Par Algassimou Diallo : Ceux qui pensent que la revendication contre le prix du carburant relève du passé ignorent tout des revendications sociales contre la vie chère.

Si le Gouvernement ne fait pas marche arrière, les populations malgré leur résignation se rendront à l’évidence à l’approche de l’ouverture des classes des effets notoires de cette hausse du carburant sur leur vie et n’auront aucun choix que de se révolter et exiger la justice sociale. L’augmentation des coûts de la scolarité (A Conakry plus de 70% de l’offre éducative est privée), des fournitures/tenues scolaires, du transport, des denrées alimentaires ainsi que les loyers ont forcément des incidences sans commune mesure sur le pouvoir d’achat des ménages.

Tous ces facteurs ajoutés aux faits qu’il ne se passe plus un mois sans que le Chef de l’Etat et son Gouvernement ne posent des actes de trahison et d’incitation à la révolte nationale (Augmentation du carburant, Interdiction des manifestations publiques sur toute l’étendue du territoire national, Signature d’accord politique pour régler un contentieux électoral, Bradage du Port Autonome de Conakry, Surfacturation et mauvaise qualité du Pont de Linsan,…) contribueront à faire comprendre au peuple de Guinée que derrière la crise du carburant (qui n’est que la face cachée de l’iceberg), il y a des choses plus graves qui se trament au détriment des Guinéens et de la Guinée.

Les #ForcesSociales de Guinée ont été certes ralenties dans leur combat à cause de plusieurs facteurs internes et externes (que j’aurais tout le temps d’évoquer en détails dans les semaines et mois à venir) mais ses principaux leaders restent conscient de l’espoir qu’ils ont suscité et de la forte nécessité de jouer un véritable rôle de contre-pouvoir efficace face à un État en dégringolade et dont la légitimité prend un sacré coup tous les jours.

Dans un contexte politique et social comme celui de la Guinée l’effet d’un combat social ne se ressent pas à l’immédiat. C’est d’abord et avant tout un rapport de force idéologique dont l’impact sur les pratiques des populations se ressent de manière lente. Le Pays est dans une sorte de révolution depuis 2006.

Un régime qui fait de la démonstration de force, de la violation des lois & procédures, des répressions sauvages et de la corruption, un instrument de rétablissement de l’autorité de l’Etat est plus facile à combattre qu’un régime qui prône le dialogue et la gouvernance participative.

Messieurs Alpha Condé et Kassory Fofana ainsi que tous ceux et celles qui les défendent dans cette mauvaise voie pour des intérêts égoïstes et partisans le comprendront à leur dépend.

#8000GnFCestBon

#We_Will_Never_Give_Up

#NousNabandonneronsJamais

Algassimou Diallo

Expert Polyvalent en Développement

Membre des Forces Sociales de Guinée

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