Le corps sans vie d’un jeune de 20 ans a été retrouvé ce jeudi 19 juillet 2018 dans une zone où un affrontement a opposé des habitants de deux villages en fin de semaine dernière. Les parents du défunt ont pu identifier le corps, mais les circonstances de sa mort n’ont pu être élucidées en raison de son état de décomposition très avancé, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Siguiri.

Le samedi 14 juillet 2018, un nouvel affrontement a opposé des habitants des districts de Niandakoura et de Kissakolèn dans la préfecture de Siguiri. Suite aux violences enregistrées ce jour-là, une personne a perdu la vie et une autre a été portée disparue. Cinq jours plus tard, le corps de Mamoudou Doumbouya qui était porté disparu a été retrouvé dans un état de décomposition très avancé.

« Le samedi passé, Mamoudou Doumbouya est parti tout seul dans la mine d’or disputée par Niandakoura et Kissakolèn dont chaque village se réclame être le propriétaire. Peu après son arrivée sur les lieux, l’affrontement a éclaté entre des habitants des deux villages. Depuis ce jour, on l’avait recherché partout, c’est seulement aujourd’hui que son corps a été retrouvé en état de décomposition », témoigne Moriba Doumbouya, grand frère du défunt.

Informé de la découverte, les autorités ont dépêché un médecin pour aller faire une autopsie sur le corps. Mais en raison de son état de décomposition très avancé, aucun indice n’a pu être relevé sur le corps. Il a été donc remis à sa famille pour l’inhumation.

Mamoudou Doumbouya est la troisième victime des affrontements entre habitants de Niandakoura et de Kissakolèn autour d’une zone minière dont ils disputent la paternité. Aucune solution n’est encore trouvée à ce conflit, et cette découverte macabre risque de raviver davantage les tensions des habitants de Niandakoura qui accusent les autorités de Siguiri d’être laxistes face à cette situation.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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