Ce qui convient d’être appelé désormais « l’affaire Sadio Mara » est sur le point de prendre une autre tournure dans la ville carrefour. Accusé de viol sur une femme et sa fille de 14 ans, Sadio Mara a été interpellé de nouveau par la gendarmerie territoriale de Mamou. Une interpellation qui intervient après une autre en date du 03 Novembre 2017, à laquelle, on se rappelle, ce présumé violeur s’était tiré sans peine des griffes de la gendarmerie qui avait orienté le dossier « pour problème de grossesse », arguant que « les preuves du viol ne peuvent être établies après six mois de la commission des faits incriminés », rapporte le correspondant de Guineematin.com à Mamou.

Selon une source sécuritaire, Sadio Mara avait été confié à son jeune frère, Moussa Camara, qui s’était engagé à verser 450 000 francs guinéens par mois à la fillette de 14 ans qui accuse son frère (Sadio Mara) d’être l’auteur de sa grossesse de six mois, établi par le rapport médicolégal de gynécologie en date du 03 novembre dernier.

Seulement, Sadio Mara qui devait se présenter à la gendarmerie à « chaque fois que besoin sera », avait pris la fuite. « Il a fallu plusieurs jours de recherche pour que les agents de la gendarmerie réussissent à lui mettre main dessus. Aujourd’hui, son dossier a été constitué et au lieu de grossesse, Sadio Mara va être déféré au parquet du tribunal de première instance de Mamou pour attentat à la pudeur. Ça sera au parquet de juger de l’orientation du dossier et de la nécessité ou non de placer Sadio Mara sous mandat de dépôt », a confié notre source qui a requis l’anonymat.

Rencontré dans la matinée de ce Lundi, 20 Novembre 2017, l’adjudant-chef Diabaté, l’officier de police judiciaire en charge du dossier ‘’Mara’’ s’est montré formel sur les engagements de prise en charge contractés par Moussa Camara (au nom de son frère Sadio Mara) : « les engagements pris au niveau de la gendarmerie sont des engagements facultatifs qui n’ont pas valeur de droit ».

Sadio Mara a-t-il vraiment tenté de s’enfuir pour échapper à la gendarmerie ? Le mis en cause n’est pas de cet avis et se défend du mieux qu’il peut.

Rencontré dans les couloirs de la gendarmerie territoriale où il est en cellule, Sadio Mara s’est défendu d’avoir tenté de fuir ou de s’être caché de la gendarmerie. « Si j’avais fui, on ne m’aurait retrouvé facilement. Seulement, après la révélation de cette affaire, les radios ont beaucoup parlé de moi. J’ai eu honte et j’ai arrêté de me balader en ville. Ainsi, je suis allé quelque part à l’ENATEF (dans la commune urbaine de Mamou) pour faire de petits travaux (bana-bana). Là-bas, j’ai fais une crise qui m’a beaucoup affecté. C’est pourquoi je ne me suis pas présenté, comme convenu, à la gendarmerie », s’est justifié Sadio Mara.

Désormais, tous les regards sont rivés sur le parquet du TPI de Mamou, qui devra donner une suite à cette affaire qui défraie la chronique dans la ville carrefour.

Nous y reviendrons !

De Mamou, Keïta Mamadou Baïlo pour Guineematin.com

Tél. : 622 97 27 22

Facebook Comments