A l’appel à la grève des syndicalistes de l’enseignement, la paralysie des cours se poursuit en République de Guinée. Dans la matinée de ce mercredi 06 décembre 2017, seulement 4 élèves ont répondu présent au lycée de Bonfi dans la commune de Matam, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Depuis le 13 novembre dernier l’école guinéenne connaît une paralysie qui ne dit pas son nom. Après les scènes de violence des deux derniers, les parents d’élèves semblent ne plus vouloir prendre de risque. Le lycée de Bonfi est désespérément vide ce mercredi.

Selon Mr Mory Condé, proviseur dudit lycée, « sur plus de deux mille inscrits, on a eu que 4 élèves ce matin. Quant aux enseignants, quinze sont venus sur les 22 programmés. On n’a pas pu faire cours », a-t-il déploré.

Selon lui, le cas blessé de lundi dernier a participé à dissuader les parents à garder les enfants à la maison. « J’ai un de mes élèves qui a été blessé lundi par un étui de gaz lacrymogène tiré par un policier. Il était dans sa classe et révisait avec ses amis. C’est là qu’il a reçu le coup, il s’est évanoui et a perdu beaucoup de sang. Donc, depuis ça, les parents sont très prudents. Nous avons fait un rapport circonstancié qu’on qu’on déposé chez nos chefs. On attend la suite », a dit Mr Mory Condé.

Au lycée du 1er mars (ex lycée de Matam), pas l’ombre d’un chat. Aucun élève n’est en classe. Comme pour dire, l’annonce de la fin de la grève par ceux qui étaient jusque-là derrière Aboubacar Soumah semble avoir fait l’effet inverse. Le syndicaliste Aboubacar Soumah n’est-il pas devenu plus que jamais incontournable dans la résolution de cette crise? Sa rencontre avec la base demain jeudi nous nous édifiera davantage, si jamais elle n’est empêché par les gendarmes.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Facebook Comments