Sidiki Camara, procureur du TPI de Mamou

Entamé hier, lundi 26 mars 2018, le débrayage des gardes pénitentiaires se poursuit dans la ville carrefour où la machine judiciaire est totalement ‘’grippée’’ actuellement au tribunal de première instance de Mamou. Les audiences correctionnelles qui étaient attendues ce mardi ont été toutes renvoyées à une date ultérieure, a appris le correspondant de Guineematin.com à Mamou.

La salle d’audience du tribunal de première instance Mamou est fermée. Sur le tableau d’affichage accroché au mur situé juste à gauche à l’entrée de ladite salle, se trouve un rôle comportant douze dossiers correctionnels qui devaient être jugés ce Mardi. Mais, à cause du débrayage observé par les gardes pénitentiaires, ces affaires ont été renvoyées à une date ultérieure.

« Comme vous le constatez, aujourd’hui (mardi) il n’y a pas d’audiences. Demain aussi il n’y aura pas d’audiences criminelles. On a renvoyé toutes les affaires à la semaine prochaine. D’ici là, certainement, des solutions idoines seront trouvées pour nous permettre de reprendre les audiences », a indiqué Sidiki Camara, le procureur de la République près le tribunal de première instance de Mamou.

Revenant sur les revendications des gardiens des prisons (gardes pénitentiaires), le procureur Sidiki Camara précise : « ils demandent l’amélioration de leurs conditions de travail, leur ravitaillement en denrées alimentaires, l’octroie de grades et la mise en place d’un cadre de formation pour améliorer leur capacité de travail ».

A noter que ce débrayage des gardes pénitentiaires sonne déjà comme un coup dur pour les prévenus et les accusés qui attendent depuis la maison d’arrêts de Mamou leur jugement pour être situés sur leurs sorts.

De Mamou, Keïta Mamadou Baïlo pour Guineematin.com

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