imageSelon un communiqué du bureau de presse de la présidence de la République, le chef de l’Etat « donnera une conférence de presse ce vendredi 3 octobre 2014 ». Mais, le communiqué précise bien que ne seront acceptés à cette rencontre prévue à 11 heures que les « journalistes accrédités auprès du Bureau de Presse de la Présidence » et les « responsables des organisations de presse », 

Depuis son élection en 2010, le président Alpha Condé n’a jamais organisé de conférence de presse ouverte à tous les journalistes désireux d’y participer. Les rencontres des médias avec le successeur de Sékouba Konaté à la tête de notre pays sont non seulement limitées à quelques journalistes, mais elles se transforment souvent en leçons aux journalistes limités à enregistrer ce que dit le chef ! Même quand les questions sont « ouvertes », elles se referment à 3 ou 4 journaleux.

Par ailleurs, il n’y a souvent aucune « nouvelle », ni annonce réservées à ces rencontres qui se résument à redire ce que les ouailles du pouvoir disent et redisent depuis l’avènement du « professeur » à  la magistrature suprême : ce n’est toujours que du déjà dit, donc du déjà entendu !

Alors, qu’espère-t-on apprendre « de nouveau » de Sékoutouréah ce vendredi 3 octobre 2014 ? Ebola est évidemment devenu plus radical que l’opposition parlementaire et extraparlementaire réunies ! Ce virus maudit empêche le gouvernement de réussir son pari, comme l’opposition dans les années passées, etc. On nous raconte qu’il y avait même une croissance à deux chiffres de prévue si Ebola n’était pas là, alors que les chiffres planchaient en réalité entre 4 à 5 % …

Bref, de 1958 à 2014, les Guinéens se mentent et se trompent de père en fils ! Toujours dépendants, ils croupissent désormais sous le poids de la pauvreté et applaudissent le chef de l’Etat tant qu’il est vivant (et aux affaires). Après, ce ne seront plus eux, c’est Dieu qui aura décidé autrement… Donc, les mêmes chansons, les mêmes slogans sont encore entonnés exactement de la même manière et souvent d’ailleurs par les mêmes voix…

A quand le changement ?

Nouhou Baldé

Commentaires