Mamadou Mansaré, secrétaire général de la CNTGLes négociations entre le gouvernement et l’inter-centrale syndicale CNTG/USTG au tour de la hausse du prix du carburant devaient se poursuivre hier mardi, 14 août 2018 au ministère de la Fonction Publique. Malgré la présence de l’équipe gouvernementale, les syndicalistes ont tout simplement boudé la rencontre.

Mamadou Mansaré, président de la commission de négociation de l’inter-centrale a justifié leur absence par le durcissement de la grève par les travailleurs du Port Autonome de Conakry, « vendu » aux turcs.

Décryptage

« Vous savez nous, nous sommes des mandatés et le mandaté transmet un mandat. Suite aux évènements passés hier, suite à la vente du Port Autonome de Conakry et au danger que représente la perte d’emploi, les unions locales, les unions régionales, les centrales syndicales du mouvement syndical guinéen ont demandé purement et simplement à la commission que nous sommes de suspendre nos travaux avec le gouvernement jusqu’à la résiliation du contrat de vente du port autonome de Conakry aux turcs. Un contrat qui n’est pas conforme aux programmes définis d’abord par le Fonds Monétaire International et deuxièmement, ce n’est pas conforme à la procédure des marchés publics.

Un ministre et une directrice générale ne peuvent pas vendre ou signer un contrat de ce type, un patrimoine national sans que l’assemblée nationale puisse se déterminer la dessus, ou est-ce que l’Assemblée Nationale est complice ? Parce que, personne n’en parle, ni l’opposition ni la mouvance.

Souvent, je dis qu’il y a un complot politique contre le peuple de Guinée. La vérité vient d’être dite parce que ce contrat signé depuis le 11 août, ni l’opposition n’en a parlé, ni la mouvance, tout le monde s’est tu. Il a fallu que nous les pauvres syndicalistes qu’on en parle.

Nous avons pris notre téléphone pour informer verbalement monsieur l’inspecteur général du travail et un document officiel va lui être adressé dans les heures et minutes qui suivent. Après la réunion avec le syndicat du transport, nous voudrons mettre en place un vaste programme de grève qui va paralyser tout le pays, du port à l’aéroport. Un mouvement de solidarité qui va être une première et ça serait comme quand les dockers ont déclenché la grève des 72 jours ».

Propos recueillis par Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Facebook Comments

Guineematin