Réunis dans une classe du lycée Filira de Boké, les membres du bureau préfectoral et celui communal du syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG) ont décidé dans l’unanimité de rejeter en bloc la proposition du gouvernement par rapport au payement des 30% restant sur les 40 revendiqués. Par un vote au levé du doigt, l’ensemble des enseignants présents ont voté « NON » à l’échelonnement proposé, rapporte un des correspondants de Guineematin.com à Boké.

Après avoir procédé au contrôle des présences, le secrétaire général du bureau préfectoral du SLECG de Boké monsieur Mohamed Doumbouya a donné de larges explications sur la proposition confuse du gouvernement par rapport au payement des 30% restants. Il a ensuite invité les enseignants de sa préfecture à la vigilance ; car, selon lui, le gouvernement passe par des milliers des moyens pour intoxiquer le mouvement syndical.

« Il y a des personnes autour du président qui ont pour spécialité la désinformation. Regardez par exemple le cas de la prime d’habillement évoquée par le ministre du budget, il y a des ministres qui cherchent à démentir cela pour nous dire qu’il s’est trompé. Or, celui qui l’a dit n’avait pas les yeux bandés. Donc il est temps qu’on resserre les rangs et ne jamais céder à la manipulation et à l’intimidation », a lancé le secrétaire général face à ses camarades syndicalistes.

Pour reprendre le chemin de l’école, les enseignants ont donné cette condition : « la seule condition pour qu’on reprenne les cours, c’est le payement intégral des 40% et l’ouverture d’un couloir de négociations pour le salaire de base de 8 millions. Sinon, on écoute plus les promesses et la grève continue », ont brandit les enseignants dans la salle de réunion.

Apparemment, les enseignants n’excluent pas une année blanche. D’ailleurs pour un enseignant interrogé sur cette question, « il y a plus que l’année blanche, c’est la misère éternelle chez l’enseignant. Donc celui qui veut éviter une année blanche, n’a qu’à dire au gouvernement d’améliorer les conditions de travail des enseignants », a-t-il lancé.

Cette réunion sera soldée par la rédaction d’une déclaration adressée au bureau exécutif national du SLECG, pour leur signifier la position des enseignants de la préfecture de Boké face à la proposition du gouvernement et les réitérer leur attachement total aux revendications syndicales.

De Boké, Hamdjata N’Diaye pour Guineematin.com

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