Dans l’après-midi de ce jeudi, 5 juillet 2018, c’est un fait inédit qui a été enregistré à l’Assemblée nationale. En plein débats entre députés et ministres, un groupe de jeunes activistes de la société civile a fait irruption dans la salle.

Munis de pancartes sur lesquelles on pouvait lire « Non à la CENI politique », « Une CENI à 83% politique est une CENI à 83% corrompue », rapporte un des trois de Guineematin.com qui suivent les travaux de ce jour.

Finalement, ces manifestants ont vite été maîtrisés par la sécurité de l’Assemblée nationale, composée de militaires (bérets rouges), des gendarmes, ainsi que des agents de sécurité fournis par une société privée.

Après avoir été vidé de la salle par la force, un porte-parole de ces protestataires a expliqué leur motivation. Mais, dans la salle, plusieurs autres commentateurs ont accusés ces manifestants d’avoir été manipulés par une frange non représentative de la société guinéenne. « Si chacun pouvait débarquer au palais du peuple chaque fois que son souhait n’est pas matérialisé par une loi, on serait dans une totale anarchie. On va aux élections pour peser le poids et donc la représentativité de chacune des entités. Si votre opinion ne vous permet même pas de mobiliser pour vous faire élire député, vous n’avez pas à perturber les autres », a laissé entendre un cadre, très remonté contre ces jeunes qu’il dit être dépêchés par des acteurs de la société civile corrompus jusqu’aux os…

Enfin, certains députés s’interrogent sur une éventuelle complicité des agents de la sécurité qui auraient laissé ces jeunes entrer avec l’objectif affiché de perturber les travaux.

A rappeler qu’après cette parenthèse de brouhaha, les travaux continuent à l’Assemblée nationale. Et, cela a permis aux jeunes gens de se faire filmer et de parler devant les médias présents et qui étaient à l’affût du moindre scoop !

A suivre !

Facebook Comments

Guineematin