Boké pour exprimer leur colère. « Le Général Mara a été arrêté nuitamment hier à son hôtel et convoyé à Conakry par le Gouverneur en personne. Au lieu de le soutenir étant victime d’une tentative d’assassinat à laquelle il a échappé, on l’arrête. Mais nous aussi tant qu’on ne voit pas le Général Mara libre, sain et sauf, il n’y aura pas de travail à la SMB », a réagi au micro de Guineematin.com, Karamba Diaby, représentant syndical de la société UMS.

Au moment où nous mettions cette dépêche en ligne, un nombre important de travailleurs de SMB, UMS et WAP en provenance de la base-vie de la SMB avait pris d’assaut la ville de Boké pour exiger la libération d’Aboubacar Sidiki Mara. L’arrestation du secrétaire général adjoint de l’UGTG aurait été ordonnée par le président de la République en personne, qui considère le syndicaliste comme un perturbateur.

À suivre !

De Boké, Mamadou Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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Barrages hydroélectriques de Kaléta, Souapiti et d’Amaria: des diplomates étrangers en visite sur les lieux

6 mai 2018 à 0 12 47 05475
Une importante délégation de diplomates accrédités en Guinée s’est rendue ce samedi 05 mai 2018 dans la préfecture de Dubréka. Accompagnés du ministre de l’énergie et de hydraulique, les diplomates ont passé une journée chargée sur les sites de Kaléta, de Souapiti et d’Amaria, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.
C’est une quarantaine de diplomates formant un long cortège qui s’est rendue ce samedi sur le terrain pour toucher du doigt les réalisations en cours sur le fleuve Konkouré. La délégation était conduite par le ministre Cheikh Taliby Sylla de l’énergie et de hydraulique. On notait la présence du représentant de la délégation de l’Union européenne en Guinée, l’ambassadeur des États-Unis, mais aussi ceux de la fédération de Russie, de la Royaume Uni, de la France, de la Turquie, du Sénégal et de bien d’autres amis de la Guinée.
La visite a commencé par Amaria où les chinois de TBEA sont au démarrage de la  construction  d’un barrage hydroélectrique de 300 MW. Son délai d’exécution est de 54 mois pour un montant de 4 milliards de dollars US. 
Ensuite, le long cortège à mis le cap sur Souapiti où les travaux de construction se poursuivent à un rythme impressionnant. D’une capacité estimée à 450 MW, Souapiti est entrain d’être réalisé par d’autres chinois de la CWE (China Water and Electric). Là, les visiteurs ont été émerveillés par les réalisations en cours. Avant de rallier Kaléta, certains diplomates ont exprimé leurs sentiments sur ce qui se passe sur le terrain.
Pour Gerardus Gielen, chef de la délégation de l’Union européenne en Guinée,  » les travaux avancent bien. J’ai beaucoup écouté ce qui a été dit sur ce qui est prévu sur le fleuve Konkouré. A la fin de tous ces travaux d’ici quelques années il va y avoir quatre barrages sur ce fleuve, la Guinée fera un grand premier pas dans la pleine exploitation de ses ressources hydroélectriques sur le fleuve Konkouré et ça pourra aller beaucoup plus loin par la suite ».
De son côté, l’ambassadeur des États-Unis en Guinée, Denis Hankins à laissé entendre que « ces barrages, sur un système en cascades ne sont pas seulement destinés à la Guinée. Ils serviont à exporter l’énergie vers la région de l’Afrique de l’Ouest. Il y’a une série de grands projets d’infrastructures avec les investissements chinois, c’est aussi important que les investisseurs de tout le monde. C’est vraiment impressionnant de voir les progrès qui se font avec ces barrages »
L’ambassadrice du Sénégal et la représentante de la CEDEAO en Guinée  se sont réjouis de ce qui est entrain d’être réalisé en Guinée. Ces diplomates estiment que les projets d’interconnexion entre la Guinée et ses voisins que ce soit avec l’OMVG et l’OMVS seront bientôt une réalité au bénéfice des populations ouest africaines.
La visite à pris fin par le barrage de Kaléta où les diplomates ont apprécié la magie des chinois qui ont réalisé l’édifice.
Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com 
Tel 628 17 99 17
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Kankan : La journée mondiale de la liberté de la presse célébrée en différé ce samedi

6 mai 2018 à 0 12 42 05425

Les journalistes de Kankan ont célébré en différé ce samedi, 05 mai 2018, la journée mondiale de la liberté de la presse. A cette occasion, l’association des journalistes de Kankan (AJK), a organisé une conférence-débat portant sur les défis des hommes de médias locaux,  rapporte le correspondant de Guineematin.com à Kankan.

