Moïse Tinguiano, Curé de la Paroisse SAT

Les fidèles chrétiens du monde célèbrent demain, dimanche 1er avril 2018, la fête de Pâques. A la veille de cette fête, la plus importante chez les chrétiens, l’heure est aux préparatifs dans les différentes Eglises de Conakry. A la paroisse Saint Augustin de Taouyah (SAT), le Curé Moïse Tinguiano, interrogé par un reporter Guineematin.com, a expliqué le sens de cette fête et du carême observé par les fidèles catholiques.

Hier, vendredi 30 mars 2018, le Curé de la paroisse Saint Augustin de Taouyah s’activait sur les derniers préparatifs de la fête de Pâques, prévue demain, dimanche 1er avril 2018. « La fête de Pâques marque la mort de Jésus Christ, ensuite elle est le passage de la mort à la vie, elle commémore la résurrection Jésus Christ », explique-t-il, ajoutant que cette fête est une occasion pour les fidèles chrétiens de se faire pardonner leurs pêchés.

Pour les fidèles catholiques, Pâques, la plus grande fête chrétienne, intervient dans un contexte particulier. Car, elle marque la fin de 40 jours de jeûne et de pénitence. Ce carême observé uniquement par les catholiques, est basé sur trois piliers essentiels, dont le jeûne, la prière et le partage, indique le Curé Moïse Tinguiano. « Pendant ce moment-là, nous nous retrouvons dans le désert comme l’avait fait Jésus Christ, pour déjouer les pièges des détracteurs parce que c’est ce qui nous permet d’être en communion avec le seigneur.

Le Curé Moïse Tinguiano

C’est un moment qui nous permet surtout de vivre en communauté avec les plus pauvres, parce que le seigneur nous dit déchirez vos cœurs et non vos vêtements. Donc pendant ce temps, nous sommes dans le désert à partir de nos cœurs parce qu’on se retire de tout. Et le carême n’est pas seulement le jeûne et la prière, nous essayons également d’être ensemble avec le seigneur pour que nous puissions prendre conscience de notre misère », a-t-il dit.

Le Curé de la paroisse Saint Augustin de Taouyah précise toutefois, que ce Carême qui s’achève ce 30 mars, ne s’est pas passé sans quelques difficultés : « Nous rencontrons, comme je vous disais y a le désert, c’est pour vous dire que y a la chaleur et le manque d’eau. Nous avons aussi la prière que nous faisons de façon intense, et ça c’est très difficile. Le partage aussi comme il y a tellement de pauvres, on a du mal à avoir des vrais pauvres parce que certains se font comme des pauvres alors que ce n’est pas vrai. Autres difficultés aussi, c’est la conjoncture de notre pays et la situation politique de notre pays, de fois les fidèles ne se rendaient à l’Eglises à cause des manifestations », a énuméré entre autres Moïse Tinguiano.

Ramatoulaye Diallo pour Guineematin.com

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