Arrivée du dernier convoi des pèlerinsLe dernier convoi des pèlerins guinéens est arrivé à Conakry dans la matinée de ce mardi, 25 septembre 2018. Ils étaient plus de 200 pèlerins et une centaine de membres de la commission d’organisation à bord de l’avion.

Ces pèlerins étaient accompagnés du Secrétaire Général des Affaires religieuses, Elhadj Aly Zamal Bangoura, du ministre d’Etat conseiller à la président et président de la commission nationale d’appui au Hajj, Elhadj Ansoumane Condé, ainsi que de plusieurs membres du comité d’organisation, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était à l’aéroport Gbessia.

Elhadj Aly Zamal Bangoura

Selon le Secrétaire Général des Affaires religieuses, Elhadj Aly Zamal Bangoura, il faut se féliciter du déroulement du Hajj, notamment le fait que ses compatriotes guinéens ont pu exécuter les différents rites du Hajj.

Concernant les difficultés rencontrées par les pèlerins, le premier responsable des Affaires religieuses a fait savoir que le pèlerinage n’est pas synonyme de facilité. « Le voyage pour le pèlerinage n’est pas comme les autres types de voyage. C’est un voyage de purification ou un voyage de pardon. Alors, s’il est vrai que Dieu a accepté ton pèlerinage, tu ne peux pas le faire sans avoir quelques difficultés », a dit Elhadj Aly Zamal, rappelant que chaque année, il y a des petites difficultés dans l’organisation, même s’il a tout de même promis de s’employer à mieux les corriger dans les prochaines années.

Elhadj Ansoumane Condé

De son côté, le président de la commission nationale d’appui pour le pèlerinage, le ministre d’Etat Elhadj Ansoumane Condé, trouve prématuré de parler des ratés du Hajj 2018 pour les guinéens. Néanmoins, il promet que toutes les leçons seront tirées pour une meilleure organisation à l’avenir.

ELhadj Ansoumane Condé regrette d’ailleurs que certaines personnes « souhaitent » la souffrance à leurs compatriotes. « Nous-mêmes, nous recevions les échos ; et, c’est regrettable que des guinéens puissent souhaiter de telles situations de souffrances à leurs proches. On a entendu que les gens vivent dehors et font de la mendicité ou bien que des gens aient négocié pour leur retour au niveau des derniers convois, ce n’est pas exact. Le dernier convoi est un convoi de ramassage. C’est-à-dire que quand vous arrivez, certains tombent malades et sont hospitalisés, d’autres sont égarés et d’autres aussi ont des problèmes de papiers qui sont parfois égarés. Le dernier convoi ramasse tous ceux-ci pour les ramener », a expliqué le ministre d’Etat, qui insiste sur le fait qu’aucun pèlerin guinéen n’a eu un problème de logement ou de nourriture pendant son séjour à la Mecque.

Par ailleurs, Elhadj Ansoumane Condé déplore que des personnes très âgées ou malades soient envoyées pour effectuer le pèlerinage dans un endroit où plus de cinq millions de personnes se retrouvent en même temps. « Le Hadjj est un exercice difficile même pour un jeune à plus forte raison un malade ou un vieux. Cette année, sur les huit mille pèlerins que nous avons envoyés, on a enregistré 12 décès. Certaines personnes sont allées tout en étant malades. Cela doit faire partie des leçons que nous allons tirer à l’avenir », a promis le président de la commission nationale d’appui au Hajj.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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