Le marché Entag, situé dans la commune de Matoto, a enregistré un incendie qui serait d’origine électrique, dans la matinée de ce jeudi, 17 mai 2018. Des témoignages recueillis sur place, cet autre incendie qui survient deux mois après celui du marché de Madina (18 mars 2018-17 mai 2018), n’a pas fait de dégât humain ; mais, a entrainé d’énormes pertes matérielles et financières (une cinquantaine de boutiques et magasins partis en fumée), rapporte le journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Les commerçants du marché Entag étaient partagés ce matin entre la désolation et la tristesse. Un feu qui s’est déclaré subitement dans la boutique numéro 28 s’est aussitôt propagé dans les autres boutiques faisant de nombreux dégâts.

Elhadj Mamadou Cellou Diallo

Selon Elhadj Mamadou Cellou Diallo, une des victimes, au moment où sa boutique prenait feu, il était à une cérémonie de baptême. A son retour, sa boutique numéro 28 était méconnaissable, car tout était partie en fumée. « Quand je suis arrivée, ma boutique qui contient des médicaments était toujours fermée. Ce sont les flammes qui ont cassé le cadenas ! Rien n’en est sorti. Je ne sais pas à combien s’élève la perte. Je suis le plus grand perdant ici ; car, ma boutique était la plus grande ici ! C’est chez moi que les gens s’approvisionnaient… », a notamment dit monsieur Diallo, l’air déboussolé.

M. Boubacar Sidigui Sow

De son coté, Boubacar Sidigui Sow a dit avoir aussi été surpris par l’incendie. D’ailleurs, à son arrivée dit-il, un de ses proches qui détenait la clef de la boutique qui contenait aussi des produits pharmaceutiques n’était pas encore arrivé. « Quand l’incendie s’est déclaré, nos boutiques étaient fermées. Les premiers secouristes ont été obligés de gâter les serrures. Mais, malheureusement, le feu était si fort qu’on n’a pas pu le maitriser à temps ; il s’est donc propagé très vite vers les autres boutiques. Donc, j’ai tout perdu, tout est parti en fumée ! Aujourd’hui, même les portes de la boutique ne peuvent être utilisées », a-t-il dit, précisant que le feu est dû à un court-circuit.

Par ailleurs, Boubacar Sidigui Sow demande aux autorités et aux personnes de bonnes volontés à leur venir en aide. « Nous n’avons plus rien ! C’est d’ici qu’on prenait en charge nos familles ; certains d’entre nous ont plus de 10 personnes à nourrir. J’exhorte nos amis commerçants et le Gouvernent à nous venir en aide afin d’avoir au moyen les moyens de reconstruire nos magasins et de reprendre nos activités », a-t-il lancé.

Nouhan Traoré

Arrivé plusieurs heures après le début de l’incendie, Nouhan Traoré, le chef de cabinet du ministère de la sécurité et de la protection civile, a dit son regret face à cet autre incendie. Selon lui, tout semble avoir commencé dans la boutique numéro 28 où les flammes et le feu jaillissaient avec une force extraordinaire avant d’atteindre les autres boutiques. « Aussitôt, nos services informés, sont arrivés sur les lieux. A date, il y a 11 camions de la protection civile, auxquels s’ajoutent d’autres camions de la protection civile, en l’occurrence celui de TOPAZ et celui de l’aéroport. Comme d’habitude, il y a une synergie qui se crée entre les services en vue de venir à bout des fumées qui se déclenchent. Pour le petit constat, nous vivons quasiment la même réalité comme celui que nous avons vécu au marché de Madina. Autrement, il y a toujours des facteurs aggravants. Le marché d’Entag, à l’instar du marché de Madina, se caractérise par l’étroitesse de la place : les boutiques sont situées de façon très exiguë, très étroite, et il n’y a pas d’espace possible permettant à nos services d’incendie de venir au plus près et gérer l’incendie, c’est le premier facteur aggravant. Le deuxième facteur aggravant est celui lié à l’absence des bouches incendies ; s’il y avait une bouche incendie sur les lieux, cela allait favoriser la célérité dans la gestion de l’incendie par les services concernés », a précisé Nouhan Traoré.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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