Les fidèles musulmans du monde vont célébrer demain mardi l’Aïd El Kébir, ou fête de la Tabaski. En Guinée, des mesures ont déjà été prises par la sécurité routière pour diminuer les risques d’accident de la circulation. L’annonce en a été faite ce lundi, 20 août 2018 par le contrôleur général de police, Hamidou Babacar Sarr.

Dans un entretien accordé à reporter Guineematin.com, le directeur national de la sécurité routière a dit qu’un dispositif sera mis en place de 7 heures à 22 heures.

Guineematin.com : demain c’est la fête de Tabaski. Quelles sont les dispositions sécuritaires prises par la direction nationale de la sécurité routière ?

Hamidou Babacar Saar : comme à l’accoutumée, c’est avant, pendant et après. Depuis un mois maintenant nous sommes  là-dessus. Surtout avec l’arrivée des bus turcs. Donc, on a renforcé le dispositif sécuritaire malgré la dégradation qui dérange un peu mais on arrive vraiment à s’en sortir. Donc avant, on a commencé à dégager les marchandes du marché Enta, de Matoto et ainsi de suite. Demain la nouveauté, c’est que vous verrez des bus transporter les usagers de la route d’un point à un autre. Pour le retour des usagers qui sont à l’intérieur du pays, nous allons renforcer la sécurité  entre Kagbélen et Kilomètre 36. Je tiens à vous assurer que tout va se passer bien.

Guineematin.com : combien d’agents allez-vous déployer sur le terrain ?

Hamidou Babacar Saar : alors là, ça c’est secret à la police. Je ne peux pas vous dire le nombre de personnes qui seront déployées. Tous les policiers qui seront déployés demain, souvent c’est sous instruction de notre autorité, parce qu’il y a différents service pour assurer la sécurité des personnes et de leurs biens. Il y a la routière, chargée de la fluidité de la circulation, les commissariats centraux et autres assurent la sécurité des personnes et de leurs biens.

Guineematin.com : de votre côté, combien d’agents seront sur le terrain ?

Hamidou Babacar Saar : pour la police routière, là il faut compter les 200 à 250 personnes planifiées le  long des routes ce jour-là. Parce que, c’est sous forme de rotation, c’est-à-dire de 7-14 heures et de 14 -22 heures.

Guineematin.com : quelles sont les consignes données aux agents qui seront déployés sur le terrain ?

Hamidou Babacar Saar : la consigne, c’est assurer notre mission régalienne  qui est la fluidité de la circulation, assurer la sécurité des personnes et de leurs biens. Donc, c’est aider les gens à traverser, éduquer la population et faire la prévention. Ce sont des  consignes objectives qu’on a données et que les gens vont appliquer.

Guineematin.com : quelles sont les sanctions prévues contre ceux qui ne vont pas respecter ces consignes dans la circulation ?

Vous savez ce qui nous lie à un usager de la route ce sont les amendes, la contravention. Quand tu n’appliques pas bien la règlementation, on applique les contraventions sur ta personne que tu vas payer au trésor public. C’est pourquoi, il y a lieu d’inviter les gens qui se livrent à l’alcool de faire très attention. Parce que, quand on te récupère, on va te garder à vue et tu seras soumis à une forte contravention. J’invite également les parents à ne pas remettre les véhicules aux enfants. La première sécurité vient de la maison et après l’Etat vient au secours. Donc, il faudrait qu’on soit sérieux là-dessus, qu’on soit responsables nous parents pour ne pas qu’on ait souvent l’excès d’amour auprès de nos enfants. Je vous assure que tout se passera dans les règles de l’art comme d’habitude.

Guineematin.com : des embouteillages ont déjà commencé à la veille de la fête, qu’est ce qui explique ça ?

Hamidou Babacar Saar : les embouteillages de ce matin sont dus à l’arrivée du bateau Mercy Ships où les malades ont été programmés ce matin pour leur inscription au palais du peuple. Donc, dès 4 heures du matin les gens ont commencé à déferler sur ces lieux et cela nous a sérieusement emmerdés. Et là, on a constaté le ralentissement très profond sachant que la circulation, c’est le flux et le reflux. A Conakry, les gens descendent ensemble et se retournent ensemble. Ça coïncide à un lundi matin où les milliers de véhicules  descendent. Donc, c’est ce qui a affecté la circulation jusqu’à cette heure-ci. Mais, nous sommes en train de remédier, trouver la solution et les voies de recours. S’il faut, soit ouvrir le jardin du 02 Octobre pour envoyer les gens, ou bien trouver un autre coin pour recevoir les patients qui ne sont pas encore enregistrés. Parce que le palais du peuple est un entonnoir où il n y a que deux routes d’entrée et une route de sortie.

Entretien réalisé par Siba Guilavogui pour Guineematin.com

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