« Le candidat Alpha Condé n’a pas respecté ses promesses de campagne, ni fait avancer le pays. En lieu et place des engagements électoraux et des attentes du peuple, nous assistons à une paupérisation accrue des populations, l’insécurité à tous les niveaux, la violence gratuite accentuée par une injustice criante, des soubresauts qualitatifs à géométrie variable, l’absence d’un réel contre-pouvoir… », a notamment dénoncé la GéCi, dans sa lettre de démission de la COPAM.

Guineematin.com vous propose, ci-dessous et en intégralité, la lettre de démission de la GéCi :

La Génération Citoyenne a contribué à la réélection du Professeur Alpha Condé, après avoir été l’un des alliés les plus actifs sur le terrain, à travers les médias et à l’étranger durant toute la campagne.

Aujourd’hui, à mi-mandat, après un long silence solidaire, le Parti a pris la décision de se démarquer de la Majorité Présidentielle.

Le candidat Alpha Condé n’a pas respecté ses promesses de campagne, ni fait avancer le pays.

En lieu et place des engagements électoraux et des attentes du peuple, nous assistons à une paupérisation accrue des populations, l’insécurité à tous les niveaux, la violence gratuite accentuée par une injustice criante, des soubresauts qualitatifs à géométrie variable, l’absence d’un réel contre-pouvoir.

Pis, il a mis en place, un gouvernement pléthorique et budgétivore qui accumule les fautes politiques. Les institutions sont moribondes. Les vieilles habitudes du 1er mandat font du Palais présidentiel un lieu de recyclage, et non pas d’excellence.

Sans compter le laisser-faire et le laisser-aller. La corruption institutionnalisée. L’impunité à ciel ouvert. Les détournements indécents et scandaleux au vu et au su de tous. La couleur jaune du RPG comme sésame. La médiocrité et la démagogie en guise de passe-droit pour intégrer la « mangeoire ».

La jeunesse est à l’abandon, tout comme la petite enfance et les personnes âgées. La situation de désespérance sociale devient inquiétante. Les valeurs sociétales sont mises à rude épreuve, surtout à travers l’ethnocentrisme, le repli identitaire et l’ethno-stratégie.

Huit longues années après sa prise de fonction, tout va à vau-l’eau. Le pays est bloqué avec les mêmes causes et effets rédhibitoires. La résilience du peuple est alarmante, Tout espoir est perdu.

Même ce qui semblait être définitivement acquis ou en voie de l’être, est retombé comme un soufflet. Comme une illusion. L’échec est d’ores et déjà programmé. C’est l’éternel recommencement.

La GéCi estime ne plus avoir sa place au sein d’une majorité présidentielle qui ne prend pas en compte les 4 demandes incontournables que toute population exige de ses dirigeants, surtout dans notre chère Guinée qui est une terre d’opportunités : s’éduquer, se soigner, se nourrir et se loger.

Désormais, notre repositionnement politique nécessite d’expliquer aux militants, la nouvelle voie à suivre pour changer la donne, et nous placer du côté du peuple martyr de Guinée..

Nous entendons soutenir les actions concrètes. Mais surtout initier, renforcer, proposer et offrir une alternative crédible et salutaire, loin de toute compromission.

Comme suite au résultat des concertations auprès des militants et à la décision prise en réunion du Bureau Exécutif National ce jour, nous nous retirons de la COPAM. Et par voie de conséquence, de la Majorité Présidentielle.
Cette disposition prend effet à la réception du présent courrier qui sera suivi de la conférence de presse du Président du Parti Fodé Mohamed Soumah, et une campagne médiatique élargie aux structures nationales et les Fédérations à l’étranger.

PS : Ampliation COPAM et Médias

P/O Bureau Exécutif National

Moussa Keita, représentant de la GéCi auprès de la COPAM

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