« Après examen des différents points de revendication sur le contentieux électoral par la commission mise en place par le comité de suivi, il est ressorti que le comité n’a pas compétence de revoir les résultats donnés par une juridiction compétente ; sinon, on se substitue à la justice ». C’est l’annonce de Dansa Kourouma, président du CONOSCG et membre du comité de suivi, ce mardi, 17 avril 2018.

A l’occasion d’une rencontre de restitution aux membres de la société civile, organisée à son siège, à Dixinn, le président du Conseil National des Organisations de la Société Civile Guinéenne, Docteur Dansa Kourouma s’est exprimé sur l’épineuse question du réexamen des résultats des élections locales du 04 février dernier.

Devant ses pairs, le président du CNOSCG a tenté de retracer l’historique du contentieux électoral en disant que des partis politiques ont rejeté les résultats définitifs des élections, mais aussi la décision de justice par rapport au contentieux électoral.

« Ils demandent que le dossier soit réexaminé par le chef de l’Etat pour qu’un consensus politique soit trouvé. Le Président a demandé au comité de suivi d’examiner ces préoccupations. Le premier jour, le comité a travaillé sur la méthodologie. Une commission a été chargée de recueillir les préoccupations qui ont été formulées par les entités qui ont porté plainte. Cette commission a rendu public son rapport hier. Ça a porté sur trois points. Premièrement, les partis politiques déclarent que leurs voix ont été détournées dans certaines circonscriptions. Deuxièmement, que les PV ont été annulés et la loi ne prévoit pas l’annulation des PV en pareils cas. Troisièmement, des PV ont été falsifiés. L’autre préoccupation formulée, ils ont parlé de l’utilisation abusive des procurations. Et, enfin, ils demandent à ce que les résultats soient réexaminés et que chacun soit mis à sa place », a expliqué brièvement Docteur Dansa Kourouma.

S’agissant des résultats sortis de ce réexamen, Docteur Dansa Kourouma a dit que le comité n’a pas compétence en la matière ; mais, politiquement, il peut y avoir des arrangements. « Après examen de ces différents points, il est ressorti que le comité de suivi n’a pas compétence de revoir les résultats donnés par une juridiction compétente ; sinon, on se substitue la justice. Mais, politiquement, on peut trouver les voies et moyens pour que les gens s’entendent. Par exemple, quand tu prends une commune comme Matoto, le nombre de voix en cause, peut-être, ça va toucher deux sièges. Les deux sièges, comment faire pour que le parti qui a porté plainte soit restauré, sans que la décision de justice ne soit modifiée. C’est la grande question. C’est pourquoi, nous, nous n’avons pas la solution à ce problème », a-t-il dit.

Hadja Adama Dian Bah et Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

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