Après de longs mois de fermeture, la SOTRAGUI (société des transports de Guinée) devrait bientôt reprendre ses activités, mais pas avec le même statut. Elle deviendra désormais une société privée. Face à cette situation qui leur laisse peu de chances de conserver leur emploi, les travailleurs de la société tentent d’obtenir un plan social favorable, a appris Guineematin.com des responsables du syndicat des travailleurs.

Après les multiples problèmes qu’elle a connu et qui ont conduit à sa fermeture il y a de cela plusieurs mois, la société des transports de Guinée (SOTRAGUI) est en passe d’être privatisée. Une décision des autorités guinéennes, qui vise à améliorer la gestion de la société.

Cette décision justement aura pour conséquence notamment, la perte d’emploi pour certains travailleurs de la société. C’est pourquoi ces derniers veulent obtenir un plan social, incluant 36 mois de salaire avant leur licenciement. Ils ont entamé même des négociations avec l’Etat guinéen dans ce cadre, indique Algassimou Bangoura, secrétaire général du syndicat des travailleurs de la SOTRAGUI. « Le plan social c’est un taux que le travailleur demande au patronat. Nous demandons à l’Etat, nous sommes des Guinéens, on a des gens qui sont malades parmi nous, on a des infirmes, des gens qui ont des maladies mentales. Donc tout ça, il faut nous donner quelque chose de consistant. C’est pourquoi nous avons demandé 36 mois de salaire. C’est ce que nous demandons », a-t-il dit.

Mais ce n’est pas tout, ajoute le syndicaliste : « A part ça, il y a la caisse nationale de sécurité sociale. Ça c’est un grand problème, car on prélevait l’argent sur les salaires des travailleurs et on ne le versait pas là où il fallait. Il faut savoir où est parti l’argent là. C’est ce qui nous intéresse pour que chacun soit régularisé et remis dans ses droits ».

Il faut noter quand même que la privatisation de la SOTRAGUI ne va pas amener tous les travailleurs de la société à perdre leur emploi. Certains d’entre eux seront repris, mais pas tous, précise Algassimou Bangoura :

« C’est la loi qui le dit, avec la nouvelle société qui vient, la priorité c’est avec les anciens travailleurs de la SOTRAGUI qui ont déjà l’expérience. Ils vont trier parmi nous et les plus chanceux vont être repris. Mais il faut que ceux qui n’auront pas la chance d’être repris aient un minimum vital. Avoir une somme qui peut leur permettre d’entreprendre autre chose. C’est pourquoi nous demandons les 36 mois de salaire », a laissé entendre le secrétaire général du syndicat des travailleurs de la SOTRAGUI, qui se dit confiant, quant à l’issue heureuse des négociations en cours avec l’Etat autour du plan social à mettre en œuvre.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

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