Faux documentsUne jeune femme a échappé à un kidnapping hier, lundi 23 septembre 2018 dans la préfecture de Siguiri. Elle explique avoir été enlevée par un groupe d’individus à bord d’un véhicule et avoir réussi à échapper à ses ravisseurs, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Minata Touré, jeune femme d’une vingtaine d’années, mariée et mère de deux enfants, est rentrée dans la ville de Siguiri très fatiguée et inquiète. Elle explique avoir été enlevée par un groupe d’individus à bord d’un véhicule entre Djélibakoro et Niandakoro. « Je suis venue de Tassila (un village de Kankan) pour le marché hebdomadaire de Djélibakoro. Après le marché, j’ai décidé d’aller à Niandakoro où je devais prendre mes médicaments.

Et comme Djélibakoro n’est pas si distant de Niandakoro, j’ai préféré faire le trajet à pied. Mais en cours de route, une voiture s’est garée devant moi, le conducteur m’a dit de monter ils vont me déposer à Niandakoro. Quand je suis montée à bord du véhicule, ils m’ont aspergé un produit et j’ai perdu connaissance, ils ont enlevé mon téléphone portable et une somme de 60 000 GNF que je détenais », explique la jeune femme.

Elle ajoute qu’au bout de quelques heures de circulation, les ravisseurs ont décidé de se garer en pleine brousse pour se reposer. Et elle en a profité pour s’enfuir, laissant les kidnappeurs et quatre autres femmes enlevées en train de dormir. « Après Siguiri, ils se sont dit qu’ils vont se reposer car ils ont passé toute la nuit sans dormir, ils ont dévié pour aller se garer donc en brousse.

Et lorsque j’ai constaté qu’ils dormaient je me suis échappée. Les ravisseurs étaient au nombre de 3. Deux hommes et une femme. Il y avait aussi quatre autres femmes qu’ils ont kidnappées dans la voiture. J’ai voulu réveiller ces femmes pour qu’on puisse nous échapper ensemble, mais j’ai eu peur d’attirer l’attention des ravisseurs. J’ai décidé d’aller toute seule », a-t-elle dit.

Minata Touré est allée se présenter dans une radio de Siguiri. Les responsables du médium ont contacté ses parents par téléphone, et ces derniers sont venus la chercher pour la ramener dans son village. Quant aux ravisseurs et les quatre autres femmes kidnappées, ils restent pour l’heure sans nouvelles.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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