L’Union Nationale des Boulangers et Pâtissiers de Guinée a tenu ce jeudi, 12 avril 2018 une réunion de crise à son siège à Bomboly, dans la commune de Ratoma. La rencontre a connu la participation des bureaux des cinq (5) communes de la capitale et de certaines villes de l’intérieur. Les membres de l’association ont, de manière unanime, maintenu leur décision d’aller en grève à partir du mercredi 18 avril prochain, a appris sur place Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

Elhadj Alpha Sacko

Selon Elhadj Alpha Sacko, président de l’Union Nationale des Boulangers et Pâtissiers de Guinée, cette réunion visait à donner une large information sur les difficultés auxquelles sont confrontés les boulangers. Des difficultés qui les poussent à la cessation de toute activité à partir de mercredi prochain.

« Après la réunion, les membres ici présents ont décidé de maintenir notre mot d’ordre de grève jusqu’à la satisfaction de nos différents problèmes. Avant, samedi prochain nous avons une assemblée générale avec les représentants des 33 préfectures et des 8 régions administratives du pays. On lance un appel au gouvernement, la grève du pain, c’est pour nous tous. Actuellement ce monopole nous fatigue, il n’y a que deux personnes qui nous fournissent la farine et elle n’est pas de bonne qualité », a-t-il dénoncé.

Alpha Oumar Baldé

Abondant dans le même sens, Alpha Oumar Baldé, diplômé d’université et gérant de boulangerie, a critiqué le monopole qui fatigue les professionnels du secteur. « Aujourd’hui, les deux personnes qui ont installé les usines de production de farine empêchent les grands commerçants d’importer la farine, alors qu’ils ne produisent pas de farine de qualité. Comparez les pains de 2012 et ceux de 2018. Ce n’est pas la même chose. Les prix du bois ont augmenté. Si tu fais par exemple deux sacs, tu vas dépenser 40 à 50 mille francs. Ça, c’est seulement pour l’achat du bois. Le sel, on n’en parle pas, le levin on n’en parle pas, la farine on n’en parle pas. La quantité de la farine, si on devait avoir 50 kilogrammes, tu as moins de ça, c’est anormal. En plus, tu dois payer des gens pour le transport de l’eau et autre. Nous souffrons, il faut que l’Etat nous vienne en aide en libéralisant le secteur. Il faut que les grands commerçants importent pour nous de la farine de bonne qualité », a-t-il dit avec insistance.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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