Dans la matinée de ce mercredi, 06 décembre 2017, le ministère de l’Energie et de l’Hydraulique en collaboration avec Facilité d’Assistance Technique de l’Union Européenne (TAF) Pour l’initiative Energie Durable Pour Tous (SE4ALL) a présenté les résultats de l’étude de Pré-faisabilité de 6 micro-barrages devant être aménagés à l’intérieur du pays. La cérémonie de présentation a eu lieu dans un réceptif hôtelier de la place, en présence du ministre de l’Energie et de l’Hydraulique, Cheick Taliby Sylla, du chef de la délégation de l’UE, Gerardus GIELEN, du Directrice de l’Agence Française de Développement (AFD) ainsi que plusieurs autres personnalités.

Dans son discours d’ouverture, le chef de la délégation de l’UE en Guinée, Gerardus GIELEN a rappelé que l’électrification des foyers est facteur important de développement économique, de lutte contre la pauvreté, d’amélioration des conditions de vie et de lutte contre les causes profondes de la migration irrégulière.

« L’Union européenne et l’AFD, après sollicitation du gouvernement guinéen, ont donné leur accord de principe en mars 2017 au financement d’un projet résolument tourné vers la satisfaction des besoins en énergie des populations rurales », a-t-il dit.

Selon lui, la réponse à cette sollicitation s’est concrétisée par une allocation d’une enveloppe de 20 millions d’euros sous forme de dons de l’UE pour « compléter le financement de l’AFD et par la mobilisation rapide d’une équipe d’experts de haut niveau de facilité d’Assistance Technique de l’Union européenne ».

Plaçant la rencontre d’aujourd’hui dans son contexte, Gerardus GIELEN a ajouté que celle-ci est « l’aboutissement d’une première étape vers la réalisation de projet concrets qui auront un impact sur la vie des populations rurales du pays et à un horizon » dont il espère sera le plus court possible.

Pour sa part, Patricia Aubras, Directrice de l’Agence Française de Développement (AFP) a reconnu le grand potentiel énergique de la Guinée, contrairement à d’autres pays de la sous- région. « Grâce à son important réseau hydrographique et sa pluviométrie abondante, les ressources hydro-électriques de la Guinée sont estimées à 6.000 mégawatts. L’exploitation de ce potentiel permettra de développer des pans importants de l’économie nationale en particulier le secteur minier et augmentera les possibilités pour la Guinée d’exporter son énergie », a-t-elle souligné.

Se basant sur une étude récente pour l’élaboration d’un prospectus d’investissements, Patricia Aubras a ajouté que 14% de la population aurait accès à l’électricité en Guinée avec seulement environ 2% en milieu rural.

Selon la Directrice de l’AFD, pour la réalisation de ces micros barrages, des études de pré-faisabilité visant à consolider le périmètre technique, les enjeux mais aussi les impacts des projets ont été réalisées par une équipe d’experts de la Facilité Assistance Technique de l’Union européenne.

« Pour chaque site, il s’agit de la construction d’un barrage, d’une centrale de production hydroélectrique, des réseaux de moyenne et de basse tension pour l’électrification des localités des populations avoisinantes. Les puissances à installer sont estimées entre 5 et 20 MW par site », a-t-il précisé.

De son côté, le ministre de l’Energie et de l’Hydraulique, Cheick Taliby Sylla s’est réjouit de voir cette volonté du gouvernement se concrétiser et a remercié le Président Alpha Condé qui en est l’initiateur.

Prenant l’exemple sur le projet de Foko, dans la région de Kindia, Cheick Taliby Sylla a expliqué que celui-ci permettra d’irriguer près de 200 hectares de terre. « A partir de Foko, on peut aussi renforcer le système d’alimentation en eau potable de la ville de Kindia parce que la station de traitement en eau se trouve à Kilissi, qui est très en aval par rapport au barrage de Foko », a-t-il dit.

Revenant sur l’importance de la réalisation de ces micros barrages dans les zones rurales, le ministre ajouté que l’énergie est aujourd’hui au cœur du développement de notre pays. « Notre combat aussi c’est de donner de l’eau potable à nos populations et quand on parle d’électricité, ce n’est pas seulement au niveau de Conakry ; il y a les populations rurales. Plus de 70% de nos concitoyens vivent dans ces zones rurales. Donc, l’accent doit être mis sur ces zones rurales afin de les faire bénéficier de l’électricité que va contribuer au développement de ces localités », a expliqué le ministre.

Pour lui, à partir de 2018, les études vont être finalisées ainsi suivra le démarrage des travaux proprement dits.

Mamadou Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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