Le ministère de la ville et de l’aménagement du territoire, avec l’appui technique du cabinet EDE International (Ingénieurs conseils études et contrôles) a présenté le résultat des études sommaires du projet d’assainissement de la ville de Conakry (PAC), ce vendredi 30 juin 2017. C’était à l’occasion d’un atelier organisé dans un réceptif hôtelier de la place qui est financé par la Banque Islamique de Développement (BID) à hauteur de 50 millions de dollars. Le projet vise à régler le problème d’assainissement de la ville de Conakry particulièrement sur la question des eaux pluviales, des déchets solides et les boues de vidange, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Dans son discours, madame Mariame Bangoura, chef de cabinet du ministère de la ville et de l’aménagement du territoire, a invité tous les acteurs à s’y investir afin de « mener à terme » ce projet. Elle a ensuite recommandé l’implication active des participants dans l’examen des études soumises à leur appréciation.

Madame Mariame Bangoura souhaite vivement que le projet soit présenté en octobre 2017 au conseil d’administration de la Banque Islamique de Développement pour approbation comme promis en avril dernier.
De passage, elle a remercié la BID pour son engagement à appuyer le gouvernement guinéen dans l’amélioration de l’environnement urbain et de l’assainissement de Conakry.

De son côté, Alpha Boubacar Diallo, représentant de la Banque Islamique de Développement en Guinée, a dit que ce projet s’inscrit dans une dynamique qui fait que notre pays bénéficie d’un portefeuille de 533 millions de dollars pour environ 13 projets actifs.

« Sur les 13 projets, nous avons 5 secteurs de concentrations bien définies et sur lesquels la BID accorde une priorité conformément aux négociations avec le gouvernement de la République de Guinée. Notre souhait, c’est que les efforts qui sont déployés puissent aboutir à la solution aux multiples problèmes de développement amorcés par la République de Guinée », a-t-il dit.

Enfin, le Directeur technique du cabinet EDE International, Aly Tounkara, a décliné les objectifs de son cabinet. « L’objectif, c’est de faire une analyse de la situation actuelle. Ce qui a été fait au mois de mars et avril dernier. De proposer des solutions, des options pour chaque composante. Si je prends la composante eau pluviale, il s’est agit d’identifier l’ensemble des zones problématiques, les zones à inondations endémiques dans la ville de Conakry. Ce qui ressort, c’est qu’il y a des zones liées probablement à la configuration morphologique de Conakry mais aussi le problème lié à l’occupation anarchique le long de la mer qui empêche les eaux de ruisseler convenablement vers les exécutoires », a-t-il révélé.

Pour corriger ce problème, monsieur Tounkara préconise une mise à niveau de l’espace existant mais aussi la mise en œuvre d’un système nouveau à cours et moyens terme. « Il ne s’agit pas de faire une table rase. Il s’agit de mettre en place un système nouveau complémentaire à l’existant », a-t-il dit.

Selon Aly Tounkara, sa structure a identifié plus de 90 kilomètres qu’il faut mettre en œuvre, pour les déchets solides. « Il faut carrément remettre à niveau la décharge de la Minière qui déborde avec une occupation anarchique de l’espace qui était réservé. Ayant 25 hectares initialement, la Minière est autour de 10 hectares aujourd’hui. Soit une perte d’occupation d’environ 15 hectares », a-t-il annoncé avant de souhaiter que cette décharge soit fermé et transformé à long terme.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tel. (00224) 621 09 08 18

 

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