Les travaux du conseil confédéral de la CNTG (Confédération Nationale des Travailleurs de Guinée) ont pris fin ce samedi 7 avril 2018. Pendant deux jours, les représentants du bureau confédéral, des fédérations syndicales professionnelles, des unions locales, des unions communales et régionales ont procédé à l’analyse du bilan du mandat en cours.

Les actions réalisées ces deux dernières années, les défis et les perspectives de la CNTG ont été au centre des échanges. Les organisateurs n’ont pas caché leur satisfaction à la fin des travaux, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Des membres de la CNTG, venus de l’intérieur du pays et de Conakry, ont effectué d’intenses travaux pendant ces deux jours du conseil syndical ordinaire du mandat en cours. La démarche vise à « examiner d’une manière générale les défauts de fonctionnement de la centrale syndicale en vue d’apporter les amendements nécessaires à son bon fonctionnement ».

Selon Amadou Diallo, premier secrétaire général de la CNTG, « dans nos débats, vous avez stigmatisé le manque de communication, c’est vrai. Vous avez relevé l’irrégularité du contact du secrétariat exécutif et la base, vous avez raison. Tout en prenant acte de cette appréciation, je voudrais en retour vous inviter à faire de cette critique un levier de correction en nous faisant part de toutes vos activités syndicales. C’est la somme de toutes les informations partagées qui va corriger le déficit de communication constaté et donner ainsi plus de visibilité à notre combat ».

Pour Amadou Diallo, pour faciliter la communication désormais entre la base et le bureau exécutif, « les technologies de l’information et de la communication sont à même de nous donner des nouvelles de vos activités. Je veux parler notamment des mails, de Facebook, de Skype… »

S’agissant des cotisations des membres pour assurer une certaine autonomie à la structure, le premier secrétaire général de la CNTG a invité les participants « à accentuer la sensibilisation et l’information auprès de nos membres pour que leur adhésion syndicale soit sanctionnée davantage par le payement de ces cotisations ».

Dans sa communication, Amadou Diallo a également dit que la CNTG va « renforcer son partenariat avec l’administration et les employeurs pour une plus grande gestion concertée des problèmes des travailleurs, y compris ceux du secteur informel ».

Pendant les travaux, les participants ont aussi épluché des questions relatives à la faible couverture sociale des fonctionnaires, à l’absence totale de protection sociale pour les actifs de l’économie informelle, à l’exigence de justice sociale pour prendre en compte les retraités dont la plupart ont des pensions en dessous du minimum vital.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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