IMG_20140626_092810Mercredi 2 juillet 2014 : l’Association guinéenne des usagers de banques (AGUB) a exigé des autorités compétentes, le remboursement intégral de tous les clients de la Banque Africaine pour le Développement Agricole et Minier (BADAM), en faillite.

Au cours d’une conférence animée à la maison de la presse, M. Lansana Diawara, président de l’AGUB a annoncé : « Il y a trois ans, sept mois que nous sommes dans cette situation avec la BADAM dans notre pays. Ce sont des Guinéens qui ont porté confiance à cette institution en y déposant leur argent, à hauteur de 36 milliards de francs guinéens. L’ensemble de ces clients, individuellement pris, se chiffre à 10.000. Ce qui veut dire que près de 40 milles personnes souffrent à cause de la faillite de cette banque. »

Le président de l’Association guinéenne des usagers de banques (AGUB) a également qualifié cette faillite d’une  »délinquance financière », voire d’un  »terrorisme économique » de la part de ceux qui ont conduit cette banque dans les ravins.

Selon lui, le comité de soutien « aux victimes de la BADAM », récemment mis en place, est le fruit de concertations avec les clients.

Pour sa part, Monsieur Moussa Sacko, vice-président dudit comité, a estimé qu’après plusieurs rencontres au sommet de l’Etat, il y a une sorte de refus ou même de sabotage de la part des décideurs guinéens.

« Voyant que les décideurs se renvoient la balle, nous décidons enfin d’indexer le Pr Alpha Condé, le seul à pouvoir prendre une décision de nous nous restaurer dans notre droit. Nous demandons au gouvernement de bien vouloir prendre une décision, dans l’immédiat, de bien vouloir payer intégralement les 36 milliards qui reviennent aux petits déposants, sans discrimination», martèle M. Sacko.

« Si nos doléances ne sont pas prises en compte, nous serons obligés de descendre dans la rue. Cette descente est imminente ; peu importe les conséquences ! Nous les assumerons. Nous sommes prêts à sacrifier notre vie pour  donner solution et satisfaction à nos problèmes», prévient-il.

Par ailleurs, le  président de l’AGUB n’exclut pas de porter plainte contre l’Etat et de se constituer partie civile au cas où le comité de soutien aux victimes de la BADAM ne serait pas entendu. « Il est inadmissible et inacceptable que des citoyens qui ont fait confiance aux institutions de la République et à la loi bancaire soient privés de leurs argents sans raison valable. Si des bandits à col blanc, véreux et corrompus ont amené la Banque à la faillite, l’État doit prendre des mesures pour que les clients soient dédommagés. » Conclut-il

F. Yacine Sylla

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