La deuxième journée de la grève appelée par le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) a été suivie comme la première. Dans de nombreuses écoles de la commune de Ratoma, les élèves et les enseignants ont boudé les salles de classe. Au lycée Kapro-rails, seulement deux enseignants ont répondu présent ce mardi 13 février 2018, sur les 15 programmés, a constaté sur place Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

Tout comme hier lundi, la grève déclenchée par Aboubacar Soumah a paralysé de nombreuses écoles. Au lycée de Kaporo-rails, à Démoudoula, les élèves ne se sont pas bousculés pour venir en classe. Selon monsieur Daman Camara, proviseur dudit lycée, « sur un effectif de huit cent vingt trois (823) élèves, il n’y a que 89 qui ont répondu présent ce mardi. En ce qui concerne les enseignants, nous n’avons vu que deux (2) sur quinze (15). Pour ce qui est de l’encadrement de l’école, ils sont tous là, dix (10) sur dix (10) ».

Une situation qui a eu pour conséquence la non-tenue des cours. « Nous les avons libérés pour ne pas qu’il y ait attroupements et que ça dégénère », a dit le proviseur.

Au collège Koloma, c’est le même constat. Il n’y a pas eu cours. Dans la cour de l’école, quelques élèves discutent de tout et de rien. Deux professeurs sont à la direction mais ne sont pas venus pour donner cours. « Je suis juste venu voir, je ne vais pas donner cours », dit laconiquement un enseignant qui a requis l’anonymat.

A l’école primaire de Koloma SOLOPRIMO, les institutrices sont présentes et donnent cours. Mais, les salles de classes sont presque vides. « Les parents ont sans doute peur de laisser les enfants venir à l’école », dit un parent d’élève venu aux nouvelles.

Pendant ce temps, la circulation est normale sur la route Le Prince jusqu’à midi.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628 17 99 17

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