Le commissaire Mamady Touré est poursuivi pour coups et blessures volontaires au préjudice de monsieur Fasso Pivi. C’est au quartier Lambanyi, dans la commune de Ratoma, que les faits ont eu lieu, au mois de septembre dernier. Après le dépôt d’une plainte, le commissaire a été aussitôt arrêté et mis sous mandat de dépôt le 25 septembre 2017. Ce dossier a été transféré ce mercredi 11 octobre 2017 au Tribunal de Première Instance de Dixinn pour être jugé, a constaté sur place Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

En expliquant la genèse de ce différend, Fasso Pivi dira que le fond de ce problème est lié aux eaux sales que déverse le commissaire devant sa concession. « Nous sommes des voisins colocataires. A chaque fois qu’il lave son véhicule, il verse l’eau sale devant ma concession. Je lui ai expliqué, il n’a pas accepté. Et finalement, on a discuté et il m’a donné un coup de poing au niveau des lèvres en me menaçant avec son arme. Après, j’ai porté plainte contre lui pour coups et blessures volontaire» a expliqué le plaignant.

Dans la même lancée, le témoin de la victime, Elhadj Lamine Sylla appelé à la barre par la présidente madame Fatoumata Camara, a dit dans son témoignage que « c’est le commissaire qui a été le premier à donner le coup de poing à monsieur Pivi ». Et, ajoute le témoin, « le commissaire est toujours muni de son arme avec laquelle il profère toujours des menaces dans la concession » a-t-il témoigné.

Prenant la parole pour ses réquisitions, le procureur Alsény Bah a fait remarquer que les débats et les témoignages ont montré l’évidence que le commissaire se promène avec une arme et il a donné un coup à monsieur Pivi. « Il est évident qu’il a donné un coup de poing à monsieur Pivi. Il est évident qu’il marche avec une arme. Or, l’arme n’est pas un jouet, ni un objet à utiliser pour menacer le voisinage. C’est pourquoi en faisant application de l’article 239 du code pénal guinéen vous allez le retenir dans les liens de culpabilité de coups et blessures volontaires en le condamnant à un an d’emprisonnement », a requis le procureur.

La défense, par la voix de maître Lamine Doumbouya, a déploré le comportement des corps habillés en général. « Ça, c’est des comportements inadmissibles. Ce comportement des hommes en tenue est devenu une habitude, une coutume. Or, que tu sois gendarme, policier ou fantassins, tu dois respecter et protéger les citoyens car c’est à travers leurs impôts que les corps habillés sont payés, habillés et nourris », a précisé l’avocat.

Dans ses plaidoiries, il a demandé tout simplement au tribunal à ce que la loi soit appliquée. « Nous ne demandons pas de l’argent dans cette affaire. C’est pourquoi nous vous demandons de le condamner de payer seulement un franc symbolique », a-t-il plaidé.

Pour la délibération, le dossier a été renvoyé au 18 octobre 2017.

A suivre.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

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