Madame Fatou Badiar Diallo                image d’archive

Comme annoncé dans l’un de nos précédents articles, madame Fatou Badiar, le commandant Alpha Oumar Boffa Diallo (AOB) et Jean Guilavogui étaient au tribunal de première instance de Dixinn, ce lundi, 6 novembre 2017. Après plusieurs heures de débat contradictoire entre le ministère public (représenté par monsieur Sidy Souleymane N’Diaye) les avocats de la défense et celui de la partie civile (maître Joachim Bilimou), le juge, Mangadouba Sow a renvoyé le dossier au 16 janvier 2018 pour la suite de débats, a appris le reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Madame Fatou Badiar (visiblement très affaiblie), le commandant AOB et Jean Guilavogui ont été présentés ce lundi, 6 novembre 2017, à la barre du tribunal de première instance de Dixinn. Après leur identification, le représentant du ministère public, Sidy Souleymane N’Diaye a fait observer la gravité des accusations articulées contres les trois accusés. « Le tribunal doit juger des agissements les plus graves dans la société », a indiqué Sidy Souleymane, ajoutant que l’arrêt de renvoi de la Cour suprême est d’autant plus important qu’il a été fait pour respecter la loi de double degré de juridiction. « Le motif de cassation ne se porte que sur la forme. Par conséquent, tous les considérants de cet arrêt montrent que les agissements anti sociaux sont établis », a insisté le ministère public.

Dans la même logique que le ministère public, la partie civile, représentée par maître Joachim Bilimou estime tous les aspects de la nullité sont mal fondés. « Nous demandons à ce que le tribunal revienne sur ces aspects », a-t-il dit.

Pourtant, les avocats de la défense, composés de Salifou Béavogui, Dinah Sampil, Alpha Oumar Diallo, Macky Touré et Cie ont à tour de rôle dénoncé une violation de la loi depuis les enquêtes préliminaires jusqu’au niveau de l’instruction.

S’appuyant sur l’arrêt de renvoi de la Cour suprême, les avocats de la défense ont demandé la libération pure et simple de leurs clients.

Mais, cette demande a vite été rejetée par le ministère public et la partie civile. Sidy Souleymane N’Diaye a indiqué que les avocats de la défense tentent de « banaliser » une affaire aussi grave que celle du 19 juillet 2011.

Pour la suite des débats, le juge Mangadouba Sow a renvoyé le procès au 16 janvier 2018. En attendant, madame Fatou Badiar, le commandant AOB et monsieur Jean Guilavogui ont été reconduits à la maison centrale où ils sont détenus depuis plus de six ans déjà pour une affaire (attaque du domicile du président Alpha Condé) dont beaucoup de Guinéens ne croient toujours pas à l’existence réelle…

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Facebook Comments