Depuis le lendemain de l’arrestation d’Aboubacar Sidiki Mara, secrétaire général adjoint de l’UGTG, le dimanche 06 mai 2018, les travailleurs du consortium SMB/UMS/WAP ont cessé toute activité pour soutenir le syndicaliste. Ils ont même organisé une marche pacifique le lundi passé, lendemain de cette arrestation pour exiger la libération de leur mentor, mais se sont heurtés à un dispositif sécuritaire qui les a dispersé par du gaz lacrymogènes.

Les activités de la société minière de Boké (SMB) étant arrêtées depuis maintenant cinq (05) jours, les autorités locales passeraient par des personnes interposées pour sensibiliser les travailleurs à reprendre le boulot. Mais ces derniers restent inflexibles. « Sans Mara, pas de travail », insistent-ils.

image d’archive

Dans la matinée d’hier, jeudi 10 mai 2018, un bus escorté par des gendarmes serait allé à la recherche des travailleurs dans la ville de Boké pour les amener au boulot, mais sans succès. Ainsi, selon un groupe de chauffeurs de UMS qui s’est confié à Guineematin.com ce soir, un groupe de personnes se réclamant syndicalistes est venu de Conakry pour sensibiliser les travailleurs à reprendre le travail. Et que ce groupe serait conduit par le représentant du syndicat des travailleurs de UMS, Karamba Diaby lequel ses paires commencent à douter d’avoir cédé à la corruption. C’est pourquoi, disent-ils, la seule condition pour que la production minière reprenne à la SMB, c’est la liberté de Sidiki Mara. « Aboubacar Sidiki Mara ne nous a jamais dit d’arrêter le travail, il nous toujours encouragé de poursuivre le travail en attendant de suivre le processus normal pour obtenir un salaire décent pour tous les travailleurs. Mais ils ont comploté pour mettre mains sur lui. Alors nous aussi tant qu’on ne voit pas Mara, nous n’allons pas travailler. Il y a une minorité ici qui se dit syndicaliste, qui est allée rencontrer les responsables de la SMB pour nous sensibiliser. Mais je pense qu’ils reçu des sous, c’est pourquoi ils font ça. Mais ce qui reste clair, la solution à ce problème, c’est la liberté de Mara », a signé le porte parole des chauffeurs qui sont allés à la rencontre d’un correspondant de Guineematin.com à Boké.

« S’ils veulent, ils vont réunir la terre et le ciel, mais personne d’entre nous n’ira au travail sans Mara. Ils ont dit que c’est lui qui a bloqué les activités minières à Boké, seul lui peut alors les faire reprendre. Pour le moment on s’abstient de tout mouvement, mais si les autorités n’arrêtent pas leur manipulation nous passerons à la vitesse supérieure », a renchérit un autre travailleur.

Selon d’autres sources, des bus ont été déployés pour transporter les travailleurs au service ce vendredi. « Mais quiconque portera sa tenue et monter dans ces bus, s’il ne perd pas sa vie, il va saigner », ont-ils menacé.

Par ailleurs, les employés du consortium SMB/UMS/WAP dénoncent entre autres, les faibles salaires des travailleurs dont le plus salarié n’aurait pas 5 millions, le manque de prise en charge sécuritaire et sanitaire, le licenciement arbitraire et le non respect des contrats de travail.

À préciser que malgré notre insistance de recueillir la version du syndicaliste de UMS, Karamba Diaby, toutes nos tentatives d’appels sont restées vaines.

Mamadou Diouldé Diallo pour Guineematin.com

Tel : 622 671 242

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