Construit il y a de cela une trentaine d’années, le centre de santé de la sous-préfecture de Sabadou Baranama dans la préfecture de Kankan ne répond plus aujourd’hui aux normes d’un centre médical. La structure hospitalière manque de tout ou presque, et se trouve dans un piteux état, a constaté le correspondant de Guineematin.com à Kankan.

Sabadou Baranama est une sous-préfecture située à 75 kilomètres de la commune urbaine de Kankan. Elle a une population de 26.881 habitants. Elle dispose d’un seul centre de santé dans la commune rurale et des postes de santé dans quelques-uns de ses 16 districts. Mais, le centre de santé n’existe quasiment que de nom aujourd’hui. Car, il manque pratiquement de tout ce qu’il faut pour un centre médical digne de nom.

« Ce centre de santé a été construit en 1990, il est aujourd’hui fortement délabré et a besoin d’être rénové. Mais, on ne peut pas faire la rénovation avec les maigres ressources que nous générons ici. En plus,  nous n’avons que 5 travailleurs titulaires, les autres sont des contractuels. Et on n’a pas d’équipements suffisants », témoigne Sékou Ahmed Sangaré, le responsable de ce centre de santé, qui sollicite un soutien pour faire face à ces problèmes et permettre au centre d’améliorer la qualité de ses prestations.

Mais il faut dire que le centre de santé de Sabadou Baranama n’est pas le seul qui se trouve dans cette situation. Les quelques postes de santé se trouvant dans certains districts font face aux mêmes difficultés. C’est le cas de celui de Diamona, district situé à 18 kilomètres du chef-lieu de la sous-préfecture. Selon Lancinè Konaté, le chef de ce poste de santé, cette structure sanitaire a été construite par les populations elles-mêmes. Mais là aussi, les problèmes ne manquent pas.

 « Vraiment, ça fait longtemps que les villageois ont contribué pour la construction de ce poste et ils se battus pour avoir quelques matériels. Mais aujourd’hui, les matériels qui sont dans la salle de consultation et dans la salle de pansement sont vieux, nous n’avons pas une salle d’accouchement aussi. Nous avons beaucoup de problèmes ici, il n’y a même pas d’électricité », a expliqué Lancinè Konaté.

Les habitants de ces localités comme bien d’autres en Guinée profonde, peinent encore à accéder à des soins de santé de qualité et s’exposent à tous les risques possibles, notamment les femmes en ceinte qui accouchent dans des conditions très loin d’être optimales.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tel : (00224) 620 95 40 47

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