Des accrochages ont eu lieu ce mercredi 23 mai 2018 entre des habitants de deux villages de la préfecture de Siguiri. Il s’agit des districts de Kourouda et de Möyafrah dont les habitants se disputent la paternité d’une zone minière située à leur frontière commune. L’incident n’a pas fait de morts ni de blessés, mais plusieurs dégâts matériels ont été enregistrés, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Siguiri.

Depuis plusieurs années, le district de Kourouda dans la sous-préfecture de Kintinia et celui de Möyafrah relevant de la commune urbaine de Siguiri, se disputent la paternité d’une zone minière située entre les deux localités. En raison de ce conflit, la justice de Siguiri a décidé de suspendre l’exploitation du site jusqu’à ce qu’une solution soit trouvée au problème. Malgré tout, des accrochages ont eu lieu ce mercredi 23 mai 2018 entre des habitants des deux localités. Selon le président du district de Kourouda, ce sont leurs adversaires qui ont provoqué ces accrochages.

« Depuis des années nous sommes en conflit, ce mercredi matin, l’un de nos jeunes du nom de Djémory Camara est parti voir sa machine de concassage qu’il avait laissé sur le site avant qu’il ne soit interdit d’exploitation. Comme depuis longtemps la machine ne travaille pas, il voulait vérifier son état. Mais il a trouvé des jeunes de Möyafrah qui étaient postés sur les lieux. Ce sont eux qui sont venus ligoter l’enfant pour aller l’enfermer chez eux à Möyafrah, les femmes de Möyafrah se sont levées pour demander à ce qu’on tue le petit.

J’ai appelé le président du district de Möyafrah pour négocier la libération de l’enfant, après sa libération ils se sont dirigés sur le site pour aller saccager quelques conteneurs. 6 conteneurs remplient de marchandises et une machine de concassage ont été saccagés. Comme on ne relève pas de la même commune, on a informé Kintinia qui a envoyé des gendarmes pour calmer le jeu », a expliqué Kouramoudou Doumbouya.

Une version démentie par le président des jeunes de Möyafrah que Guineematin.com a également interrogé. Même s’il reconnait l’interpellation du jeune par des habitants de sa localité, Salifou Keita estime que c’est le camp d’en face qui a agravé la situation : « Ce matin, un jeune est venu sur le site interdit, il a été interpellé par nos gardes, et après négociation, il a été libéré. Pendant son retour, ses amis sont partis créer un autre problème devant », a-t-il soutenu.

Du côté des autorités, on semble négliger ce conflit qui peine à trouver son épilogue.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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