Les étudiants guinéens vont reprendre le chemin des universités le lundi 16 octobre 2017. Une date fixée par le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique. A l’Institut Supérieur des Sciences de l’Education de Guinée (ISSEG) de Lambadji, les responsables sont à pied d’œuvre pour une bonne ouverture des classes, a appris sur place Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

Selon Dr Lansana Camara, directeur général adjoint chargé à la formation et du perfectionnement, les emplois du temps sont déjà établis et l’assainissement de l’école est fait. « Nous sommes prêts à accueillir les étudiants dans la mesure où la direction générale de l’institut avait convoqué son conseil de perfectionnement le vendredi 06 octobre 2017. L’ordre du jour était les préparatifs de la rentrée universitaire 2017-2018. Dans ça, on a fait la répartition des cours du premier semestre, les emplois du temps, indiquer les charges des professeurs extramuros et les heures de vacation des vacataires. Donc, nous avons tenu cette réunion et diffuser la correspondance du ministère de tutelle qui nous dit que les cours reprendront effectivement le 16 octobre 2017 », a expliqué Dr Lansana Camara.

Sur le plan pédagogique, Dr lansana Camara a dit que tout est prêt. Mais, le gros souci de son institut se situe au niveau des tables-bancs. « Le nombre que nous allons recevoir cette année n’est pas encore tout à fait clair dans notre tête. Parce qu’on dit que cette année nous allons recevoir plus de 1000 et quelques étudiants en première année. Mais le plus souvent, il y’en a qui ne répondent pas présent. Je ne peux pas vous dire exactement les effectifs, pour dire qu’effectifs et salles de classes vont correspondre, mais on fait avec quand ils seront là. Il faut que les étudiants s’inscrivent pour connaitre le nombre de tables-bancs manquant ».

Sur un autre plan, Dr Lansana Camara a déploré le fait que les étudiants formés par l’ISSEG font le concours de recrutement pour accéder à la fonction publique. Un concours auquel prennent part des candidats qui n’ont aucune notion dans l’enseignement. « Vous voyez des gens qui disent, je ne veux pas enseigner et vont s’inscrire en Droit, Philosophie et autres. Mais après, vous les voyez encore courir pour faire le concours d’intégration à la fonction publique au compte de l’éducation. Donc, nous demandons que seulement ceux qui sont formés dans l’éducation participent au concours de recrutement dans l’enseignement », estime le directeur général adjoint.

Dr Lansana Camara invite les bacheliers à accepter leur orientation à l’ISSEG de Lambadji. Pour lui, la santé et l’enseignement sont aujourd’hui les seules portes d’entrée à la fonction publique.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

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