L’épouse de Souleymane Kaba, directeur préfectoral de l’éducation de Lélouma est désormais dans le collimateur du collectif des enseignants de la préfecture qui soutient contre vent et marrée la position radicale du syndicaliste Aboubacar Soumah, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Comme annoncé dans nos précédentes éditions, le secteur de l’éducation est perturbé depuis ce vendredi, 09 février 2017 dans la commune urbaine de Lélouma, par un mouvement de grève d’enseignants en colère contre les autorités préfectorales de l’éducation.

Constitués en collectif pour le soutien des actions du syndicaliste Aboubacar Soumah, ces enseignants qui ont manifesté pacifiquement, vendredi matin, dans les rues de la commune urbaine de Lélouma, ont reçu les responsables locaux des organisations de la société civile venus proposer leur service pour une médiation entre grévistes et autorités locales.

Au cours de cette rencontre qui a eu lieu en plein air à la devanture de la bibliothèque préfectorale, les manifestants ont présenté aux responsables de la société civile un mémorandum comportant 6 points de revendication : l’annulation de l’affectation de leur secrétaire général, Ansoumane Diallo à Mandiana ; le départ du DPE ; le départ de Sony Right, Ibrahima Baldé et Hassimiou Barry accusés de rapporter les enseignants chez le directeur préfectoral de l’éducation ; l’arrêt des menaces proférées par des délégués sous-préfectoraux de l’éducation (DSPE) et les chefs d’établissements à l’encontre des enseignants ; la fin des mutations ciblées et le remboursement intégral des salaires perçus par la femme du directeur préfectoral de l’éducation de Lélouma.

Sur ce dernier point, il semble que depuis que Souleymane Kaba a pris services en qualité de directeur préfectoral de l’éducation de Lélouma, il y a de cela 6 ans, son épouse qui est aussi enseignante n’exerce pas son métier alors que prend régulièrement son salaire. Pendant ce temps, l’époux sanctionne et fait suspendre régulièrement les salaires de certains enseignants placés sous son autorité pour des absences constatées de 3 à 4 jours.

Les membres du collectif des enseignants de Lélouma voudraient alors que la femme de leur DPE reverse au trésor public l’intégralité de son salaire perçu depuis pratiquement 6 ans, parce qu’elle n’a jamais travaillé.

Après avoir écouté ces différents points de revendication du collectif des enseignants de Lélouma, le président du conseil préfectoral des organisations de la société civile, Mamoudou Dembaye Diallo a promis de rencontrer les autorités compétentes dans le but de rétablir la justice dans le secteur de l’éducation.

Par contre le sapeur-pompier déclare n’être pas disposé à faire chasser un fonctionnaire de Lélouma, en tenant compte de son expérience personnelle d’enseignant à la retraite. Pour en convaincre davantage, il a expliqué à son auditoire avoir lui-même été victime d’injustice allant jusqu’à la suspension de son salaire mais qu’il n’a jamais demandé le départ de quelqu’un.

Sur la même lancée, il a insisté avoir toujours réussi à se faire rétablir dans ses droits sans pour autant demander le départ de quelqu’un.

Aux dernières nouvelles, on annonce que le gouverneur de la Région Administrative (RA) de Labé et son inspectrice régionale de l’éducation (IRE) sont attendus à Lélouma entre ce samedi, 10 et le dimanche, 11 février 2018.

Rappelons que cette grogne sociale qui vient de se déclencher à Lélouma coïncide malheureusement avec le mot d’ordre de grève général sur toute l’étendue du territoire nationale lancé par le syndicaliste Aboubacar Soumah à compter de ce lundi, 12 février 2018. Sacrée coïncidence pour le secrétaire général adjoint exclu du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) par le groupe de Dr Souleymane Sy Savané. Comme pour dire que « ça va se savoir ».

De Labé, Idrissa Sampiring Diallo pour Guineematin.com

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