Pour tenter de décrocher une place au collège, 95.054 candidats dont 9.518 filles, affrontent depuis ce mercredi, 20 juin 2018, les épreuves du Certificat d’Etudes Elémentaires (CEE) dans la commune de Matoto, la plus grande du pays.

Le lancement officiel de cet examen national a mobilisé plusieurs cadres venus du ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation, de l’inspection régionale de l’éducation de Conakry et de la direction communale de l’éducation de Matoto. Une occasion mise à profit par le secrétaire général du ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation, pour sensibiliser et dans le même temps mettre en garde les candidats et les encadreurs contre toute tentative de fraude, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Casimir Diaora

« Aujourd’hui, c’est un grand jour pour nous enseignants, nous allons voir nos élèves c’est-à-dire nos enfants aborder le premier examen de leur vie, et nous souhaitons qu’ils réussissent tous. Mais ce n’est pas à tous les prix que nous souhaitons qu’ils réussissent. Il vous a été demandé de faire quelque chose en tant que surveillant et encadreurs de centres. C’est ce que vous devez faire, c’est de veiller au respect du code. C’est-à-dire qu’il vous est demandé en toute justice de surveiller dans la rigueur pour que les enfants qui réussiront aient réussi par eux-mêmes. Ça veut dire que si un enfant fraude il sera sanctionné, et si jamais un surveillant arrivait à frauder, il sera sévèrement sanctionné », a averti Casimir Diaora, secrétaire général du ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation.

Cette année, les examens nationaux se passeront selon un calendrier assez serré. Onze jours seulement pour le CEE, le BEPC et le Baccalauréat unique.

C’est pourquoi, Casimir Diaora a demandé à tous les acteurs concernés à faire des sacrifices pour la réussite de ces examens : « ça demande des sacrifices, et je crois que vous êtes prêts à consentir ces sacrifices. Alors, au nom de notre pays que nous aimons tant, nous vous demandons d’accomplir toutes les obligations qui vous sont demandées », a-t-il lancé.

Morlaye Yatara

De son côté, le directeur communal de l’éducation de Matoto a fait savoir que toutes dispositions sont prises au niveau de sa commune pour le bon déroulement de cet examen. Au nombre de ces dispositions, Morlaye Yattara cite : « D’abord la disposition sécuritaire, à commencer par le choix des sujets, vous avez vu le pli qu’on a reçu dans la salle est strictement fermé. Ça veut dire que les sujets qui se trouvent dans ce pli-là sont sécurisés. Ça c’est le premier aspect. Au niveau des salles, vous avez vu le ratio élèves par salle, c’est 30 par salle. Le ratio surveillants par salle est aussi de deux par salle. Parce que si on laisse un surveillant par salle, en cas de besoin, si le surveillant là quitte, il y aura le laisser-aller dans la salle.

Ensuite, au point de vu santé, vous avez vu qu’il y a deux agents de santé par salle pour éviter d’aller à l’hôpital. Pour la sécurité, vous avez aussi vu la ceinture de sécurité qui est là. Aux enseignants qui sont les acteurs de ce processus, parce que tout peut se jouer dans la salle, on a fait plusieurs réunions et on a demandé aux enseignants de respecter et de faire les règlements généraux des examens nationaux. Donc, on a pris toutes dispositions pour éviter toute forme fraude », rassure le DCE de Matoto.

Mamadou Laafa Sow pour Guineematin.com

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