C’est à l’Université Julius Nyerere de Kankan que l’association des Journalistes de Kankan (AJK) a célébré la journée mondiale de la liberté de la presse, à travers une conférence-débat sous le thème « Liberté de la presse et les défis de l’heure ». Conférence animée par Amadou Timbo Barry, journaliste basé dans la ville, en présence de représentants du préfet de Kankan et de la Haute Autorité de la Communication (HAC), ainsi que plusieurs étudiants de cette institution d’enseignement supérieur.

Pendant plus de 2 heures d’horloge, le conférencier a échangé avec l’assistance autour de la règlementation du secteur, avec à la clé, plus de rigueur dans l’application des lois qui le régissent ; la formation des hommes et femmes qui œuvrent dans le secteur ; le respect de l’éthique et de la déontologie du métier, mais aussi le développement des nouvelles technologies de l’information et de la communication, notamment les réseaux sociaux et leur impact sur le travail des journalistes.

Les journalistes de Kankan ont mis aussi cette occasion à profit, pour évoquer la situation qui prévaut dans les médias locaux : « Ici à Kankan, il est rare de voir une radio notamment chez les privées qui paye ses journalistes, à plus forte raison qui respecte le SMIG. C’est pourquoi, au nom des journalistes de Kankan et à mon nom personnel, je demande au syndicat des journalistes de se battre pour l’amélioration de nos conditions de vie et de travail », a lancé Amadou Oury Souaré, secrétaire général de l’association des journalistes de Kankan.

De Kankan, Abdoulaye n’koya SYLLA, pour Guineematin.com

Tel : 620 95 40 47

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Liberté de la presse : l’UFR souhaite « une bonne collaboration entre l’Etat et la presse privée »

6 mai 2018 à 0 12 02 05025

Deux jours après la célébration de la journée mondiale de la liberté de la presse, le sujet n’a pas manqué d’être évoqué à l’assemblée générale hebdomadaire de l’UFR ce samedi, 05 mai 2018. La direction de la formation politique a souhaité bonne fête à la presse guinéenne et surtout une meilleure collaboration entre l’Etat et les médias privés, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

L’assemblée générale de l’Union des Forces Républicaines de ce samedi s’est focalisée en grande partie sur la restructuration de la formation politique dirigée par Sidya Touré, en prélude aux élections législatives et de la présidentielle à venir. Mais, la direction nationale du parti a mis aussi l’occasion à profit pour se prononcer sur la célébration de la journée mondiale de la liberté de la presse le 03 mai dernier. Les responsables de l’UFR, par la voix de l’honorable Hadja Aissata Daffé, ont souhaité que l’Etat collabore bien avec les médias privés, et qu’il aide les acteurs de ces médias à avoir de meilleures conditions de travail.

« Il n’est jamais tard pour bien faire. Le bureau exécutif me charge de souhaiter bonne fête à la presse guinéenne. La liberté de la presse, c’est quelque chose pour lequel l’UFR s’est battue depuis le départ. Sincèrement la presse, c’est l’un des grands piliers de la démocratie dans notre pays. Grâce à elle, chacun peut s’exprimer aujourd’hui. Si cette radio ou cette télévision ne veut pas te prendre, tu peux aller ailleurs. Nous espérons que ce qui s’est passé cette année, la presse ne va pas revivre de tels événements.

Nous espérons qu’il y ait une bonne collaboration entre l’Etat et la presse privée pour qu’elle soit soutenue et subventionnée parce qu’elle en a besoin. On souhaite qu’elle ait de bonnes conditions de travail. Au nom du parti et au nom du président du parti, nous souhaitons bonne fête à la presse guinéenne  », a déclaré la députée de l’UFR à l’Assemblée nationale.

Mamadou Laafa Sow pour Guineematin.com

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