Dr Alia Camara, inspecteur général du travail

Comme annoncé précédemment, le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) a rencontré le gouvernement sous l’égide de l’inspection générale du travail ce vendredi 11 mai 2018. Même si les débats de fond n’ont pas débuté, quelques préalables ont été examinés par les parties, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La deuxième rencontre SLECG/Gouvernement a eu lieu au siège du ministère de la fonction publique. Cette série de rencontre vise à discuter sur les huit millions de francs guinéens de salaire pour les enseignants, conformément au protocole d’accord du 13 mars 2018. Mais, avant tout débat de fond, le SLECG avait demandé et obtenu l’examen préalable de certains points. Les débats de ce vendredi ont porté sur ces points.

A la fin de la rencontre, le secrétaire général du SLECG, Aboubacar Soumah a énuméré les préalables posées sur la table : « nous avons passé en revue les préalables qui avaient été soulevés l’autre fois, à savoir les différentes violations du protocole d’accord par le gouvernement, le non respect de l’accord numéro 4, qui faisait allusion à la reprise à leur poste initial les enseignants syndicalistes mutés pour fait de grève. Nous avons signalé notamment, les syndicalistes de l’université de Kindia, nous avons signalé les homologues de l’université Kindia, nous avons signalé aussi le cas de notre secrétaire général du SLEG à Kissidougou. Nous avons enfin signalé l’ingérence du gouvernement dans les affaires syndicales tant à Conakry qu’au niveau des universités que dans les structures déconcentrées du pays de la part des directeurs préfectoraux de l’éducation, des inspecteurs régionaux et des chefs d’établissements ».

Parmi ces points, Aboubacar Soumah a fait savoir qu’il y a eu des avancées. « Déjà, des solutions ont été apportées à certaines questions. Il s’agit notamment du secrétaire général de Kissidougou et la question relative aux syndicalistes de Kindia. Pour ceux-ci, il est question de déposer leur liste ainsi que la liste des homologues qui sont concernés avec les preuves qui attestent qu’ils ont commencé à travailler depuis plus de cinq ans », a révélé le secrétaire général du SLECG.

Dr Alia Camara, inspecteur général du travail

Pour sa part, Dr Alia Camara, inspecteur général du travail, a dit que « globalement, l’ensemble des préalables ont été examinés. La demande a été faite aux syndicalistes de déposer la liste des enseignants qui font l’objet de sanctions et de mutations arbitraires du fait de la grève. La question sur l’enseignant de Kissidougou a été posée aussi. Là aussi, on a demandé à la partie gouvernementale d’appliquer strictement l’accord du 13 mars. Pour ce qui est des enseignants homologues, il a été demandé aussi de déposer la liste au niveau du ministère de l’enseignement supérieur pour que les éléments de réponse puissent être apportés. La troisième question est l’engagement des 136 nouveaux fonctionnaires dans l’enseignement. Cet engagement a été effectué, d’après eux, pendant la période de grève. D’après leur explication, ces 136 enseignants n’avaient pas le niveau d’enseigner dans les salles de classe. Un travail de décantation doit être effectué entre le ministère de l’enseignement pré universitaire et le syndicat. Mais, le syndicat donnera sa réponse par rapport à sa participation dans cette commission ».

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tel 628 17 99 17

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