Alpha Condé fera-t-il un troisième mandat en Guinée ? C’est la grande question qui préoccupe aujourd’hui l’opposition, la société civile et tous ceux qui se battent pour une stabilité des institutions en République de Guinée. Et, la crise qui est créée à la Cour Constitutionnelle est perçue aujourd’hui comme étant la première étape du putsch constitutionnel. C’est pourquoi, les opposants et les acteurs de la société civile ont appelé à de grandes mobilisations citoyennes pour barrer la route « aux sirènes révisionnistes ».

A la sortie de leur rencontre de ce mardi, 25 septembre 2018, les responsables de la société civile, des partis politiques et de l’unité d’action syndicale ont annoncé le chronogramme de leurs premières manifestations.
Tout d’abord, la journée ville morte qui était prévue par la Cellule du Balai Citoyen est annulée pour harmoniser et mieux préparer les prochaines actions. Ainsi, un sit-in est prévu devant la Cour Constitutionnelle le jeudi prochain. Puis, le lundi, une marche citoyenne à laquelle les organisateurs invitent tous les Guinéens épris de paix et de démocratie pour barrer la route à l’instabilité institutionnelle dans notre pays. Cette marche qui partira du carrefour de la Tannerie se terminera à l’Esplanade du stade du 28 septembre, via l’aéroport, Bonfi, Kenyen et Belle-Vue.
Comme pour dire qu’après l’échec de la pression diplomatique et autres médiations, les Guinéens sont forcés de descendre sur le terrain pour s’opposer aux actions de déstabilisation de nos institutions.

A rappeler que la crise politique actuelle a été provoquée par la décision de huit conseillers de la Cour Constitutionnelle. En toute violation de la Constitution et des lois qui régissent le fonctionnement de leur institution, ces derniers ont voulu déposer leur président qui ne s’entend plus avec le chef de l’Etat. Le 14 décembre 2015, Kèlèfa Sall avait prévenu Alpha Condé, au moment de son investiture, qu’il entamait là son tout dernier mandat à la tête de la Guinée. Aujourd’hui, c’est lui qu’on veut chasser de la tête de la Cour Constitutionnelle où il est élu pour un mandat de 9 ans.

Bref, en première ligne de cette coalition qui s’oppose à cet « putsch constitutionnel », il y a le jeune Sékou Koundouno qui dirige la Cellule du Balai Citoyen, le syndicaliste Biro Barry, les opposants Cellou Dalein Diallo, Faya Millimono, Dembo Sylla, Alhousseiny Makanera Kaké…

A suivre !

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

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