Neuf personnes ont été interpellées hier, dimanche 23 Septembre 2018, à Garankéla, un district relevant de la sous-préfecture de Saramoussayah, dans la préfecture de Mamou. Leur arrestation fait suite à l’incendie de plusieurs cases qui appartiendraient au président dudit district.

Ces suspects ont été déférés à Mamou et ils se trouvent actuellement à la gendarmerie départementale, poursuivis pour incendie volontaire et destruction d’édifices privés, a appris un des correspondants de Guineematin.com dans la ville carrefour.

Selon nos informations, c’est un conflit né autour d’un domaine litigieux (sur lequel se trouve une école en construction) qui est sur le point de virer au drame à Garankéla. Déjà, à la date du 17 Septembre dernier, apprend-on de source judiciaire, une des parties en conflit (Bappa Sadou Barry, le président du district de Garankéla) avait saisi le parquet tribunal de première instance de Mamou d’une plainte formulée contre monsieur Sékou Amadou Dramé, un citoyen de Garankéla.

Dans ladite plainte, Sékou Amadou Dramé était accusé de stellionat, occupation illégale, faux et usage de faux. « La plainte a été enregistrée à notre parquet et transmise le même jour à la brigade de recherche de la gendarmerie pour enquêtes. Sur le domaine litigieux, une personne de bonne volonté avait entamé la construction d’une école. Curieusement, à la date du 20 Septembre 2018, quelques membres de la famille du suspect (Sékou Amadou Dramé) sont allés détruire les murs de cette école en construction », a expliqué monsieur Sidiki Camara, le procureur de la République près le tribunal de première instance de Mamou, qui a reçu un reporter de Guineematin.com ce lundi, 24 septembre 2018.

Pire, poursuit le procureur Sidiki Camara, « dans la nuit du Samedi au Dimanche 23 Septembre, les mêmes individus (des membres de la famille de Sékou Amadou Dramé) se sont offerts l’audace d’aller incendier dans le camp de leur adversaire (Bappa Sadou Barry) trois cases à usage d’habitation, une case utilisée pour la cuisine, une toilette, ainsi que tous leurs contenus ».

Dans la matinée d’hier, dimanche 23 Septembre, une mission mixte (composée d’officiers de la police judiciaire, de la brigade de recherche et d’agents de la CMIS et de l’escadron de gendarmerie mobile n°12) a été dépêchée à Garankéla. « Ils (les agents) sont allés sur le terrain faire des constatations et procéder à l’interpellation de neuf (9) suspects. Sur la base des articles 510, 523 du code pénal, 63 et suivants du code de procédure pénale, nous avons ordonné l’ouverture d’une enquête pour incendie volontaire et destruction d’édifices privés », a expliqué le procureur, Sidiki Camara.

A noter que les neuf personnes interpellées à Garankéla se trouvaient encore ce lundi à la gendarmerie départementale de Mamou où leur audition se poursuit.

De Mamou, Keïta Mamadou Baïlo pour Guineematin.com

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