Dans la journée de ce jeudi, 11 janvier 2018, le premier président de la Cour des Comptes, Mohamed Diaré, en compagnie de son équipe, a présenté aux médias le premier rapport annuel d’activités 2016. La cérémonie s’est déroulée au siège de l’institution dans la commune de Kaloum, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Ce premier rapport annuel de 130 pages est présenté en quatre grandes parties. La première est accès aux attributions, compétences et organisation de la Cour des Comptes ; la deuxième sur la mise en place de la Cour des Comptes, la composition de la Cour et du personnel magistrat ; la troisième partie parle des activités de la Cour des Comptes au plan institutionnel, organisationnel, de son fonctionnement, de la formation, des arriérés juridictionnels ; mais également de la certification des formulaires de déclaration des recettes minières de l’ITIE-Guinée pour les exercices 2014-2015. La quatrième et dernière partie du document évoque les perspectives et les recommandations faites par la Cour.

D’entrée, Mohamed Diaré a souligné que ledit rapport a déjà été présenté au Président de la République, Alpha Condé et aussi au président de l’Assemblée nationale, honorable Claude Kory Kondiano.

S’agissant des premières priorités de la Cour après sa composition, il y a deux ans, Mohamed Diaré a mis l’accent sur le recrutement et la formation. « Il fallait d’abord commencer par recruter les magistrats. Nous avons dans ce cadre recruté huit conseillers référendaires et ensuite dix auditeurs. Ensuite, il fallait former également les treize conseillers-maitres qui ont été recrutés en premier lieu », a-t-il.

Pour le premier président de la Cour des Comptes, son institution est une juridiction indépendante qui a des attributions juridiques et consultatives. « Il fallait faire apprendre à tout le monde ce qu’il faut pour examiner le compte d’un contrat public et ce qu’il faut pour aller contrôler une entité publique. Pour contrôler une entité publique, un ministère, c’est différent du contrôle d’un établissement public administratif et c’est aussi différent du contrôle d’une collectivité locale et territoriale. Il a fallu d’abord élaborer un guide de contrôle, un manuel de procédure, un code de déontologie et beaucoup de textes pour que la Cour des Comptes puisse être opérationnelle », a expliqué Mohamed Diaré, tout en ajoutant que son personnel a suivi quelques formations à l’extérieur.

Revenant sur les valeurs qu’incarne son institution, Mohamed Diaré a cité l’indépendance des magistrats et la collégialité dans le travail. « Les magistrats sont indépendants ; ensuite, il y a la collégialité parce que quand vous allez pour contrôler, quand vous avez une action à faire, au début, c’est à vous qu’on le confie ; mais, à la fin, c’est une formation de trois magistrats qui se réunit pour discuter et arrêter les conclusions de votre travail. A cela, il faut ajouter la solidarité entre tous les membres de la Cour », s’est félicité Mohamed Diaré.

Pour ce qui est des perspectives, le premier président de la Cour des Comptes s’est montré prudent. « Je ne veux pas aller loin sur cette question parce que je veux qu’on se limite au rapport présent. Par contre, ce que je peux vous dire, c’est que la Cour des Comptes va amorcer certainement une autre approche qui lui permettra de remplir ses attributions », a-t-il conclu.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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