Quelques jours après avoir pris fonction, le nouveau procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Siguiri a rencontré hier, vendredi 21 septembre 2018, les Officiers de Police Judiciaire (OPJ) de sa juridiction. A travers cette démarche, Alghassim Diallo voulait définir le cadre légal de la procédure pénale aux OPJ, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans cette préfecture.

Au cours de cette rencontre de nombreuses questions ont été débattues. L’empereur des poursuites, très procédurier, a fait des remarques sur le travail fait par les OPJ depuis qu’il est là. Alghassim Diallo, ancien substitut au parquet du tribunal de Première Instance de Kaloum, à Conakry, veut ainsi apporter sa touche pour que « force reste à la loi ».

A la fin de la rencontre, le procureur est revenu plus en détails sur le contenu des échanges avec les Officiers de Police Judiciaire. Selon lui, « après ma prise de service, j’ai marqué quelques jours pour recevoir les procès verbaux. J’ai constaté des faits dans ces procès verbaux. Donc, il fallait que je rencontre les Officiers de Police Judiciaire pour définir le cadre légal du travail. Ce cadre légal, j’ai mis l’accent sur l’information que les officiers de police judiciaire doivent au Procureur de la République. Quand il y a infraction à la loi pénale, ils n’ont autorité que le Procureur de la République ».

Par ailleurs, Alghassim Diallo a expliqué avoir échangé avec les OPJ sur le cas des détentions abusives qui surviennent quelques fois. « Ensuite, on a parlé de la problématique de la garde à vue. La fois dernière, un justiciable m’a dit avoir été gardé pendant 18 jours, alors que la loi permet à un officier de police judiciaire de garder à vue pendant 48 heures, renouvelables une seule fois, après l’accord du procureur de la République. Donc, il fallait que je les rencontre et leur explique le cadre légal de la garde à vue aussi ».

Le moins que l’on puisse dire est que le nouveau Procureur de la République près le TPI de Siguiri a du pain sur la planche dans une préfecture où les cas d’assassinats, d’affrontements autour des lopins de terre et autres attaques à mains armées sont lésions.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guinéematin.com

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