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L’escadron mobile numéro cinq (ECO5) de la gendarmerie de Wanindra est accusé d’avoir tué par balle deux jeunes, âgés de 26 et de 22 ans, dans la journée de ce mercredi, 14 mars 2018. Après Boubacar Barry (26 ans), c’est Mamadou Baïlo Diallo (22 ans) qui a reçu une balle mortelle dans le même périmètre que la première victime, a appris Guineematin.com cet après-midi.

Selon Alpha Boubacar Bah, responsable de la communication de l’UFDG (le principal parti de l’opposition guinéenne), les citoyens ont difficilement pu récupérer le corps du défunt à cause de l’attitude menaçante du commandant de la gendarmerie de Wanindra, qui proférait des injures à caractère ethnique.

« Mamadou Baïlo Diallo a été tué à bout portant ! Il a reçu la balle directement sur le nez qui a été écrasé par la balle qui a percé la tête. Il est tombé et est mort sur place », a précisé le responsable de la communication de l’UFDG.

Par ailleurs, on apprend qu’il y a d’autres jeunes qui auraient également été blessés par balle dans la même zone. Et, ce sont les éléments de cet escadron qui sont pointés du doigt.

En outre, on laisse entendre que le président Alpha Condé aurait donné des instructions pour que l’hôpital national Ignace Deen refuse d’accepter dans sa morgue les cadavres. Le premier corps aurait déjà été enlevé pour être déposé à la clinique sino-guinéenne ; et, ce deuxième corps a pour le moment été déposé à la polyclinique de Dixinn.

Enfin, ce soir, Guineematin.com a reçu plusieurs appels de citoyens qui ne cachent pas leur révolte contre ce qui ressemble à des assassinats délibérés des citoyens de cet axe. « Ces derniers temps, notamment le lundi dernier, il n’y a pas un seul quartier de la ville de Conakry où il n’y a pas eu des manifestations contre ce régime. Alpha Condé a été insulté jusqu’au palais présidentiel où les manifestants étaient nez à nez avec les bérets rouges de la garde présidentielle ! Mais, personne n’a été égratigné, ni blessé pour cela. Aucune personne n’a été interpellée ! De même, ceux qui sont allés attaquer le siège du groupe Hadafo Médias proféraient des menaces devant les agents de la sécurité. Mais, personne n’a été égratigné, ni interpellé… Comment comprendre que la moindre manifestation fasse l’objet des tirs à balles réelles sur les citoyens de cet axe ? », rappellent certains concitoyens, dénonçant une injustice de ce régime qui crève les yeux.

A suivre !

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