Deux vigiles, trimballés en justice par leur patron pour des faits de vol, sont désormais fixés sur leur sort. Après 12 jours de détention à la maison centrale de Coronthie, Ibrahima Touré et Abdoulaye Ciré Camara ont été jugés hier mardi, 28 août 2018, au tribunal de première instance de Dixinn, a constaté sur place Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

Les deux vigiles assuraient jusque là la sécurité au domicile de Lamine Touré. Après les débats de ce mardi, le tribunal de Dixinn les a relaxés pour délit non constitué.

Les faits pour lesquels les deux compagnons d’infortune vigiles sont poursuivis remontent au début du mois d’août 2018, au domicile du plaignant, situé au quartier Cimenterie, dans la commune urbaine de Dubréka. Lamine Touré reproche aux deux vigiles de lui avoir subtilisé une montre, un téléphone portable et une bouteille de champagne. Ils avaient été aussitôt interpellés et placés sous mandat de dépôt le 16 août 2018.

A la barre du tribunal, les deux vigiles ont nié les faits de vol pour lesquels ils sont poursuivis. Selon eux, il pleuvait beaucoup ce jour là. « On était postés au niveau du hangar qui se trouve à la rentrée principale de la cour. On a vu personne rentrer à la maison. Et on n’a rien pris dans sa chambre. On ne peut pas le voler alors qu’il était couché dans sa chambre. Ceux qui ont pris ses objets ont dû escalader le mur par derrière pour venir casser la fenêtre et prendre les objets. Mais, ce n’est pas nous qui avons pris les objets ».

Cependant, Lamine Touré a balayé cet argument, arguant que les vigiles ont profité de son sommeil pour soustraire ses objets. « Même si ce n’est pas eux qui ont endommagé la fenêtre, ils doivent être au courant de la situation. Ils doivent être complices. Même si ce n’est pas eux qui ont pris les objets, ils sont là-bas pour empêcher les cas de vol. Ils sont payés pour surveiller les lieux afin d’empêcher tous les cas de vol. Ils ont manqué à leurs obligations », a-t-il lancé.

Dans ses réquisitions, le procureur Mohamed Samoura estime que les faits dont ces vigiles sont poursuivis ne leur sont pas imputables. C’est pourquoi, il a sollicité de les « relaxer purement et simplement pour délit non constitué ».

A la fin de l’audience, les deux prévenus ont été relaxés pour délit non-établi à leur encontre.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

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