Une polémique vient d’éclater à Kissidougou, la ville de Kissi Kaba Keita. A l’origine de cette polémique, l’occupation du grand rond-point de la ville où une statue du célèbre résistant à la pénétration coloniale vient d’être érigée. Une société a occupé les lieux pour y vendre de la nourriture et des boissons notamment alcoolisées. Ce qui n’est pas du goût des sages de Kissidougou qui y voit une insulte à la mémoire de leur ancêtre, a appris un envoyé spécial de Guineematin.com sur place.

La construction du monument de Kissi Kaba Keita au niveau du grand rond-point de Kissidougou, a été unanimement saluée dans la ville. Mais une semaine après l’inauguration de la statue, celle-ci suscite une polémique sur place. En effet, la société SOBRAGUI est allée aménager les lieux pour y vendre de la nourriture mais aussi des boissons dont certaines sont alcoolisées. Une situation qui a irrité les sages de la ville.

Pour ces derniers, il est inconcevable de vendre de la bière sous la statue de Kissi Kaba Keita. « On est tous contents de la réalisation de ce monument, mais nous avons vu quelque chose qui commence à nous mettre mal à l’aise. S’ils sont de mèche avec certains fils de Kissidougou pour vendre de la bière là-bas on leur demande de quitter les lieux. J’ai interpellé les autorités, nous ne voulons voir personne faire du commerce là-bas », a déclaré le doyen des sages de Kissidougou qui est l’homonyme du résistant Kissi Kaba Keita.

De son côté, Ibrahima Kalil Touré, le responsable commercial de la SOBRAGUI, tente de démontrer le bien-fondé de l’occupation des lieux par la société. Il indique que cela permettra d’entretenir l’endroit et le rendre attrayant. « Si vous voyez aujourd’hui tous les grands ronds-points de Conakry sont aménagés, à Kankan et à Faranah c’est la même chose.

Donc quand j’ai vu le rond-point d’ici, j’ai demandé à l’association qui a fait le monument si elle a réfléchi à l’idée de mettre une structure en place pour l’entretien de ce bijou, elle m’a dit que cela revenait aux autorités communales. Mais vu les charges de ces autorités, est-ce qu’ils peuvent avoir du temps pour réfléchir à ça ?

Donc immédiatement je suis allé occuper le lieu en même temps j’ai fait une demande officielle adressée à la mairie, mais les autorités ne m’ont pas encore répondu. J’ai signé un contrat de partenariat avec une société de la place et un jardinier pour bien entretenir la place en attendant l’accord de la commune », a-t-il dit.

Aux dernières nouvelles, on apprend que les autorités ont adressé une note à la société qui a occupé ce rond-point, lui demandant de libérer les lieux.

De Kissidougou, Abdoulaye N’koya Sylla, envoyé spécial de Guineematin.com

Tel : 00224 627 24 13 24

Facebook Comments

Guineematin