La grève de trois jours, déclenchée hier mercredi par l’Intersyndicale CNTG-USTG, est partiellement suivie à Kindia. Le mouvement, qui vise à protester contre la hausse unilatérale du prix du litre du carburant à la pompe, est beaucoup plus suivi ce jeudi, 5 juillet 2018 dans le secteur des transports, rapporte Guineematin.com, à travers un de ses correspondants dans la région.

Pour ce 2ème jour de la grève d’intersyndicale CNTG/USTG, certains services sont fonctionnels dans la commune urbaine de Kindia. Dans les centres visités, le constat révèle que de nombreux travailleurs ne respectent pas le mot d’ordre de grève.

Du Tribunal de Première Instance de Kindia au gouvernorat en passant par la mairie et la préfecture, les employés de ces services sont bien présents. On y trouve des travailleurs dans les bureaux. On y rencontre aussi des citoyens venus pour des affaires personnelles.

Au niveau des marchés, le commerce fonctionne normalement. Toutes les boutiques et grands magasins sont ouverts.

Par contre, dans le secteur des transports, la grève est suivie à la lettre par le syndicat des transporteurs et leurs mandants (les chauffeurs). En ce qui concerne le secteur de moto-taxis, la grève ne les empêche pas de circuler.

Bangaly Camara

Interrogé sur cette grève, le secrétaire général de l’Union Locale des Travailleurs de Kindia explique que « dans les 72 heures, si rien n’est fait, nous allons déclencher une grève illimitée jusqu’au moment où nous serons satisfaits. À Kindia nous avons reçu le courrier un peu plus tard. Mais, nous avons instruit tous les travailleurs de respecter cette grève parce que c’est dans l’intérêt de tout le monde », souligne Bangaly Camara.

Dr Lama Barry

Selon Docteur Lama Barry, membre de la Fédération Syndicale Professionnelle de la santé, au niveau de ce secteur, un service minimum est mis en place pour les malades. « Cette grève est bien gérée à la santé. Nous avons instruit le secrétaire général de la section syndicale de la santé de mettre un service minimum, c’est ce que la circulaire de la CNTG-USTG indique. La grève, c’est la grève. Mais, il y a des urgences qui peuvent venir à l’hôpital. Donc, pour au moins satisfaire les clients, nous avons laissé un service minimum. Nous avons demandé au directeur de l’EDG, de la SEG et de la santé de mettre un service minimum… ».

De Kindia, Mamadouba Sylla pour Guineematin.com

Tél. : 623 78 43 73

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