Comme chaque fin de semaine, le principal parti de l’opposition guinéenne, l’UFDG, a tenu son assemblée générale ordinaire, ce samedi 31 mars 2018 à son siège situé à la Minière. Présidée par Cellou Dalein Diallo, la rencontre a connu la présence de l’opposant, Makanéra Kaké, des députés de l’UFDG ainsi que des militants fortement mobilisés, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

A cette occasion, le chef de file de l’opposition, Cellou Dalein Diallo, a abordé plusieurs sujets notamment la visite à Paris du ministre de la Communication, Rachid N’Diaye ; mais également, la difficile « collaboration » entre Alpha Condé et ses ministres.

Par rapport à ce dernier point justement, le président de l’UFDG a pris l’exemple des ministres Cheick Sacko de la justice et Gassama Diaby en charge de l’unité nationale et de la citoyenneté qui, estime-t-il, étaient animés d’une bonne volonté au départ. « Lorsque monsieur Cheick Sacko est arrivé ici, je pense qu’il était venu vraiment avec un esprit républicain. J’ai encore en souvenir le sens de responsabilité, de probité avec lequel il a dirigé le dialogue de juillet 2014.

Mais, lorsqu’il a inscrit dans la résolution l’engagement du gouvernement de mener des enquêtes sur les tueries et que lui-même disait que c’est son domaine de compétence, et qu’il mettait en place un pool de 5 juges chargés de mener des enquêtes, Alpha Condé a dit : si vous faites signer le relevé de conclusion, vous partirez du gouvernement. Depuis lors, intimidé, détourné, il a changé et a abandonné les valeurs que nous admirions et que nous respections chez lui », a dit Cellou Dalein Diallo.

Pour lui, même s’il n’y a pas de plaintes déposées contre les assassinats des militants de l’opposition lors des manifestations politiques, il appartenait à l’Etat, dans le cadre de sa mission de protection des guinéens, d’ouvrir des enquêtes pour situer les responsabilités.

Dénonçant toujours l’attitude du président de la République, Cellou Dalein Diallo a indiqué qu’après son échec dans la tentative de déstabilisation de l’UFDG, le chef de l’Etat s’est donné désormais pour agenda, la caporalisation des institutions. « Makanéra vient de parler de Mamady Kaba (le président de l’INIDH ndrl), un homme attaché aux valeurs de la République. Il était soucieux de l’instauration de l’Etat de droit dans notre pays. Aujourd’hui, on veut le liquider, on veut le démettre de cette fonction parce que sa voix était la seule discordante dans nos institutions. Il faut entreprendre le besogne de le liquider et de le remplacer par quelqu’un à leur solde. C’est la même chose pour Kèlèfa Sall parce qu’ils ne veulent pas se soumettre. Or, pour Alpha Condé, il faut se soumettre ou se démettre. Que ça soit les ministres qui étaient peut-être animés d’une bonne intention, c’est soit tu te soumets ou bien on te démet. C’est ce qui est arrivé à maître Cheick Sacko et même à Gassama Diaby qui étaient à nos côtés pour défendre le respect des droits humains sur l’arrêt des crimes. Avec Alpha, ou on se soumet, ou on se démet », a insisté le président de l’UFDG.

Le chef de file de l’opposition a enfin appelé encore une fois ses partisans à plus de mobilisation parce que, dit-il, l’opposition ne reculera pas jusqu’à la publication des vrais résultats sortis des urnes le 04 février dernier.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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