Depuis le mois de mars dernier, comme chaque année d’ailleurs, la fréquentation du fleuve Milo de Kankan connaît une nette augmentation. Mais, le problème est que beaucoup d’enfants et d’adolescents se rendent au fleuve pour jouer sans être surveillés. Et cela, avec tous les risques possibles, a constaté le correspondant de Guineematin.com à Kankan.

Chaque année, le constat révèle que le taux de fréquentation du fleuve Milo de Kankan et ses alentours, s’accroit considérablement pendant la période de mars-avril. Cette année également n’échappe à cette règle.

Parmi ceux qui s’y rendent, beaucoup d’enfants et d’adolescents. Ils vont en groupes ou même avec leurs mères. Une fois sur les lieux, les enfants se mettent à se baigner et à jouer dans le fleuve, en ignorant les risques qu’ils courent. Car, on se rappelle que ces derniers temps, plusieurs personnes ont laissé leur vie à cet endroit.

« Ces enfants viennent avec leurs mères passer toute une journée ici, pas plus tard qu’avant-hier, l’eau avait emporté un enfant lorsque sa mère était occupée, elle s’en est rendue compte lorsqu’il était trop tard. Une fois qu’on interdit l’accès au fleuve aux enfants, c’est leurs parents qui vont se plaindre à la gendarmerie », explique Mohamed Kourouma, un jeune qui fréquente régulièrement le fleuve Milo et qui tente d’empêcher de s’y rendre.

Cette situation inquiète aujourd’hui, Mariam Traoré, mère de famille : « Ce que je vais dire à mes amies mères qui amènent leurs enfants au bord du fleuve et les abandonnent pour vaquer à leurs occupations, c’est d’arrêter de faire ça. J’en appelle à la responsabilité de toutes les mères pour prendre soin des enfants », a-t-elle dit.

Pour l’heure, cette situation ne semble pas attirer l’attention des autorités locales, malgré tous les dangers qu’elle représente.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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