Comme on le sait, huit conseillers tentent actuellement de mener une sorte de « putsch » pour évincer le président de la Cour constitutionnelle guinéenne depuis la Motion de retrait de Confiance du 05 septembre 2018. 

Selon certaines informations, tout a commencé par un voyage du vice-président de la Cour Constitutionnelle à Paris. Après y avoir rencontré Albert Bourgi, un avocat français proche du président Alpha Condé, monsieur Mohamed Lamine Bangoura aurait alors regagné Conakry pour appuyer sur l’accélérateur. C’est ainsi qu’on en est venu à la motion de défiance qui est aujourd’hui considérée par les Guinéens comme une grave atteinte à la Constitution et à la démocratie.

Pourtant, à en croire nos sources, les agissements de ceux qui devaient être les sages sont en total contradiction avec nos textes légaux. Mais, dès le retour de monsieur Bangoura de Paris, les « sages » ont décidé de prendre deux résolutions. Tout d’abord pour instituer un organe de contrôle provisoire ; et, demander la transmission de l’avant-projet du budget 2019 à cet organe.

Puis, le 29 août, alors que le président de la Cour Constitutionnelle a demandé de travailler sur le projet d’arrêt sur la Commission nationale indépendante (CENI), les huit conseillers frondeurs ont plutôt exprimé leur mécontentement, tout en révélant le contenu de sa lettre de transmission adressée à la présidence de la République. En réalité, monsieur Kéléfa Sall en écrivant à la présidence, a précisé son point de vue sur la mise en place d’un organe de contrôle à la Cour. A ce niveau, sans entrer dans le débat sur la divergence des opinions entre conseillers, il est à se demander comment les conseillers de la Cour ont pu connaître le contenu de cette lettre qui ne leur a pas été adressée ! Comment peut-on organiser une « fuite » à un niveau aussi élevé de l’Etat ? Toujours est-il que les contestataires ont demandé que le président de l’institution soit écarté, qu’un autre rapporteur soit désigné pour le dossier de la CENI et que le vice-président et meneur de la contestation transmette désormais le projet de décret au président Alpha Condé (PV de l’Audience plénière du 29 aoûtPV de l’Audience plénière du 29 août, suite et fin).

Ainsi, le 30 août, les frondeurs ont annoncé leur volonté d’attribuer au vice-président et meneur de la fronde les prérogatives du président de la Cour Constitutionnelle en sollicitant une intervention du président de la République (Audience plénière du 30 août 2018Audience plénière du 30 août 2018, suiteAudience plénière du 30 août 2018, suite et fin).

Enfin, le 05 septembre dernier, les frondeurs ont rédigé leur motion de retrait de confiance à l’encontre du président de la Cour Constitutionnelle, monsieur Kèlèfa Sall (Motion de retrait de ConfianceMotion de retrait de Confiance, suiteMotion de retrait de Confiance, suite et fin). Et, le 12 septembre, ils ont déclaré à travers un arrêt, « l’empêchement de monsieur Kèlèfa Sall d’exercer la fonction de président de la Cour Constitutionnelle » et désigné le vice-président et leader de la fronde, monsieur Mohamed Lamine Bangoura, pour assurer l’intérim (Arrêt d’empêchement de monsieur Kèlèfa SallArrêt d’empêchement de monsieur Kèlèfa Sall, suiteArrêt d’empêchement de monsieur Kèlèfa Sall, suite et fin).

Aux allégations de ces frondeurs, le président Kèlèfa Sall a répondu point par point. Guineematin.com vous propose de télécharger les trois documents suivants pour visionner la réponse par laquelle le président de la Cour Constitutionnelle démontent les arguments des frondeurs : Réponse du président de la CourRéponse du président de la Cour ConstitutionnelleRéponse du président de la Cour C.Réponse du président de la Cour C.

A suivre !

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