Comme indiqué précédemment, le président de la République, le professeur Alpha Condé, a invité Elhadj Cellou Dalein Diallo, le président de l’UFDG et chef de file de l’opposition guinéenne, a un entretien au palais présidentiel, Sékhoutouréa, dans l’après-midi de ce lundi, 2 avril 2018.

Cette rencontre (qui suscite assez d’espoirs au sein de la population guinéenne, martyrisée par d’innombrables manifestations politiques, souvent réprimées dans le sang par les agents des forces de sécurité, accusés de tirer à balles réelles sur les manifestants aux mains nues, occasionnant ainsi plusieurs morts et d’importantes pertes économiques) intéresse également les opérateurs économiques du pays.

Dans la nuit d’hier à aujourd’hui, le président du Groupe Organisé des Hommes d’Affaires de Guinée a joint Guineematin.com au téléphone pour alerter les deux personnalités sur les attentes des opérateurs économiques guinéens. Chérif Mohamed Abdallah a demandé au chef de l’Etat et au chef de file de l’opposition guinéenne de ne pas réserver les préoccupations des Hommes d’affaires du pays en marge de leurs discussions.

« Tout accord qui doit être trouvé doit mettre en premier lieu la sécurité des opérateurs économiques et le dédommagement des victimes », a demandé le président du GOHA. Chérif Mohamed Abdallah a rappelé à Alpha Condé et à Cellou Dalein Diallo que les opérateurs économiques ont toujours été victimes des manifestations politiques ; mais, les accords les concernant sont relégués au second plan et ne sont donc jamais appliqués. Et, ces derniers temps, la sécurité des Hommes d’affaires guinéens est devenue une préoccupation majeure, surtout depuis la disparition d’Elhadj Doura.

Comme on le sait, Elhadj Abdourahmane Diallo, dit Elhadj Doura, un vieil homme de 80 ans, a été kidnappé le 05 décembre 2017 à Hamdallaye, dans la commune de Ratoma. Depuis, aucune nouvelle de cet opérateur économique, malgré les promesses des forces de l’ordre. Et, pour pousser les autorités guinéennes à plus d’efforts dans les recherches, le Groupe Organisé des Hommes d’Affaires (GOHA) avait décrété deux journées sans commerce les mercredi 13 et jeudi 14 mars dernier sur toute l’étendue du territoire national. Ils en avaient alors profité pour dénoncer l’insécurité dont les Guinéens sont victimes et en particulier les opérateurs économiques.

Aujourd’hui, Chérif Mohamed Abdallah et ses collègues craignent sérieusement qu’il y ait un nouvel accord qui ignore leurs préoccupations ou qui n’en parle que pour compléter le document…

Mais, cet appel sera-t-il entendu ?

Attendons de voir !

Nouhou Baldé pour Guineematin.com

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