Aliou Diallo, ministre des TransportsLes membres du gouvernement continuent leur grand oral à l’Assemblée nationale face aux élus du peuple. L’exercice se situe ans le cadre de la présentation de leurs politiques budgétaires. Ce mercredi, 3 décembre 2014, a connu le passage du ministre de la Santé et de l’hygiène publique, celui des Transports et enfin celui des Droits de l’homme et des libertés publiques.
Dans son discours, le ministre de la santé, Colonel Rémy Lama, a dit que son département compte soutenir les structures de production de soins face aux conséquences  de l’épidémie de la fièvre hémorragique à virus Ebola et tenant compte des possibilités financières de l’Etat. Puis, il a dit que « le projet de loi de finances 2015 est de 468 940 107 000 GNF en 2015 contre 287 563 568 000 GNF en 2014 soit 63% d’augmentation.  Il est représenté comme suit : le traitement et salaires du personnel à 141 104 285 000 GNF contre 178 800 433 000  en 2014 soit un écart de 21% ; achat des biens et service à 282 699 425 000 GNF contre  62 625 957 000 GNF  en 2014 soit un écart de 351% ; subvention à 25 311 397 000 GNF contre 26 246 078 000 GNF soit un écart de 4% ; investissement à 18 200 000 000 GNF contre 19 891 100 000 GNF soit un écart de 5% ».

Poursuivant, le ministre de la santé a précisé que « sur le plan global, il y a une augmentation de 181 376 539 000 GNF correspondant à une variation positive de 63% entre  2014 et 2015. Au plan spécifique, on note une réduction de 21% des crédits du budget initial au titre de traitement et salaires du personnel due au réajustement du crédit alloué au recrutement du nouveau  personnel ; une augmentation de 351% des crédits pour achat des biens et services due à la prise en charge des épidémies, particulièrement la fièvre Ebola ; une baisse de 4% des crédits relatifs aux subventions pour cause de non– prise  en charge de la subvention de la PCG ; une baisse de 5% des crédits au niveau des investissements due à la non prise en compte des besoins d’investissement dans notre avant projet de budget qui s’élevait à 60 134 000 000 GNF », a-t-il précisé.

Pour sa part, le ministre des transports  a rappelé que le budget de 2014 de son département était « de 48 135 966 GNF, le total du budget d’engagement est de 45 184 856 GNF soit 93,87%. En 2015, le projet de loi de finance est de 62 139 618 000 GNF, reparti comme suit : le traitement et salaires du personnel à 23 800 972 000 GNF ; achat des biens et services à 21 688 646 000 GNF ; subvention et transfert à 14 650 000 000 GNF ; investissement en capital  à 2 000 000 000 GNF. Le total de fonctionnement de l’investissement est de 62 139 618 000 GNF», dira Aliou Diallo

Plus loin il a précisé que « les activités prévues en 2015 sont entre autre : sous – secteur des transports maritimes ; amélioration de la gestion des débarcadères par la mise en place de manifestes passagers, le renforcement des contrôles techniques afin d’éviter les naufrages que nous avons connu au cours de ces dernière années. Sous secteur des transports terrestres : réhabilitation de la gestion routière à Conakry et dans certaines grandes villes du pays ; relance de la visite technique obligatoire des véhicules afin de limiter les accidents de la route qui sont devenus nombreux depuis 2003, date d’arrêt de cette activité pourtant nécessaire à la sécurité des personnes et de leurs biens…
Transport ferroviaires : poursuite du projet de réalisation de la voie ferrée Conakry-Kankan-Bamako ; préservation du patrimoine foncier de la SNCFG par le bornage, la clôture et l’immatriculation de deux (2) domaines de 263 hectares : gare Sonfoniah (28 ha) et gare Dubréka (235 ha) ».

De son coté, Khalifa Gassama Diaby, Ministre des droit de l’homme et des libertés publiques a expliqué aux députés que « le budget de 2015 est de 34 020 138 800 contre 10 524 477 540  en 2014  soit une augmentation de 223% ».
Avant de rappeler que « le département des droits de l’homme n’a pas de volet recettes, compte tenu du fait que jusqu’à ce jour le transfert de certaines attributions notamment de l’ancienne direction nationale des libertés publiques du ministère de l’Administration du territoire vers mon département n’est pas encore effectif, le budget concerne seulement le volet dépense ».

Selon le ministre des droit de l’homme et des libertés publiques, son département qui est nouveau, n’a jusque là que quelques fonctionnaires soutenus par une cohorte de jeunes contractuels qui ne sont pas payés. « Pour mener nos actions sur le terrain, nous nous appuyons soit sur les ONG ou les jeunes volontaires. Le département envisage la mise en place d’un personnel initial composé de fonctionnaires et de contractuels temporaires. », annoncera le ministre.

enfin, sur les activités envisagées, Khalifa Gassama Diaby a parlé de « la réalisation de ETG (Etats Généraux ) des droits de l’Homme devant aboutir à l’élaboration d’une lettre politique en matière de protection et de promotion des droits de l’Homme en Guinée ; le projet d’expérimentation d’une base de données pour la gestion des détenus à la maison centrale de Conakry et celles de l’intérieur du pays ».

Yacine Sylla pour Guineematin.com

 

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