Né en 1935 à Labédheppéré, dans la Commune Rurale de Garambé, à 10 km au Sud du Chef-lieu de la préfecture de Labé, Sally Mamadou Tafsir Diallo déclare n’avoir pas mangé, ni bu depuis plusieurs mois. Pour en savoir plus, votre quotidien en ligne, Guineematin.com a dépêché à son domicile un reporter qui s’est entretenu avec le notable.

Décryptage !

Guineematin.com : Je commencerai par vous demander de vous présenter à ceux qui nous écoutent ou suivent en ce moment.

Le muezzin : Je m’appelle Sally Mamadou Tafsir de Ley-Saaré Labédheppéré, fils de Mody Mouctar Donghol et petit-fils de Mody Bhoye Donghol.

Cher oncle, nous avons appris que, ces derniers temps, vous avez bénéficié d’un don divin très spécial. Tout le monde se demande de quoi s’agit-il exactement. 

C’est exact. La cause de ce don, ce sont des gens Ghéloye, relevant de la Commune Rurale de Fafaya, dans la préfecture de Koubia nous ont envoyé une lettre d’invitation à une Zihara (cérémonie religieuse). Cette lettre précisait que l’évènement devait se dérouler les lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi et que la cérémonie de clôture était prévue pour le samedi. Mais, le lundi prévu pour le démarrage de cette cérémonie de Koubia a coïncidé avec la fin de la zihara organisée à Ley-Minanko, dans la préfecture de Labé. Nous sommes rendus à Ley-Minanko.

Entretemps, Labédheppéré a désigné Elhadj Alimou et moi pour la mission de Koubia. Lorsque nous sommes arrivés à Ghéloye, le mardi, nous y avons passé la nuit. Le mercredi, 1er mars 2017, lorsque je me suis couché la nuit, j’ai reçu message me disant que je ne vais plus manger le reste de ma vie : « celui qui me voyait manger a vu ce qu’il pouvait voir. Celui qui ne m’a pas vu manger ne pourra jamais le voir. Le matin, plusieurs personnes étaient logées avec moi. Je me suis confié à eux sur le message que j’ai reçu la veille. J’ai précisé aussi que depuis longtemps on a commencé à me montrer des rêves. Chaque fois qu’on m’en montre, j’en informe les citoyens de Labédheppéré. Mais, tôt ou tard, ça se passe comme indiqué dans le rêve. Les citoyens de Labédheppéré en sont témoins. J’ai dis alors que je vais respecter le message que je venais de recevoir. Nous sommes restés ensemble à Gheloye les jeudi, vendredi et samedi. Je n’ai rien mis dans ma bouche. Nous sommes rentrés à Labé. Le Khalif de Labédheppéré m’a alors demandé de nous rendre à Sagalé, Lélouma pour en informer le Chérif de la contrée. Celui-ci m’a demandé si je me portais bien. J’ai répondu par l’affirmative. Il m’a demandé alors de faire des bénédictions pour la population.

Cela fait aujourd’hui, mardi, 12 septembre 2017, six (6) mois, 12 jours depuis que le Tout Puissant Allah m’a fait cesser de manger. Mais, cela n’a fait que renforcer mon bon état de santé. Je ne souffre de rien actuellement.

J’allais vous demander si vous n’avez pas cherché à savoir si cette situation n’est pas un signe de maladie.

Je n’ai aucune maladie. On avait enregistré un cas comme ça dans la région. Un certain Elhadj Mamadou Aliou de Lâbha, de Timbi-Madina avait reçu un don divin similaire. On avait retenu ce cas en ce moment. Il était très âgé. Il avait reçu ce don. Il ne mangeait pas. Ce n’est pas une maladie. Je n’ai aucune maladie.

De nombreux observateurs qui ont appris votre cas par voie de presse ont du mal à le prendre au sérieux. Qu’avez-vous à dire à ceux qui ne sont pas convaincus qu’un être humain est capable de rester sans manger ni boire, le reste de sa vie ?

Ils n’ont qu’à se rappeler qu’il s’agit de la volonté de Dieu. Le Tout Puissant Allah fait ce qu’Il veut. Sinon, ça n’allait pas être facile de survivre ou de faire quelque chose après une journée de jeun. C’est de la volonté de Dieu.

Vous avez annoncé aussi des évènements majeurs d’ici l’an 2030 dans le monde et en Guinée…

Il s’agit de deux messages. Le premier, de nombreux hommes, femmes et jeunes sont appelés ‘’Thierno’’ dans ce monde. Mais, c’est ici-bas seulement qu’ils seront appelés ‘’Thierno’’. Dans l’au-delà, quelques personnes seulement seront appelées ‘’Thierno’’. Ce sont celles qui ont les qualités suivantes : la culture, le savoir, l’honnêteté et l’indulgence (ou qui se contentent de ce qu’elles ont).

Celui qui veut peut le noter ou le retenir, avant 2030, beaucoup d’évènements majeurs vont se produire. Celui qui a la chance de vivre jusqu’en 2030, le racontera. Il dira que le Muezzin l’avait annoncé.

Vous savez qu’on est loin de 2030. Pouvez-vous nous dire quelques choses sur les évènements qui vont se produire dans l’immédiat ? Surtout que nous avons en vue des élections locales et la présidentielle de 2020…

On n’est pas loin de 2030. Il ne reste que 13 ans. Pour revenir à votre question, je précise que je ne transmets que ce que je reçois comme messages. Si on ne me montre rien dans les rêves, je ne peux rien dire. Je ne raconte que ce que je reçois à travers les rêves, parce que je suis convaincu que c’est qui va se concrétiser.

En 2010, j’ai fais le pèlerinage à la Mecque avec Thierno Abdoulaye Mali, maître coranique à Tata. On avait laissé ici la présidentielle entre Elhadj Cellou et Alpha. Je m’étais confié à Thierno Abdoulaye Mali, le jour de Arafat, un mardi. Je lui avais raconté mon rêve, c’est bien ce qui s’est passé après. Vous pouvez le vérifier avec Thierno Abdoulaye Mali à Tata.

Avez-vous un conseil à donner alors, en tenant compte de ce qui se passe autour de nous actuellement ?

Il faut toujours se remettre à la volonté de Dieu. Se contenter de sa décision, parce que c’est lui qui décide, pas un autre. Personne d’autre ne peut rien faire. Si nous nous soumettons alors à sa volonté, nous n’allons pas souffrir.

Beaucoup de personnes vont souhaiter vous rencontrer. Comment faire ?

Je suis ici. Beaucoup de personnes m’invitent. Je me déplace donc pour un ou deux jours, parce que si je me déplace pour un jour seulement, beaucoup de personnes vont m’absenter. Il y en a qui viennent passer la nuit ici, d’autres viennent pour rentrer le même jour. Si quelqu’un vient de loin, il ne te trouve pas, il va se faire des soucis. Mais, je reçois régulièrement beaucoup d’invitations….

Dans l’histoire de Labédheppéré, un de vos ancêtres avait-il eut ce que vous venez d’avoir comme don divin ?

Je n’en ai jamais entendu parler.

Entretien réalisé à Labédheppéré, le mardi, 12 septembre 2017

Par Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com